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Le jour. D'après fred sabourin

Articles récents

Hic ceciderunt

14 Février 2011 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #montagne

 

SAB 6979 R

 

 

« Tout avait la couleur uniforme du givre, à la fin février, pour vos derniers moments.
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement : bonheur à tous, bonheur à ceux qui vont survivre.
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand.
Adieu la peine et le plaisir, adieu les roses. Adieu la vie, adieu la lumière et le vent. Marie-toi sois heureuse, et pense à moi souvent, toi qui va demeurer dans la beauté des choses, quand tout sera fini plus tard, en Erivan.
Un grand soleil d’hiver éclaire la colline, que la nature est belle, et que le cœur me fend. La justice viendra sur nos pas triomphants. Ma Mélinée, ô mon amour, mon orpheline. Et je te dis de vivre, et d’avoir un enfant. »


Cet extrait de Louis Aragon (Strophes pour se souvenir, in Le Roman inachevé) résonne et siffle au vent de cette « Piquante Pierre » - c’est son nom – perdue quelque part dans le massif des Vosges.
Ici aussi, ils sont tombés.
Qui ?
Ceux qui, bravant les éléments - tous contraires - ont franchi au péril de leur vie les Pyrénées, pour s’enfoncer en Espagne, y être prisonnier et servir de monnaie d’échange pour Franco exsangue, puis traverser Gibraltar, et enfin rejoigndre les armées de Leclerc, de Lattre ou les bataillons de Choc. De cette Afrique du Nord ils ont débarqué en Italie ou en Provence, et sont remonté, suivant le Rhône et cette quête de la liberté et d’une délivrance qu’ils croyaient certaines car ils la tenaient pour essentielles à leurs yeux plein de fureur et de vent.
Mais beaucoup ne sont pas arrivés jusqu’à Paris ou Strasbourg.
Ceux-là ont été encerclés sur cette colline de la « Piquante Pierre », à quelques mille mètres au dessus du niveau de la mer, qu’ils ne revirent jamais. Les soldats allemands ont envoyé assauts sur assauts, obligeants les soldats de cette France presque libre à se battre jusqu’à la dernière cartouche, et leur dernier souffle. Certains survécurent en grimpant dans les sapins, s’y cachant pendant deux ou trois jours, chiant dans leurs bottes pour ne pas se faire repérer par les rondes à quelques mètres en dessous.
L’un de ces quelques survivants est mort la semaine dernière, et personne n’en a parlé.
Pourtant on lui doit une bonne part de notre liberté à ce gars là. A cause de ses bottes souillées.
Il a vu ses camarades tomber, là. Par un jour sans doute semblable à celui-ci.

 

SAB 6986 R

                                       - 12 heures dans la vie d'un paysage (3e partie) -

 

 

SAB 6993 R

                                          - 12 heures dans la vie d'un paysage (4e partie) -

 

 

SAB 6971 R

                                                          - Pacha mama -

 

 

 

SAB 6973 R

                                                   - Pacha mama II -

 

 

 

SAB 6988 R

                                                    - Ici et maintenant -

 

 

 

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Fugit tempus...

12 Février 2011 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #voyage - voyage...

 

 

 

SAB 6976 R

                                                     - ligne bleue des Vosges -

 

 

 

SAB 6981 R

                                           - 12 heures de la vie d'un paysage -

 

 

SAB 6999 R

                                        - 12 heures de la vie d'un paysage (2e partie) -

 

 

 

SAB 6997 R

                                                    - horizon solitude -

 

 

à suivre, avec un texte, prochainement bientôt.

 

 

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Du vent dans les voiles...

4 Février 2011 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #voyage - voyage...

 

 

 

SAB 6859 R

                               - mon âme rêveuse appareille pour un ciel lointain -

 

Bourlingue jusqu'au 13 février...

