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Le jour. D'après fred sabourin

Articles récents

Il nous disait toujours d’où venait le vent...

23 Septembre 2019 , Rédigé par F.S Publié dans #Lettres à ...

- Le Vent - (Félix Vallotton)

- Le Vent - (Félix Vallotton)

Ma chère fille,
Aujourd’hui sous les voûtes d’une cathédrale romane dont je connais par cœur chaque cm², nous avons célébré – hasard du calendrier le jour de ton anniversaire - les obsèques du père d'un ami de trente-cinq ans, un chirurgien mort d'un cancer à septante et un ans. Il avait quatre enfants, dont ce vieux copain, et quatre petits enfants. Pléthore d’amis et de connaissances. C'était émouvant, naturellement. Au début de la messe, sa fille aînée - professeur de lettres - a lu un très bel éloge écrit de sa main. Évoquant notamment les souvenirs dans la maison familiale de vacances sur l'île d'Oléron, « son île » où il se ressourçait ; son affection pour l'océan, les embruns, les baignades, les grandes marées du mois d'octobre, les huitres… Elle a dit évoquant les points cardinaux : "Il nous disait toujours d'où venait le vent". Dès la troisième minute de la messe, cette petite phrase a fait l’effet d’un KO debout. On pouvait rentrer aux vestiaires, l’essentiel était dit.

 

"Il nous disait toujours d'où venait le vent". Et nous étions en apnée. Me sont venues en mémoire toutes ces choses de la vie en apparence futiles mais si importantes pour peu qu’on se laisse transporter par elles, dans une sorte de transmission intemporelle que le souvenir n’efface jamais. Des choses et des moments que nous essayons de partager ensuite avec nos propres enfants : le sens du vent ; l’odeur de la pluie ; les marrons brillants quand revient l'automne et qu’on fourre dans nos poches ; les traits biscornus rouges et jaunes, les taches blanches et vertes des forêts et des champs d’une carte routière ; l'odeur âcre d’un feu de bois accrochée à un vieux pull ; où et comment poussent les champignons ; les couchers de soleil qui se reflètent sur les lacs de montagne en plein été, ou dans le flux et le reflux des marées de l’Atlantique ; la texture grasse et visqueuse d'une ablette sortie toute fraîche d’une rivière ; la chaleur d’un poulet du dimanche rapporté de la rôtisserie du marché ; le sable sous les pieds en rentrant de la plage, et le sel sur les lèvres grillées de soleil ; les lumières d’une autoroute la nuit ; le fumet des crêpes et de la confiture de mirabelles une fin de dimanche d’hiver en rentrant de promenade ; le craquement sec d’une noix écrasée dans ses mains...
 

"Il nous disait toujours d'où venait le vent". C'est très poétique comme expression, très "français", dans cette langue de Molière à qui il ne manque que la musique d'un Lully pour transcender nos vies faites de plaies et de bosses, des vies entre gris clair et gris foncé.
 

Alors que nous célébrions ces obsèques, moment pas très joyeux on l’aura compris, à 11h23 j’ai senti mon portable vibrer dans ma poche. L’agenda… 11h23, il y a 8 ans, c'était ton premier souffle sur cette terre, ton premier cri de délivrance, et ton parrain n'est autre que ce fils-là dont le père est entré dans le Royaume ce jour-même. Drôle de hasard. Étrange moment. Où passe le temps ?
 

Un jour si ça tombe (mais le plus tard possible quand même) nos fils, nos filles, diront peut-être avec cette part de tristesse et de joie mêlées à propos de leurs pères : "Il nous disait toujours d'où venait le vent"... Ça ne sert à rien, en apparence. Cela semble futile. Le vent peut bien souffler où il veut, pourquoi s’encombrer la tête avec des choses pareil ? C’est du vent, c’est tout. Mais comme lui, justement, nous n'aurons fait que passer...
 

