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Le jour. D'après fred sabourin
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Poètes, écrivains : des livres et nous ! (drôle de guerre)

20 Mars 2020 , Rédigé par F.S Publié dans #l'évènement, #drôle de guerre

Poètes, écrivains : des livres et nous ! (drôle de guerre)

Quatrième jour de confinement, c’est dur pour tout le monde et pour certains plus dur que d’autres on l’a bien compris. Entre ceux qui doivent continuer d’aller bosser coûte que coûte ; les parents confinés dans quelques mètres carrés avec leurs jeunes enfants qui pètent les plombs ; transformés en enseignants, femme de ménage et cuisiniers tout en « télétravaillant » ; les personnes isolées qui souffrent de la solitude davantage que d’habitude et ceux qui cherchent à s’occuper des « sans » (abris, sans travail, sans argent etc.), il reste peu de temps finalement pour glander, comme semble le faire une certaine classe bien « confinée » dans les résidences secondaires à la campagne.


Ce matin, le sage Sylvain Tesson était invité de l’interview de France Inter. Il a une certaine expérience, à la fois de « l’épilepsie du mouvement » comme il le dit parfois - il a arpenté le monde à pied, à cheval, à bicyclette avant d’être stoppé dans son élan suite à une chute d’un toit au cours de l’été 2014) – mais aussi du « confinement ». Certains ont peut-être lu avec délices Dans les forêts de Sibérie récit de six mois de réclusion volontaire dans une cabane au fond des bois et au bord du lac Baïkal, avec une bonne provision de bouquins et… de vodka. Plus récemment, il a raconté dans La Panthère des neiges comment il était resté à l’affût pendant des jours entiers avec le photographe Vincent Munier à la recherche d’une panthère aussi invisible qu’introuvable, sauf de manière très soudaine et fugace.


Tesson. On l’aime, ou il agace. Nous, on l’aime. Il apporte un éclairage intéressant au début de cette période qui s’ouvre, et dont chacun est persuadé désormais qu’elle durera plus de quinze jours. Mélange de réclusion involontaire - à géométrie variable quand même - de confinement quasi monastique - en plus confortable, c’est-à-dire avec le wifi dans toutes les cellules – bref une période où personne ne sait encore comment il va en ressortir.  « La seule manière de ne pas succomber dans l’effondrement général, et le seul sur lequel on peut intervenir, c’est l’effondrement de soi-même. Ce que j’ai découvert c’est que la seule chose qu’on puisse faire c’est de ne pas engager une lutte contre le temps ; la guerre arithmétique contre les secondes qui passent, si on fait cela on est écrasé », dit-il. Il poursuit : « Il ne faut pas lutter contre le passage du temps, mais l’accompagner. Nous avons la possibilité aujourd’hui de transformer nos vies sous pression, nos vies hâtives, qui nous soumettaient en permanence à des injections de dire ce qu’on pense, de courir, il nous est offert l’exact contraire. Nous le subissons, mais si nous ne tâchons pas d’en faire quelque chose, c’est la double peine ».
 

On ne saurait mieux dire. Ici, c’est-à-dire de ce côté-ci du clavier, on continue de bosser, avec inquiétude même, afin d’organiser au mieux une distribution alimentaire pour les personnes en situation de (grande) précarité du nord-Charente où nous nous trouvons. C’est une angoisse de chaque instant, pour organiser au mieux l’itinérance chamboulée de l’aide alimentaire la semaine prochaine, mais maintenue quand même ! Ça n’empêche pas l’esprit de tourner, quand le soir approche, et que je regarde ces bibliothèques qui ornent quasiment chaque mur de ma maison. « Des livres, et nous », semblent dire ces rayonnages chargés à blocs de bouquins lus, pas lus, à moitié lus, en projet d’être relus… Cela faisait un moment que je jouais à la liste des dix livres que j’emporterais sur une île déserte au cas où, et je ne parvenais jamais à choisir, dans l’urgence, ce que j’emporterai vraiment dans ma valise si j’avais 24h pour la boucler et fuir dans une cabane au fond des Pyrénées (chacun son obsession géographique… Tesson, c’est la Sibérie).
Vingt-trois. J’en ai sorti vingt-trois des rayonnages – et encore, je ne suis pas passé devant celui des Pléiades j’en ajouterai deux, Verlaine et Baudelaire, ni devant les historiens, là je prendrai au moins Duby, Le Goff et Leroy Ladurie… Ce qui pourrait porter la liste à 30 bouquins « indispensables » à lire ou relire pendant ce temps de retraite forcé.