Hasta luego camarades

 

 

 

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Un déjeuner sur l'herbe

2 Février 2011 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #concept

 

 

 

C’est un truc où tout le monde ne va pas. Une sorte d’invitation pour happy few locales, un entre-soi où il est de bon ton d’aller.
Le jour où le préfet invite la presse locale à déjeuner dans sa salle à manger, il vaut mieux en être, même si la chose s’annonce entendue d’avance : tout ce qui sera dit sera off, sauf ce qu’on vous précisera comme tel. Si ce n’était à la préfecture, on dirait à la bonne franquette. Faut pas imaginer non plus le préfet derrière ses fourneaux et criant depuis la cuisine : « à table ! » à la fin de l’apéro.
C’est un truc où les hobereaux du coin, je veux parler de la PQR, la Presse quotidienne régionale (en gros la Pravda locale) arrivent les derniers alors que le champagne est déjà tiède dans les flûtes. Histoire qu’on les remarque bien, et qu’on voit qu’ils arrivent en nombre, en l’occurrence trois. C’est un truc où on croise des copains et copines journalistes en qui on a toute confiance, et d’autres en qui on se méfie, craignant que la franchise ne soit pas inscrite au fronton de leur déontologie. C’est un truc où on croise aussi un sous-préfet qu’on appelle Madame, charmante jeune femme fraîchement arrivée à son poste après avoir connu les dorures d’un ministère parisien.
Je dois l’avouer : je n’y ai pas mes habitudes, mais pour rien au monde, je ne raterai ces machins-là. Je m’y amuse beaucoup, et si j’avais la verve balzacienne, d’un Chardonne ou d’un Flaubert, j’en écrirais des tonnes. Je m’y amuse beaucoup d’abord parce qu’en arrivant, après qu’on vous ait débarrassé de votre manteau au vestiaire, il y a un petit carton à prendre sur une table. Sur ce carton est figuré le dessin de la salle à manger du préfet, avec une table en son centre. Sur la table, un trait rouge : c’est là que vous allez manger.

 

préfecture

 


A la vue de ce petit bristol, j’ai tout de suite compris que je ne dirai pas un mot au préfet du déjeuner. La photo ci-jointe vous le prouvera par l’observation de l’angle dans lequel je me trouvais : impossible de participer à une conversation menée par l’invitant, sauf à ce qu'il attrape un torticoli en sauçant son assiette avec sa cravate. J’ai ensuite compris, lorsque nous sommes passés à table, quels étaient ceux qui comptent et peuvent apporter une conversation à l’hôte des lieux. La PQR, et la radio commerciale du coin. Eux étaient dans la ligne de mire. Ils ne s’en sont pas privés. Prestige du protocole !
Cela étant, le sujet qui monopolisa plus de la moitié du déjeuner fut – on ne s’en étonnera guère – les élections cantonales de mars prochain. Pas les sujets qui intéresseraient volontiers les contribuables à l’occasion électeurs, tels que les routes, transports, les collèges, le RSA, l’APA, les maisons de retraite, le financement de tout ce barnum et comment on va s’y prendre et à quoi ça sert ce machin avec des z’hommes politiques dedans. Non, ce qui a monopolisé la conversation de ceux qui font l’info et du préfet ce sont les pronostics. Qui va être réélu (ou pas) et où, et de combien ? Le mille feuilles électoral, par le petit bout de la lorgnette. Une sorte de PMU de la politique, sans l’hippodrome mais avec tribune d’honneur et les bourrins. Un des convives a cependant eu cette fulgurance : « le seul sondage qui compte c’est celui du lundi matin après comptage des urnes. » Ensuite par petits paquets de quatre ou cinq, les conversations ont dévié vers l’intercommunalité, l’autre truc à la mode cette année, qui passe au dessus de la tête des citoyens mais qui pourtant va s’abattre sur eux d’ici à la fin de l’année.
Qu’importe. Les mets étaient délicieux et les vins gouleyants. Comme l’était aussi ma voisine de droite, nouvellement arrivée, qui disait combien elle avait été bien accueillie dans sa sous-préfecture et combien il lui tardait que son jeune fils arrive près d’elle. Sur sa montre d’une grande marque de maroquinier qui doit valoir à elle seule plusieurs mois de Smic, on pouvait y lire la langueur du temps qui passe dans ces maisons d’Etat, que Brel a figé dans une célèbre chanson Je suis un soir d’été. (« Et la sous-préfecture fête la sous-préfète, sous le lustre à facettes il pleut des orangeades et des champagnes tièdes, et des propos glacés de femelles maussades de fonctionnarisés.»)