F.S. 23 et 24/09/2019

- Effet de vent (1891) - Claude Monet -

- Effet de vent (1891) - Claude Monet -

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Une Fille facile : un conte cruel de fin d’été, sur la plage abandonnée…

28 Août 2019 , Rédigé par F.S Publié dans #chronique cinéma

De Rebecca Zlotowski. Avec : Mina Farid, Zahia Dehar, Benoît Magimel… 1h32.

- Zahia Dehar et Mina Farid (C) Julien Torres  Les Films Velvet -

- Zahia Dehar et Mina Farid (C) Julien Torres Les Films Velvet -

Pour son quatrième long-métrage, Rebecca Zlotowski signe avec Une Fille facile un film sensuel, suave dans lequel deux jeunes femmes de 16 et 22 ans croquent la pomme du désir, de la séduction et de la convoitise à Cannes le temps d’un été. Avec l’ex escort-girl Zahia au physique proche de ce que fut Brigitte Bardot en son temps, et la candeur tout autant que le sérieux de la jeune première Mina Farid. Troublant, et envoûtant.
 

Dès le début d’Une Fille facile, Rebecca Zlotowski (1) plonge le spectateur dans l’univers d’un conte cruel où l’on sent que l’illusion va servir de trame à une lutte interne toute autant qu’une lutte extérieure pour posséder ce qui est beau, et les signes extérieurs de richesse accompagnent cette beauté illusoire. L’emballage est on ne peut plus séduisant : la côte cannoise et sa lumière crue ; le physique de l’actrice principale Zahia Dehar…

- Lakdhar Dridi et Mina Farid (C) Julien Torres  Les Films Velvet -

- Lakdhar Dridi et Mina Farid (C) Julien Torres Les Films Velvet -

Le film commence fin juin, à la fin des cours. La jeune Naïma (Mina Farid) fête ses 16 ans avec ses potes du lycée, dont le (ou la ?) très énigmatique « Dodo » (Lakdhar Dridi). Sa cousine Sofia (Zahia Dehar) débarque chez elle quasiment sans prévenir, gonflée du désir de vivre, de sexualité libérée et du regard des hommes. Elle va promener sa chute de reins vertigineuse avec sa jeune cousine sur la Croisette dans des tenues époustouflantes, de plages en plages et de boîtes de nuit en boîtes de nuit. À force d’écumer le bord de mer en tortillant des fesses, elles rencontrent Andres (Nuno Lopes) et Philippe (Benoît Magimel), un collectionneur d’art et son entremetteur qui ne tardent pas à les faire monter sur leur yacht. Sofia détourne peu à peu l’adolescente de sa réalité quotidienne, lui ouvrant un monde où le luxe, l’opulence, la haute couture et les objets de luxe se monnaient contre du sexe. Cette monnaie d’échange attire Naïma autant qu’elle la redoute, pas encore suffisamment prête à emboîter le pas de sa cousine, dont les courbes insolentes et le verbe indolent font irrémédiablement penser à Brigitte Bardot dans Et Dieu créa la femme de Roger Vadim et davantage encore Le Mépris de J-L. Godard ("et mes cuisses, tu les aimes mes cuisses ?"). 

- Benoît Magimel, Mina Farid, Nuno Lopes, Zahia Dehar (C) Julien Torres  Les Films Velvet -

- Benoît Magimel, Mina Farid, Nuno Lopes, Zahia Dehar (C) Julien Torres Les Films Velvet -