Poètes, écrivains : des livres et nous ! (drôle de guerre)
Poètes, écrivains : des livres et nous ! (drôle de guerre)

« Jamais sans mon livre » dis-je parfois quand je dois franchir le seuil de ma porte même pour quelques heures. Jamais sans les écrivains, romanciers, philosophes, poètes, essayistes, écrivains voyageurs… La liste est là, en photo sur le parquet de la cuisine. Ensemble, nous plongerons dans ces pages aimées, dans ces mots choisis pour panser nos plaies, nos maux d’être isolés les uns des autres – nous qui parlions il y a quinze jours encore de conquête de Mars et d’homme augmenté comme disait Tesson ce matin – nous nous délecterons de ces récits de voyages, ou écrits appelant à l’introspection, au retour sur soi, à l’ouverture solidaire aux autres, ces amis, ces enfants, ces voisins qui sont le quotidien de nos pauvres vies.
Et on commence avec un de mes préférés : René Guy Cadou, mort à trente ans laissant une œuvre conséquente malgré la fulgurance de sa vie…


Drôle de guerre...

 

Plain-chant
 

Reverrai-je la mer au bord des fûts tranquilles
L’arène bleue où juin roule dans les grillons
Parmi les herbes tapageuses
Depuis vingt ans mes bras coulent de mes épaules
La crue de mes poignets fait déborder mon cœur

Je veux aller plus loin que l’horizon d’ébène
Tresser des incendies par-dessus les moissons
Et fleuve me mêler au rut des carènes
Je suis seul
Mais tout seul je puis me délivrer
Élever dans mes mains mon front comme un bûcher
Écarter de ma bouche le rideau de la soif
Vivant je suis grand ce soir que tous les morts

Et puis la route est belle
Les toits portent très haut leur fardeau d’hirondelles
Un essaim de ciel clair s’effiloche au plafond
Je pars
Mon sang léger tinte dans ma poitrine

Vingt ans à mes côtés ombre que tu chemines
A la fin je suis las
Et je voudrais dormir

« Marche encore dans le vent et dans ton repentir
Dans les flots de silex et ta conscience aride
Homme
Je te reconnaîtrai bien derrière tes rides »

A quoi bon implorer
J’ai repris la besace
Bu mon visage noir tout au fond de la tasse
Et seul vers le midi j’arpente les rayons

 

René Guy Cadou, Morte-saison (1940)

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La meilleure amie du jardinier confiné (drôle de guerre)

19 Mars 2020 , Rédigé par F.S Publié dans #l'évènement, #drôle de guerre

La meilleure amie du jardinier confiné (drôle de guerre)

Alors d’abord je demande aux lecteurs qui n’auraient pas de jardin – même minuscule – de bien vouloir m’excuser. Être confiné dans une ville moyenne, avec un jardin (petit ou grand) n’est pas tout à fait la même chose que de s’entasser à quatre dans un 70 m² parisien ou d’une quelconque métropole, ou même seul dans un studio de 20m² avec vue sur l’asphalte en banlieue. Mais pour ceux qui ont encore ce maigre plaisir de pouvoir aller « au jardin », depuis hier ils auront remarqué que les villes et villages ne sont pas si « silencieux » qu’on veut bien le dire…
 

Car ça ronronne à tout va ! Si on entend presque plus les bagnoles, une autre a pris provisoirement le relais. La reine de ces deux premiers jours de confinement, c’est elle, que vous aviez abandonnée depuis l’automne dans un coin de la cave ou du garage ; celle dont il aura fallu des trésors d’ingéniosité et de sueur pour la faire démarrer (dans le cas d’une thermique), ou remettre la main sur l’enrouleur de la rallonge pour les électriques. « Chérie ? Tu l’as mis où l’enrouleur ? - Ben… chais pas, c’est toi qui l’a rangé à la fin des vacances de la Toussaint ! ». Vous l’aurez compris, je veux parler de la tondeuse.
 