 

 

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Retour à Moulinsart...

31 Janvier 2011 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #concept

 

 

photo

 

 

 

photo2

 

 

                                             Mille sabords ! Nous voici enfin de retour à la maison...

 

 

Photos : Xav.Galt.

 

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Angèle et Tony

26 Janvier 2011 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #chronique cinéma

 

 

Angèle et Tony

 

 

De Alix Delaporte. France, 2010. 1h27. 70 copies. Distributeur : Pyramide. Avec : Clotilde Hesme (Angèle) ; Grégory Gadebois (Tony) ; Evelyne Didi ; Jérôme Huguet ; Antoine Couleau…

C’est l’histoire d’une reconstruction affective entre deux personnes qui n’auraient pas dû, ou pas pu se rencontrer. Lui, Tony, marin pêcheur, roc taiseux, bourru et un peu gauche dans l’exploitation de ses sentiments. Elle, Angèle, jeune femme sortant de prison et qui voudrait bien récupérer son fils confié à ses beaux-parents, pour ça un boulot c’est déjà pas mal, un mariage avec un type bien arrangerait le décor, et la décision du juge.
Comme le papier crépon qui sert de décoration florale aux bateaux pour la fête du port, les cœurs peuvent se déchirer d’un rien. C’est comme ça, on n’y peut rien. Alors ils s’observent, parlant peu, se frôlant souvent, se touchant parfois. S’esquivant beaucoup.
Le tout dans un univers qui compose à lui seul un personnage du film : Port-en-Bessin, dans le Calvados, petite ville qui vit au diapason du port. Conflits sociaux entre les marins et les forces de l’ordre, jets de poissons contre gaz lacrymo, coups de matraques et déversement de la pêche nocturne devant la préfecture. Presque la routine.
Alix Delaporte, qui signe-là son premier film, arrive à nous faire aimer l’amour qui naît entre les deux personnages, qui semblent perdus et recommencent sans cesse comme une vague s’échoue sur la grève, et revient au point de départ. Avec une infinie tendresse pour ces comédiens dont on aurait juré qu’ils n’étaient pas faits pour ça. Clotilde Hesme, toute en beauté diaphane et pratiquement transparente, qui négocie une passe contre un G.I Joe pour offrir à son gamin qu’elle n’a pas vu depuis deux ans, possède cette ressemblance troublante avec Sandrine Bonnaire dans À nos amours ou Sans toit ni loi. A contre-emploi. Sauvageonne. Mais parfaitement à sa place.
Grégory Gadebois, sociétaire de la Comédie Française, dont on n’est pas prêt d’oublier la présence de marin au physique de rugbyman attendri. Il ne veut pas l’aimer de travers. Elle n’arrive pas à lui dire la vérité. Et pourtant, ça va marcher.
À plusieurs reprises Alix Delaporte nous montre Angèle appuyant sur les pédales de son vélo volé, grimpant des côtes de la Basse-Normandie comme si elle voulait grimper l’échelle de la vie et des sentiments, vertige si difficile de la rémission qui n’arrive jamais trop tôt.  Et qu’on ne sait pas toujours saisir le jour où…
Tony quant à lui, le taiseux – mais c’est son charme – fait naître quelque chose qui s’apparente à de l’amour, et notre regard de spectateur n’y est pas pour rien.
Angèle et Tony, d’Alix Delaporte, film aux accents prometteurs avec des vrais morceaux d’authenticité physique et sentimentale dedans.