Il semble loin, le temps où Zahia Dehar était la risée de la presse people pour ses frasques d’escort-girl dans le milieu du foot ! En lui offrant le rôle principal d’Une Fille facile, Rebecca Zlotowski prend un audacieux pari : faire de ce mannequin une actrice au jeu, à la fantaisie et la sensualité proche de ce que fut Bardot à ses débuts. Mais en modernisant le personnage : elle possède les codes et tous les attributs contemporains tout en conservant ce qui fit le succès déroutant de « Brigitte » dans les années 50. La sophistication et le naturel mêlé, qui faisaient tourner le regard des hommes en jouant de leur désir, pour mieux les posséder, eux qui croient en leur capacité de possession. Conte cruel d’une adolescence qui ne passe pas et d’un début d’âge adulte où la liberté s’acquiert chèrement, Une Fille facile est un film à étages, comme les plans imaginés par sa réalisatrice, que l’on monte ou descend selon qu’on est riche ou pauvre, parvenue ou éblouie par le luxe et la vie facile, un monde fait exclusivement d’apparences. « Ça te plairait pas d’être une chatte ? » demande Sofia à sa cousine en train de cuire du riz le plus naturellement du monde. Drôle de question en vérité, mais  Sofia fait néanmoins preuve d’une certaine « sagesse » quand elle déclare à sa jeune cousine que « Moi l’amour ne m’intéresse pas – Tout le monde s’intéresse à l’amour ! (Neïma). Pas moi. Moi ce que j’aime, c’est les sensations, l’aventure. Pour moi les sentiments ça ne compte pas du tout, Tu veux que je te donne un conseil ? On doit jamais rien attendre, on doit tout provoquer par nous mêmes, tu comprends ? ».

« Est beau ce qu’on n’a pas envie de posséder, mais d’admirer », dira Benoît Magimel qui joue Philippe, un homme mélancolique tout à la solde du richissime Andres, collectionneur d’œuvres d’art autant que de femmes. C’est sur ce fil tendu entre le désir des hommes et ce que les femmes peuvent leur offrir que jouent Zahia Dehar et Mina Farid. Jusqu’à la rupture. « Elle était partie comme elle était arrivée, sans s’annoncer. Comme une fin de saison. On sait que ça va arriver mais on ne s’en rend compte que le jour d’après » (Mina Farid, alias Neïma). Sofia – la sirène ? - disparaît et le conte se referme, la réalité reprend le pas sur l’illusion. Si celle-ci fait passer au spectateur un bien agréable moment grâce à une belle mise en scène et une lumière méditerranéenne à crever les yeux, elle n’a rien de comique. Elle accentue la cruauté d’un monde qui n’a rien d’imaginaire : beaucoup de jeunes femmes contemporaines des actrices du film en rêvent, et sont prêtes à tout pour y parvenir…
 

F. S.
 (1) Belle épine en 2011 sélectionné pour la Semaine de la Critique à Cannes et César du Meilleur espoir féminin pour Léa Seydoux. Grand Central en 2013 sélectionné pour Un Certain regard à Cannes également. Planétarium en 2015.

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6 ans 8 jours et 45 minutes

20 Août 2019 , Rédigé par F.S Publié dans #montagne

6 ans 8 jours et 45 minutes

Très exactement 6 ans, 8 jours et 45 mn séparent ces deux photos prises au sommet du Pic d'Ariel (2824m) en vallée d'Ossau, avec le même appareil, le même objectif (un grand angle 10-24mm) et quasiment le même cadrage. On y reconnait le Palas (à g. 2990m) et le Balaïtous (à d. 3144 m). 2013, c'est la dernière année où les cumuls de neige ont atteint des records permettant la subsistance de celle-ci jusqu'en plein cœur de l'été (il "restait" encore 7 m au col du Tourmalet le 21 juin quelques semaines avant le passage du Tour de France…). Je le redis cette année, la sécheresse est visible et très intense dans les Pyrénées (malgré les fortes pluies de ce jour notamment dans les Hautes-Pyrénées et en Ariège), y compris dans cette partie-là d'ordinaire très arrosée l'hiver et au printemps.