Les premiers rayons du soleil printaniers – d’une insolente provocation après les quinze jours de pluie des vacances scolaires – ont fait pousser fissa l’herbe des jardins, qui en avaient déjà mis un coup mi-février lors du passage des grues, une « pelouse » tellement arrosée par endroit qu’elle n’était pas loin de nous chatouiller les aisselles… Il a suffit qu’un des habitants du quartier se saisisse de l’engin et de ses décibels (96 en moyenne), pour que tout le monde suive en chœur, dans une communion de folie jardinière. Certains ne se sont pas arrêtés-là et ce sont les taille-haies ou autres tronçonneuses qui ont joué leur partition, dans un joyeux boucan d’ordinaire un peu irritant il faut bien le reconnaître. Mais, dans le contexte actuel, ce bruit de voisinage nous rappelle avec délice que nous ne sommes pas seuls dans cette galère.
Car ces tondeuses qui déchirent depuis deux après-midi le silence pensant (pour les uns) ou bienfaisant (pour les autres) de la vie en ville, nous rappellent au besoin que si « l’enfer, c’est les autres », le paradis, finalement, aussi…

Drôle de guerre !

F.S.

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Drôle de guerre (chronique de confinement #1)

18 Mars 2020 , Rédigé par F.S Publié dans #l'évènement, #drôle de guerre

Drôle de guerre (chronique de confinement #1)

Bon, chacun (ou presque) l’aura compris : nous sommes partis pour durer un sacré moment dans cette période où chacun est invité à rester chez lui, confiné comme on dit. Et ça n’est pas une mince affaire : d’ordinaire on cherche toujours du temps pour être chez soi à faire toute la liste des trucs qu’on se promet toujours de faire sans jamais pouvoir y parvenir, et maintenant qu’on offre à certains la possibilité de passer à l'acte, ça coince. Évidemment, je pense fortement à ceux qui doivent faire du « télétravail » avec leurs enfants en bas âge dans la maison – voire dans la même pièce – celui ou celle qui a décidé que c’était possible, c’est sûr, il n’a pas d’enfant !

Nous sommes en guerre donc. C’est le Président qui l’a dit. Ça fait bizarre quand même, d’entendre ça. Mes grands-parents, qui l’ont connue eux, la guerre, la vraie, parlait souvent de la « drôle de guerre », pour signifier ce que fut leur vie non seulement dans les mois qui ont précédé juin 1940, mais les quatre années qui s'en suivirent. J’ai toujours trouvé étrange cette expression, je ne savais pas si je devais en sourire ou en pleurer. Ils parlaient de cette période paradoxalement comme plutôt heureuse – ils étaient jeunes mariés – ils faisaient du « cyclotourisme » comme ils disaient, le système D fonctionnait à plein régime… bref, ils s’accommodaient, s’adaptaient. Ça n’empêchait pas la peur – comme celle qui les a saisis un jour de bombardement en 1944 où, me disait ma grand-mère, « on a tellement détalé que j’en ai perdu une chaussure », et à l’époque des tickets de rationnement le détail n’en était pas un…

Bon, dans tout ça, il nous faut essayer de garder le moral – à défaut du sourire, qui s’efface peu à peu des visages croisés à distance règlementaire – alors pour savoir comment faire quand on est « confiné », je suis allé demander à un spécialiste du confinement comment il faisait dans les jours ordinaires, c'est-à-dire sa vie "normale". Et vous savez quoi ? Il est muet comme une carpe ! Si on ne peut même plus compter sur les animaux pour nous sauver la mise alors…

Drôle de guerre !