Angèle et Tony

 

 

 

Angèle et Tony

 

 

 

 

 

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Un dimanche en hiver

16 Janvier 2011 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #regarde-la ma ville

 

 

SAB 6764 R

                                                                       - vers la mer -

 

 

 

SAB 6767 R

                                                                - au bord de la mer -

 

 

 

SAB 6769 R

                                                                       - sur la mer -

 

 

 

SAB 6752 R

                                                                         - entonnoir -

 

 

 

SAB 6756 R

                                                                  - à l'assaut -

 

 

 

 SAB 6760 R

                                                                    - au bout de la rue -

 

 

 

 

 

 

 

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Dure est la loi, sauf quand elle n’est pas loi…

13 Janvier 2011 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #édito

 

 

reduit SAB 6655

                                                                  - la vie de château -

 

 

Eloquent. Si on cherchait encore des preuves au rideau de fumée qui nous gouverne, il suffit de regarder l’avalanche de lois votées et inapplicables depuis le début de la mandature. Au cours de la session 2009, 59 lois ont été votées à l’Assemblée nationale. 35 prévoyaient des décrets d’application. Au 30 septembre 2010 (fin de l’année parlementaire), seules 3 d’entre elles en étaient pourvue. 19 partiellement. 13 n’avaient encore rien vu venir. Des lois inapplicables, et inappliquées donc. On est encore loin de la République irréprochable, et de la revalorisation du travail parlementaire promis par le petit Nicolas, et bla bla bla.
Pire encore – et c’est un éditorial du Monde qui l’écrit dans son édition du 13 janvier : la loi créant une allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie, qui a été votée à l’unanimité en février 2010, n’a reçu aucun des décrets d’application qui lui sont attachés. Mourir dignement ? Plutôt crever.
Le mécanisme est pourtant connu : un problème survient. S’il y a des « victimes », l’annonce d’une proposition de loi est encore plus pressante. Journal de 20h sur la une et la deux (kif kif) : « pas de problème, on va régler le problème. » Ouf, dormez tranquille, le président et ses petits soldats veillent… Proposition de loi en urgence, travail en urgence, débats parlementaires bidons, parlement godillot. Vote. Re-journal de 20h. « Vous voyez bien qu’on est efficaces ! On a dit, et cela c’est fait ! » Pas de bol, certains veillent au grain. Et non, que voulez-vous c’est comme ça, il ne suffit pas de dire pour que ça se fasse. Même avec la meilleure volonté du monde.
Alors que faire ? Pousser des cris d’orfraie ? Voter autre chose la prochaine fois ? Ah si, un truc : s’in-di-gner !
A quand un tome deux Monsieur Hessel ?

 

reduit SAB 6660

                                                                  - pourvu que ça dure -

 

 

 

 

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Indignez-vous ! Et après ?

5 Janvier 2011 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #cadrage débordement

 

 

 

Reconnaissons tout d’abord un mérite au livre de Stéphane Hessel qui se vend comme des petits pains (500.000 exemplaires à ce jour) : il est très court, ce qui a permis, pour une fois, à tout les verbeux politiciens de le lire jusqu’au bout sans demander une fiche de lecture à leurs cabinets. Ils l’ont lu, le petit Hessel. Indignez-vous ! Dans ces quelques pages (32 pour être précis), l’homme qui participa à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948, et s’appuyant sur le programme du CNR (Conseil national de la Résistance), appelle à une insurrection pacifique. Comme un écho à l’envers d’un autre petit livre paru en 2008 et qui déclencha les foudres que l’on sait, L’Insurrection qui vient, par le fameux Comité invisible.