6 ans 8 jours et 45 minutes
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Tous les matins du monde (ne vaudront jamais celui-ci)

18 Juillet 2019 , Rédigé par F.S Publié dans #Lettres à ..., #montagne, #émerveillement

- Encore un matin -

- Encore un matin -

Il y a des matins. Des matins difficiles, des matins chagrins, des matins du bon pied, des matins du mauvais pied. Des matins à pied d’œuvre, des matins sans espoir, des matins à se recoucher. Il y a des bons matins. Il y a des « encore un matin, un matin pour rien, une argile au creux de nos mains ». Il y a des matins de fin de mauvaises nuits, des matins d’insomnies, des matins de génie. Il y a des matins où l’on ne voit rien et des matins où l’on voit bien, des matins sans problèmes. Des matins d’avenir. Des matins d’amour. Des matins de « thé ou café ? ». Il y a des petits matins redoutés, des matins espérés, des matins de condamnés, des matins de damnés, des matins d’assoiffés. Des matins en marche...

Tous les matins du monde (ne vaudront jamais celui-ci)

J’aime les matins. Je les préfère aux soirs, malgré les prodigieux spectacles de couchers de soleil flamboyants, romantiques, poétiques, abracadabrantesques. J’aime les matins et leurs nuances de jour, promesses de l’aube pour un monde nouveau. Une renaissance solaire quotidienne. J’ai déjà eu l’occasion de décrire le prodigieux spectacle de petits matins en montagne où l’on ne sait si le jour va naître ou si la nuit va recommencer. J’aime les matins en montagne parce qu’ils sont infiniment plus beaux que les soirs. Ils « sentent » quelque chose, une odeur de roche encore ensommeillée, humide et fraîche, la sueur nocturne des Pyrénées. Les matins offrent, à qui peut les voir, une énergie vitale que la montagne veut bien, en de rares instants, partager avec l’Homme.

Tous les matins du monde (ne vaudront jamais celui-ci)

Depuis déjà deux ans, je t’emmène voir ces paysages aimés, près d’un lac dans la vallée d’Ossau, le lac Gentau, sous le refuge d’Ayous. Pour la troisième fois en juillet nous nous y sommes retrouvés, dans ce décor de carte postale où le Pic du Midi d’Ossau, s’il le veut bien, se reflète le soir dans le lac, offrant un spectacle touchant que beaucoup viennent voir exprès. On jurerait parfois une photo retouchée, mais non : si aucun souffle d’air ne ride le lac, si le ciel est parfaitement dégagé, si la mer de nuage s’arrête à ses pieds, alors le spectacle est grandiose. Même les bavards (et bavardes) finissent par se taire, et admirent. C’est un moment de grâce qui se répète plusieurs fois dans l’année, mais pour le voir encore faut-il habiter à côté…

Tous les matins du monde (ne vaudront jamais celui-ci)

Ces deux dernières années, tu étais couché au moment où le soleil faisait de même, embrasant le pic dans le grand incendie du soir. Cette année, ton âge augmentant, je m’étais promis de t’offrir ce moment de grâce à nul autre pareil. Pas de chance : le premier soir un brouillard épais a tout enveloppé. On ne voyait plus ni le lac, ni notre tente, à peine le bout de nos pieds. Le plaisir de la montagne, c'est aussi quand on ne voit rien...
Au réveil, le soleil a frappé à pleins rayons sur la porte de la tente – j’avais déjà constaté en pleine nuit que le ciel s’était dégagé – augurant une superbe journée. Elle le fut. Elle le fut parce qu’elle avait commencé par ce matin-là, et ta joie de petite fille à voir se miroiter le pic dans le lac, prenant son bain du matin. Il faisait doux, à peine frais, la nuit avait été exceptionnellement douce aussi, tout juste un peu de fraîcheur à l’aube, obligeant à remonter un peu le duvet. Je me suis assis à l’entrée de la tente, et je t’ai regardé avancer vers le lac, contempler le reflet et ce soleil déjà haut qui nous chauffait la face ne nous lâchant pas de tout le jour.