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De Gaulle : l’homme seul, entre Yvonne et Charles

12 Mars 2020 , Rédigé par F.S Publié dans #chronique cinéma

Concentré entre mai et juin 1940, De Gaulle, de Gabriel Le Bomin, évite le piège de la grande reconstitution-fresque historique pour se concentrer sur le moment où l’homme de 50 ans a rendez-vous avec l’Histoire, un destin, et sa famille. Étonnant.

De Gaulle Isabelle Carré, Lambert Wilson (c) ALAIN GUIZARD SND

De Gaulle Isabelle Carré, Lambert Wilson (c) ALAIN GUIZARD SND

Imagine-t-on le général De Gaulle embrasser sa femme – Yvonne – lui caresser la cuisse, ou poser une main affectueuse et virile sur la nuque de son fils Philippe ? On connait cette photo – une des rares intime – où Charles de Gaulle, endimanché et enfoncé dans un transat sur une plage comme s’il allait au bureau, tient dans ses bras sa fille Anne, trisomique, décédée à 20 ans et qui compta tant pour lui. Une autre le montrant avec Yvonne sur une plage d’Irlande après avoir quitté le pouvoir, dans une ambiance de fin de règne. Pour le reste : rien, ou si peu. L’icône absolue de l’Histoire de France du XXe siècle se prête-t-elle à la fiction ? Jean-Pierre Meleville le représentait de dos dans L’Armée des ombres en 1969. Bernard Stora en 2005 avait offert la possibilité à Bernard Farcy d’incarner le Grand Charles, moitié documentaire, moitié feuilleton. Imagine-t-on davantage le général De Gaulle en proie aux doutes et aux atermoiements familiaux liés au conflit entre le destin de la France, le sien propre et celui de sa femme et ses enfants ?  C’est en tout cas le pari fait par le réalisateur Gabriel Le Bomin, auteur de Nos patriotes en 2017, qui s’est lancé avec ce De Gaulle dans une aventure un peu hors norme il faut le reconnaître mais sans pour autant sombrer dans l’obsession de la fresque historico-politique de 30 ans de vie publique du général. Le film tient tout entier dans les deux mois qui précèdent l’appel du 18 juin, dans cette France abattue jetée début juin 40 sur les routes de France avec valises et matelas sur le dos, charrettes et autos croulant sous les bijoux de famille que beaucoup tentaient de sauver, au péril de leur vie. Face à un gouvernement dirigé par Paul Reynaud qui change d’avis comme de chemise (excellent Olivier Gourmet), De Gaulle, qui n’en fait qu’à sa tête nouvellement coiffée d’un képi de général de brigade, s’envole pour Londres où un autre têtu va lui ouvrir les portes de la BBC, un certain Winston Churchill (campé par Tim Hudson).

De Gaulle Isabelle Carré, Lambert Wilson (c) Alain Guizard SND

De Gaulle Isabelle Carré, Lambert Wilson (c) Alain Guizard SND

Ce dernier a été moult fois incarné à l’écran, entre cigares et whisky, mais très peu De Gaulle. Lambert Wilson s’attaque au mythe, et réussi la prouesse de quasiment y parvenir, la voix en moins, et c’est parfois ce qui manque. L’avouera-t-on ? "On a été déçu, mais en bien", comme disent nos cousins suisses. Peut-être parce que Lambert Wilson ne se prend pas pour Dieu le père – en l’occurrence le général. Cette retenue - trop, parfois, comme s’il hésitait se rendant compte du vertige provoqué par la tâche ? - en rencontre une autre. Celle d’Isabelle Carré, campant Yvonne De Gaulle avec juste ce qu’il faut de sensualité et de gravité dans les rides d’un front discrètement plissé, pour nous faire oublier la vraie Yvonne, celle qu’on voyait sur une photo servir une louche de soupe à son général de mari, le soir après le boulot.
 