 


« Dans ce monde, il y a des choses insupportables », dit l’homme qui cultive le rare privilège de conjuguer réalisme et pragmatisme, ce qui rassure les peureux et flatte les résistants de toujours. Plus le râteau est large, plus le consensus est mou. Et d’énumérer ce qui, de fait, suscite l’indignation et ce qui est « insupportable » : les expulsions de sans papiers, les médias entre les mains des puissants très riches, les banquiers qui s’en mettent plein les poches, l’immense écart entre les plus riches et les plus pauvres, les atteintes aux droits de l’homme et le mauvais traitement infligé à la planète…
C’est vrai, tout ceci suscite l’indignation. Mais s’il est une chose dont on ne doute pas un instant en République française, démocratie sociale et économique « irréprochable », celle aux trois mamelles accrochées à tous les frontons municipaux, c’est de ne pas manquer de pouvoir d’indignation, justement. Dans le pays, ceux qui ont le pouvoir – et hélas trop souvent la parole – sont ceux qui s’indignent le plus. De ce point de vue-là, les politiciens d’opposition et les extrêmes de tout poil ne manquent pas de verbe pour s’indigner : le parti de la Rose – pour ne citer que lui - a les moyens de piquer, mais ne dépasse guère le stade du discours et encore quand celui-ci n’est pas une cacophonie d’égos surdimensionnés… Tout le monde s’indigne, on crie, on gueule, on râle, on descend dans la rue comme ce fut le cas en automne pour crier cette colère contre à peu près tout, et notamment ce que Stéphane Hessel décrit dans son petit manifeste.
Et puis après ? Rien, ou presque. Ou si peu. 

 
A quand l’action qui accompagnera cette belle indignation ? On voit bien ça et là fleurir des propositions fantasques et touchantes (« les banquiers sont voleurs ? Retirons notre argent des banques » : idée lancée par un ex footballeur riche pour au moins mille vies). Mais de sérieux, rien.
Le problème n’est donc pas le manque d’indignation, mais la résignation, l’humiliation subie jour après jour par des millions de personnes « sans » (papiers, argent, logement, nourriture, travail et même considération). Désarroi, résignation, humiliation : cocktail détonnant dont on sait – à condition de ne pas oublier les leçons de l’histoire – où il conduit.
Sûrement pas dans les librairies pour y lire des livres…



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Voeux virtuels

3 Janvier 2011 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #édito

 

 

Maurice Leroy et Oscar Wilde vous souhaitent bonne année

 

 

«Très belle et heureuse année 2011 du fond du coeur ! Visons toujours la lune car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles ! Amitiés. Momo !»
Si vous êtes très amis avec le ministre de la Ville, président du Conseil général du Loir-et-Cher, c’est sans doute un texto que vous aurez reçu sur votre téléphone mobile dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Sur son profil Fesses Bouc, on peut lire également : «Du fond du coeur, je vous souhaite une très belle et heureuse année 2011, ainsi que pour tous les êtres qui vous sont chers. «Il faut toujours viser la lune car même en cas d’échec, on attérit dans les étoiles !» Amicalement. Maurice Leroy.» Le ministre est à la page, branché, hi-tech comme on dit. Présent (omni) sur le terrain, y compris dans les incontournables réseaux sociaux et de téléphonie mobile.
Sauf que la jolie et sympathique citation envoyée à tous... n’est pas de Maurice Leroy, mais d’Oscar Wilde ! Il eut été opportun de commencer l’année sur autre chose qu’un plagiat, ou alors de citer ses sources. A moins que ce ne soit une manière de terminer en beauté 2010 qui a vu triompher Michel Houellebecq au prix Goncourt avec "La Carte et le territoire", qui lui-même utilise sans citer ses sources l’encyclopédie en ligne Oui-qui-pédia... Tout est permis.


Ah ! les vertiges de la communication ! Allez, ne soyons pas vaches avec Momo, et souhaitons-lui bonne année, virtuellement, tenez par exemple en citant à nouveau Oscar Wilde : «Qui dit la vérité sera démasqué tôt ou tard.»

 


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