Tous les matins du monde (ne vaudront jamais celui-ci)

Alors j’ai songé que tous les matins du monde ne vaudraient jamais celui-ci, cette plénitude quasi absolue de bonheur et de félicité parfaite. L’impression d’être là à la bonne place, au milieu de ces montagnes aimées et connues, que toi aussi tu connais et reconnais désormais, puisque tu y dors... Tous les matins du monde, et tous les soirs aussi, puisque le deuxième fut le bon et il nous permis d’admirer le reflet de « Jean-Pierre » - ce « géant de pierre » - enflammé des derniers rayons du soleil, montagne de verre, montagne de feu, de pics et de pointes, dans l’eau sombre et calme, presque déjà endormie du lac Gentau.

Tous les matins du monde. Et tous les soirs aussi.

Tous les matins du monde (ne vaudront jamais celui-ci)
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Crozant, ça Creuse...

30 Juin 2019 , Rédigé par F.S Publié dans #voyage - voyage..., #émerveillement

Crozant, ça Creuse...

Ancienne place forte médiévale dans un cadre à se faire une fracture de l’œil, Crozant est célèbre pour les ruines de sa forteresse où vécurent Hugues X de Lusignan et Isabelle de Taillefer, aux Marches du royaume de France au XIIIe siècle. Profitant des bisbilles entre Philippe Auguste et les Plantagenet, les Lusignan et les Taillefer rêvaient d'une province puissante, aux portes de l'Aquitaine et au sud de Poitiers. D'abord promise à Hugues X de Lusignan, Isabelle de Taillefer épousa Jean sans Terre, et devint reine d'Angleterre. Ils auront 5 enfants. À la mort de Jean elle épouse finalement Hugues X de Lusignan avec lequel elle aura 9 enfants. Lusignan, Marche et Angoulême sont dès lors unis et Crozant offre une trace de l'histoire mêlant complexité et puissance.

Au XIXe siècle, les peintres munis de tubes de gouache en profitèrent pour (enfin) sortir de leurs ateliers poussiéreux et poser leurs chevalets en pleine nature devant des paysages qui méritaient le détour, certains décris dans des romans champêtres par une certaine Aurore Dupin baronne Dudevant, dite George Sand. Quelques-uns de ces peintres vinrent jusque dans la vallée de la Creuse, à Gargilesse-Dampierre notamment (dans le Berry voisin) mais aussi à Crozant où ils formèrent "l'École de Crozant" (Armand Guillaumin, Maurice Leloir, Pierre Ballue, Fernand Maillaud, Clémentine Ballot, etc.). On comprend pourquoi !

Crozant, ça Creuse...
Crozant, ça Creuse...
Crozant, ça Creuse...
Crozant, ça Creuse...
Crozant, ça Creuse...
Crozant, ça Creuse...
Crozant, ça Creuse...
Crozant, ça Creuse...
Crozant, ça Creuse...
Crozant, ça Creuse...
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Dans le panneau (suite)

30 Juin 2019 , Rédigé par F.S Publié dans #voyage - voyage...

Un projet photographique et topographique complètement foutraque et sans but précis, au gré de pérégrinations rurales et parfois urbaines, au hasard des rencontres. (1ère partie ici).

- Juste après l'âge bête -

- Juste après l'âge bête -

- toi de ce qui te regarde -

- toi de ce qui te regarde -

- Un village de vilains -

- Un village de vilains -

- Un hameau où les gens ne sont pas très fiers -

- Un hameau où les gens ne sont pas très fiers -

- ne fait pas le bonheur -

- ne fait pas le bonheur -

- les copains -

- les copains -

- Ville où les femmes de lettres se donnent à Dieu -

- Ville où les femmes de lettres se donnent à Dieu -

- un bon coup ! -

- un bon coup ! -

- Seul village de France où l'on en boit lors de méchouis -

- Seul village de France où l'on en boit lors de méchouis -

(à suivre...! )

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Dans le panneau

30 Mai 2019 , Rédigé par F.S Publié dans #voyage - voyage...

Un projet photographique et topographique complètement foutraque et sans but précis, au gré de pérégrinations rurales et parfois urbaines, au hasard des rencontres. La plupart des photos sont prises au smartphone, sauf mention contraire. Idem pour la localisation : elles proviennent des routes charentaises, sauf précisions. Les légendes sont le résultat du libre court de mon imagination, on n'est pas obligé d'aimer, on peut parfois apprécier.