Le trait d’union, c’est Anne. Les différentes jeunes actrices qui la campent – vraies trisomiques – sauront-elles un jour l’importance du rôle qu’elles ont joué ? Sans aucun doute elles le savaient déjà. Dans la vie du grand Charles et d’Yvonne, en tout cas, on sait combien cette petite fille fragile a compté. C’est en la promenant et lui tenant la main que, paraît-il, lui venaient les idées. Celles de Gabriel Le Bomin et de sa scénariste, Valérie Ranson Enguiale, en réalisant ce De Gaulle montrent qu’on peut désormais s’attaquer à la légende avec un scénario bien ficelé, en choisissant surtout un acteur qui demeure droit dans ses bottes, sans s’étourdir en se prenant pour Dieu…

F.S.

De Gaulle Lambert Wilson (c) ALAIN GUIZARD SND

De Gaulle Lambert Wilson (c) ALAIN GUIZARD SND

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Verteuil-sur-Charente : une perle charentaise un jour d'hiver printanier

23 Février 2020 , Rédigé par F.S Publié dans #émerveillement, #rural road trip

"Qu'est-ce que j'aime dans le passé ? Sa tristesse, son silence, et surtout sa fixité. Ce qui bouge me gêne". (Maurice Barrès, Cahiers).

Verteuil-sur-Charente : une perle charentaise un jour d'hiver printanier
Verteuil-sur-Charente : une perle charentaise un jour d'hiver printanier
Verteuil-sur-Charente : une perle charentaise un jour d'hiver printanier
Verteuil-sur-Charente : une perle charentaise un jour d'hiver printanier
Verteuil-sur-Charente : une perle charentaise un jour d'hiver printanier
Verteuil-sur-Charente : une perle charentaise un jour d'hiver printanier
Verteuil-sur-Charente : une perle charentaise un jour d'hiver printanier

Baronnie de La Rochefoucauld depuis le XVe siècle, Verteuil-sur-Charente est célèbre pour son château, forteresse médiévale, remaniée au XVIIe siècle. Le mémorialiste François VI de La Rochefoucauld s'y retira et y vécu jusqu'à sa mort. On peut aussi voir à Verteuil l'ancien couvent des Cordeliers (aujourd'hui hôtellerie haut de gamme), et tout ce qui fait le charme des vieilles pierres charentaises au bord du fleuve, qui plait tant aux visiteurs britanniques (entre autres, naturellement).

Verteuil-sur-Charente : une perle charentaise un jour d'hiver printanier
Verteuil-sur-Charente : une perle charentaise un jour d'hiver printanier
Verteuil-sur-Charente : une perle charentaise un jour d'hiver printanier
Verteuil-sur-Charente : une perle charentaise un jour d'hiver printanier
Verteuil-sur-Charente : une perle charentaise un jour d'hiver printanier
Verteuil-sur-Charente : une perle charentaise un jour d'hiver printanier
Verteuil-sur-Charente : une perle charentaise un jour d'hiver printanier
Verteuil-sur-Charente : une perle charentaise un jour d'hiver printanier
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Ils entreront dans la carrière (quand leurs aînés n'y seront plus)

9 Février 2020 , Rédigé par F.S Publié dans #concept, #émerveillement

Ils entreront dans la carrière (quand leurs aînés n'y seront plus)
Ils entreront dans la carrière (quand leurs aînés n'y seront plus)
Ils entreront dans la carrière (quand leurs aînés n'y seront plus)
Ils entreront dans la carrière (quand leurs aînés n'y seront plus)
Ils entreront dans la carrière (quand leurs aînés n'y seront plus)
Ils entreront dans la carrière (quand leurs aînés n'y seront plus)
Ils entreront dans la carrière (quand leurs aînés n'y seront plus)
Ils entreront dans la carrière (quand leurs aînés n'y seront plus)
Ils entreront dans la carrière (quand leurs aînés n'y seront plus)
Ils entreront dans la carrière (quand leurs aînés n'y seront plus)
Ils entreront dans la carrière (quand leurs aînés n'y seront plus)
Ils entreront dans la carrière (quand leurs aînés n'y seront plus)
Ils entreront dans la carrière (quand leurs aînés n'y seront plus)

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Salut Yakari !