En route !

- C'est donc là -

- C'est donc là -

- Est excellente - (Haute-Vienne, Bellac)

- Est excellente - (Haute-Vienne, Bellac)

- Un village très attachant -

- Un village très attachant -

- Ici, les "marcheurs" de E. Macron se reposent, enfin -

- Ici, les "marcheurs" de E. Macron se reposent, enfin -

- Où l'on trouve des bonnes à laine -

- Où l'on trouve des bonnes à laine -

- Ici, pas de temps à perdre -

- Ici, pas de temps à perdre -

- Une ambiance de... dans ce hameau ! -

- Une ambiance de... dans ce hameau ! -

- On a retrouvé la sœur de la Grosse Bertha ! - (Vienne)

- On a retrouvé la sœur de la Grosse Bertha ! - (Vienne)

- Où fut inventé la fameuse machine - (Charente-Maritime). Photo : F.D.

- Où fut inventé la fameuse machine - (Charente-Maritime). Photo : F.D.

- Où furent produites les fameuses "Claudettes" que le monde entier nous envia -

- Où furent produites les fameuses "Claudettes" que le monde entier nous envia -

- Pas facile mais on peut finir par y arriver - (Charente-Maritime). Photo : F.D.

- Pas facile mais on peut finir par y arriver - (Charente-Maritime). Photo : F.D.

- Pour maisons en pente - (fabricant de meubles en Charente et Deux-Sèvres). Photo : F.D.

- Pour maisons en pente - (fabricant de meubles en Charente et Deux-Sèvres). Photo : F.D.

(à suivre...)

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Le Jeune Ahmed

30 Mai 2019 , Rédigé par F.S Publié dans #chronique cinéma

De Jean-Pierre et Luc Dardenne. Avec Idir Ben Addi, Olivier Bonnaud, Myriem Akheddiou. (1h24).

- Idir Ben Addi, Othmane Moumen -

- Idir Ben Addi, Othmane Moumen -

Jean-Pierre et Luc Dardenne, habitués de la Croisette et du festival de Cannes (deux palmes d’or en 1999 pour Rosetta et 2005 pour L’Enfant), reviennent une fois encore avec Le Jeune Ahmed, histoire d’un adolescent de 13 ans en voie de radicalisation dans une banlieue belge. Un film tendu, compact, âpre, où l’absence de sourire n’a d’égal que l’immense tendresse que suscite le jeu du jeune acteur déniché par les Dardenne.

Idir Ben Adbdi ne sourit jamais, regarde peu ses interlocuteurs dans les yeux – surtout les femmes. C’est un garçon sérieux, très sérieux, qui ne joue plus, ne rit plus, mais récite par cœur des sourates du coran et ne manquerait sous aucun prétexte ses prières. Endoctriné par un imam de quartier radical, Ahmed ne serre même plus la main de sa professeure, quitte la classe pour aller faire sa prière. Il fait le désespoir de sa mère, qui ne porte pas le hijab, et a un petit penchant pour l’alcool. Bref, selon lui, c’est un « bon musulman », les autres tous des mécréant. Convaincu par l’imam que sa professeure est une « apostat », il l’agresse avec un couteau. Enfermé dans un centre de déradicalisation, Ahmed est coaché par un éducateur et doit se rendre une fois par semaine dans une ferme où il ne goûte guère l’ambiance. Sur place, la fille des fermiers s’entiche de lui, ce qui ne lui fera même pas lever un sourcil et à peine entrouvrir la bouche pour un baiser furtif qui ne fera que renforcer sa culpabilité. Rien ni personne ne semble pouvoir arrêter la funeste trajectoire de ce jeune garçon.