5 Février 2020 , Rédigé par F.S Publié dans #l'évènement, #regarde-la ma ville

Salut Yakari !
Salut Yakari !
Salut Yakari !
Salut Yakari !
Salut Yakari !

Le Festival de la BD est fini (snif !) et l'expo "Folklorique enfance, Fantastique enfance" (avec une belle présence de Yakari notamment) est démontée : hélas ! que ne dure-t-elle jusqu'aux vacances d'hiver pour les petits Charentais qui n'ont pas pu la voir pendant le festival... Heureusement, le petit héros sioux respectueux de la nature et qui possède le don de parler aux animaux est plus malin : il s'affiche encore ici ou là sur les vitrines de la ville d'Angoulême, avec son sourire malicieux et ses yeux rieurs. Comme pour nous inviter à lever la tête dans le fatras de nos vies énervées et adopter les belles valeurs de courage, d'amitié et d'entraide dont il fait preuve à longueur des 40 albums de Derib et Jobin. Merci Yakari !

F.S.

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Hiver, n'êtes-vous qu'un vilain ?

4 Février 2020 , Rédigé par F.S Publié dans #émerveillement, #rural road trip

- Son-Sonnette -
- Son-Sonnette -

- Son-Sonnette -

Comme dit une enfant que je connais bien, quand on écoute un poème de Charles d'Orléans : "hiver, vous n'êtes qu'un gentil"... Beauté divine et mélancolie douce de ces paysages tristes où les arbres lancent leurs grands bras nus vers le ciel, comme des signaux de détresse pour appeler la belle saison. Tristesse apparente seulement... Les eaux des ruisseaux sont gonflées à bloc ; les rivières débordent d'un jus glacé vert de gris ou marron, saturant le gosier des racines qui les bordent. Les champs et sous bois jonchés de branches, spongieux comme des éponges, semblent repus et peinent à boire le trop plein des pluies tombées la veille. Le chant discret de ce ruissellement murmure une chanson, et, contre toute attente, donne vie à cette nature qui fait semblant d'être morte.

"Hiver, vous n'êtes qu'un vilain,

Été est plaisant et gentil,

En témoin de Mai et d'Avril

Qui l'accompagnent soir et matin.

Été revêt champs, bois et fleurs,

De sa livrée de verdure

Et de maintes autres couleurs

Par l’ordonnance de Nature.

Mais vous, Hiver, trop êtes plein

De neige, vent, pluie et grésil ;

On vous doit bannir en exil.

Sans point flatter, je parle plain :

Hiver, vous n'êtes qu'un vilain".

(Charles d'Orléans)

- Mouton, église saint-Martial -

- Mouton, église saint-Martial -

Hiver, n'êtes-vous qu'un vilain ?
- Labours -

- Labours -

Hiver, n'êtes-vous qu'un vilain ?
Hiver, n'êtes-vous qu'un vilain ?
Hiver, n'êtes-vous qu'un vilain ?

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Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020

29 Janvier 2020 , Rédigé par F.S Publié dans #l'évènement

Exposition "Folklorique enfance, fantastique enfance", Quartier jeunesse du 30 janvier au 2 février.

Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020

"Chemin de traverse", Catherine Meurisse au Musée du Papier du 30 janvier au 1er mars.

Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020
Tout l'univers de la bande dessinée converge vers Angoulême #FIBD2020

Le 47e FIBD (Festival international de la Bande dessinée d'Angoulême) à retrouver aussi ici.

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(en ) Marche avec les loups

24 Janvier 2020 , Rédigé par F.S Publié dans #chronique cinéma

Le réalisateur haut-alpin signe un troisième film, le second sur une passion dévorante, comme l'animal lui-même : le loup. Il essaie de coller au train d'un jeune subadulte afin de percer le mystère de ses pérégrinations géographiques aléatoires. En vain ?

- Marche avec les loups (c) Gebeka Films -

- Marche avec les loups (c) Gebeka Films -

Réalisateur de la Vallée des loups en 2016 (200.000 spectateurs et de nombreuses projections suivies d’un débat, preuve que le film avait trouvé son public), Jean-Michel Bertrand a remis ça avec Marche avec les loups, qui tente de suivre sur près de 300 km un jeune loup venant de quitter la meute pour créer son propre territoire, à la recherche d’une jeune femelle et fonder à son tour une meute. Plus de deux ans de tournage, d’affûts, de fausses pistes, d’attente les pieds dans la neige ou sous le cagnard du plein été pour le résumer en un mot : passionné par ses chères vallées des Hautes-Alpes (le Champsaur et Valgaudemar dans le massif des Écrins), et hypnotisé par le loup, personnage à part entière autour duquel tourne tout le film, à mi-chemin entre documentaire et traque romanesque. Mais cette fois-ci, le propos se fait nettement plus militant que dans la Vallée des loups. Jean-Michel Bertrand s’interroge sur la « cohabitation » entre hommes et loups, plus largement entre le sauvage et le domestique. « Avec la peur du loup, la peur du sauvage ressurgit », explique avec forces belles images l’inlassable lycanthrope, poussant sa curiosité sur les mœurs de l’animal jusqu’à franchir le Rubicon et traverser Grenoble pour s’en aller vers le nord, les grands massifs forestiers du Jura où il a l’intuition que le jeune loup qui vient de quitter la meute alpine s’y trouve.

Des intuitions, Jean-Michel Bertrand n’en manque pas. Cependant, il butte sur un os (de loup ?) : une fois franchit un des cols permettant de s’extraire de la vallée encaissée où il a posé ses caméras qui se déclenche à l’approche du moindre mouvement, il perd la trace du loup, se perd en hypothèses sur le chemin qu’il a éventuellement pris. Ce faisant, il perd un peu ses spectateurs aussi, ce qu’il n’avait pas fait dans le précédent film. La faute probablement aux subterfuges que J-M Bertrand utilise pour nous faire croire à une unité de narration, mais qui ne sont en fait que des astuces du montage pour nous emmener vers le nord. La faute aussi à un militantisme un peu trop appuyé, s’obligeant à expliquer les réactions que suscite la présence du loup chez les éleveurs, les difficultés – réelles cela dit – de la cohabitation entre l’homme et les milieux sauvages. Dommage, ces quelques incartades masquent presque les points forts de cette Marche avec les loups, notamment les mystères de la progression géographique de l’espèce, sur lesquels buttent les meilleurs spécialistes.

 

N’en demeure pas moins un florilège de belles images, où l’on voit aussi le réalisateur se tromper, échouer à la manière d’un pied-Nickelé mais c’est ça aussi qui le rend sympathique et permet l’identification. Il brosse des prise de vues à couper le souffle venues du sol ou avec un drone ; une voix off chantante et rocailleuse qui accompagne, malgré tout, les spectateurs. Jusque dans une cabane typique du Jura où Jean-Michel Bertrand passe l’hiver, et enfin au dénouement en forme de happy end qui pourrait faire oublier que s’il a vraiment perdu la trace du loup, il a comme lot de consolation trouvé celle des lynx, se demandant s’ils peuvent cohabiter. Ou comment masquer la perte de ce qui était à nos yeux plutôt une bonne nouvelle – le retour du loup en France – par une autre : il y a aussi des lynx. De quoi agrémenter les longues soirées d’hiver en rêvant – ou pas – au moment où l’on pourra dire, tout « conte » fait : loup, y es-tu ?

F.S.

 Marche avec les loups, de Jean-Michel Bertrand. Sortie le 15 janvier 2020.

 

Marche avec les loups (c) Gebeka Films
Marche avec les loups (c) Gebeka Films
Marche avec les loups (c) Gebeka Films
Marche avec les loups (c) Gebeka Films

Marche avec les loups (c) Gebeka Films

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