- Idir Ben Addi -

- Idir Ben Addi -

En s’attaquant au thème de la radicalisation, les frères Dardenne signent avec Le Jeune Ahmed  un film comme ils savent et aiment en produire. Tout en plans serrés sur les personnages, mise en scène au cordeau où rien n’est superflu et où rien ne manque (1) ils en sortent une œuvre à vif, la trajectoire impossible à arrêter d’un garçon projeté trop jeune vers le précipice. Personne, pas même les Dardenne, ne parvient à enrayer le phénomène. Pas même sa propre mère, ravagée par ce que devient son propre fils, sous son propre toit et sous ses yeux. A plusieurs reprises il semble sur le point de basculer, sa gueule d’ange ne collant décidément pas avec ce que renferme sa tête, d’où les doutes sortent par tous les pores de la peau. Il en demeure malheureusement une certitude pour lui, jusqu’à la fin qu’on ne dévoilera pas par correction pour le spectateur à qui l’on conseille vivement d’aller voir ce nouvel opus des frères Dardenne.

F.S.

(1)    Prix de la mise en scène du 72e Festival de Cannes.

- Idir Ben Addi, Victoria Bluck -

- Idir Ben Addi, Victoria Bluck -

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La Charente est en fête !

4 Mai 2019 , Rédigé par F.S Publié dans #regarde-la ma ville, #émerveillement, #l'évènement

- Fête du fleuve Charente à l'Houmeau (Angoulême) -

- Fête du fleuve Charente à l'Houmeau (Angoulême) -

"La Charente descend toujours vers le soleil.

La Charente ne porte plus de canons sur son dos.

La Charente lentement a trouvé sa paix.

La Charente n'est pas un fleuve civilisé, ni un fleuve sauvage.

La Charente est un fleuve heureux.

Ceux qui s'y baignent le savent bien".

Pierre Boujut (D'une révélation permanente, La Tour de feu n°93).

- Association Saint-Simon village gabarrier -

- Association Saint-Simon village gabarrier -

Ballade sur la gabarre "Renaissance" avec l'association Saint-Simon village gabarrier, lors de la fête du fleuve à port l'Houmeau (Angoulême) le week-end du 4-5 mai.

- Fête du fleuve Charente à l'Houmeau (Angoulême) -

- Fête du fleuve Charente à l'Houmeau (Angoulême) -

- Fête du fleuve Charente à l'Houmeau (Angoulême) -

- Fête du fleuve Charente à l'Houmeau (Angoulême) -

- Fête du fleuve Charente à l'Houmeau (Angoulême) -

- Fête du fleuve Charente à l'Houmeau (Angoulême) -

- Fête du fleuve Charente à l'Houmeau (Angoulême) -

- Fête du fleuve Charente à l'Houmeau (Angoulême) -

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Maître CoQ, sur un arbre perché...

25 Avril 2019 , Rédigé par F.S Publié dans #émerveillement

Maître CoQ, sur un arbre perché...

Ancien Safran II de Roland Jourdain, Maître CoQ (Imoca de 60 pieds équipé de 2 foils), acquis par Yannick Bestaven en janvier 2019, se prépare pour le prochain Vendée 2020-2021, depuis La Rochelle son port d'attache.

Maître CoQ avait accompagné Jérémie Beyou lors du Vendée Globe 2016-2017, où il s'était classé 3e en 78j 6h 38mn 40s. 

Maître CoQ, sur un arbre perché...
Maître CoQ, sur un arbre perché...
Maître CoQ, sur un arbre perché...
Maître CoQ, sur un arbre perché...
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