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Le jour. D'après fred sabourin

tu me brouilles l'écoute ! (contrepétrie ardéchoise)

17 Décembre 2007 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #étonnement

                                      

                                       

                                             Les voix du Seigneur sont pirates de l’air


         Qui a dit qu’il ne se passait rien en Ardèche ? Oui, je sais, vous avez déjà lu ça, mais celle-ci, elle est bien bonne…
A la rédaction de RCF Ardèche, à Privas, cet après midi, nous préparions tranquillement, mais efficacement, l’édition du journal du lendemain matin. Au milieu de l’excitation des doigts qui s’agitent fébrilement au dessus des claviers et des interviews téléphoniques, le téléphone sonna. Rien d’anormal jusqu’ici, ceci se répète plusieurs fois par jour. Mais à l’autre bout du fil, c’était le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) nous menaçant d’une amende si on ne coupait pas immédiatement l’antenne. Raison invoquée : la fréquence brouille les communications de… l’aviation civile. Au risque de bêtifier le propos, je l’éclaircis (après vérification téléphonique auprès de la Direction de l’Aviation Civile elle-même) : lorsqu’un avion de ligne survole le département de l’Ardèche, le pilote peut entendre, dans le cockpit la radio… RCF  ! Ni plus ni moins. Vous imaginez ? Dans notre beau pays de France, en 2007, le danger des vols en avion ne vient pas des explosifs que vous pourriez dissimuler dans vos semelles, mais de la radio. Et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de radio chrétienne francophone… Vertiges du contre pouvoir.


On savait les voies du Seigneur impénétrables. On ne savait pas que la voix du Très Haut pouvait perturber les avions. Flibustier malgré lui, Dieu est donc un « pirate de l’air ».
Ca me (nous) laisse sans voix…



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Ardéchois, coeur fidèle : number six

14 Décembre 2007 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #l'évènement

                                                      « quatorze juillet : rien »

        C’est ce qu’aurait inscrit Louis XVI sur son journal personnel le fameux jour de la prise de la Bastille.
A
Privas, depuis quelques jours, comme vous avez pu le constater, il ne se passe rien, puisque je n’écris rien. En réalité, bien sûr que si, il se passe des choses ! La municipalité redouble d’efforts pour installer les décorations de Noël. Sans doute un des rares village de France à ne pas customiser ses rues de guirlandes et autres sapins Ikéa sitôt la Toussaint dans le dos… Il y a même des maisonnées en bois sur la grand place, signe qu’un marché de Noël se prépare : on pourra donc acheter les mêmes objets inutiles et sans doute manufacturés en Chine, qu’à Strasbourg, Lyon, Toulouse, Rouen, Nantes, Angoulême ou Paris (villes où j’ai pu constater les méfaits de cette standardisation du merchandising saisonnier).
Bref, pas grand chose à se mettre sous la dent. Heureusement, l’actualité nationale vient à notre secours, et on rirait volontiers de la tartuferie si elle n’était pas pitoyable, dans deux évènements qui semblent si éloignés et pourtant très proches. La visite de Kadhafi, l’encombrant Kadhafi, dont il reste encore, à l’heure où j’écris ces lignes, 24 heures de présence en France : comment va-t-il les occuper ? Et surtout comment va-t-il faire suer les services protocolaires de l’Etat ? Va-t-on lui organiser une corrida place de la Concorde  ? Ou une chasse à courre dans le parc du château de Versailles ? Si sa toile de tente était un igloo qui se monte en deux secondes et estampillée du logo d’une association au nom d’un héros de Cervantes, il y a belle lurette qu’il aurait été jeté dans la Seine  !
Et puis, on l’a appris ce soir, Colonna a pris perpéte. Sans preuves, ou si peu. A qui profite le crime ? Ni à la République , qui pleurait un de ses dignes représentant, ni à sa famille, d’une dignité qui force l’admiration.
Aux innocents, les mains pleines ? Le premier serre des paluches à tour de bras, et repart avec des avions. Le second les brandit, mais menottées, criant aux siens : « ne pleurez pas ! Ne pleurez pas ! ». On ne va pas en mourir de rire non plus.

Heureusement, pour se consoler de tout ce barnum d’avant fêtes, avant le déferlement de cadeaux, de bouffe et l’obligation de se réjouir, heureusement il y a Le Renard et l’Enfant au cinéma. Luc Jacquet, qui nous avait enchanté avec La Marche de l’empereur il y a quelques années, remet le couvert avec un film animalier, mais pas seulement : Bertille Noël-Bruneau crève l’écran, a star is born comme on dit parfois. Avec un nom pareil, à cette saison, c’est déjà un cadeau. Elle n’a pas grand monde pour lui donner la réplique, puisque Luc Jacquet a eu la bonne idée de conserver le renard muet. Tout passe par son regard et sa frimousse aux taches de rousseur qui nous invitent à la contemplation.

Le Renard et l'enfant - Bertille Noël-Bruneau

La moral du film, a elle seule, suffit à recadrer non seulement les évènements décrits ci dessus, mais encore les propos de l’auteur de cette modeste chronique : à chaque fois que la petite fille tente de capter l’animal pour elle seule, ou le domestiquer, ou même de l’enfermer, il s’enfuit. Signe qu’il ne faut pas confondre amour et possession. Elémentaire, certes. Mais ô combien rassurant, au fond.
Ah si ! J’allais oublier : le renard en question est Ardéchois ! Vous voyez bien qu’il se passe quelque chose par ici…

Le Renard et l'enfant - Bertille Noël-Bruneau


Le Renard et l'enfant - Bertille Noël-Bruneau

 


Le Renard et l'enfant - Bertille Noël-Bruneau

 

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vin tonique au quinquina

10 Décembre 2007 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #étonnement

                                                            

       

          Au détour de la place de la République , j’enquille la rue de la République , en me demandant si, comme à Lyon ou d’autres villes célèbres de France, ont dit « rue de la Rep ’». Voilà bien un quartier républicain me dis-je, en regardant la carte du « Petit Resto », estaminet privadois à la carte triste comme un jour de carême. Deux jeunes femmes sortent de l’auberge (dont les boiseries sont peintes en… rouge !), et l’une d’elle dit : « ah oui, tu vois, c’est une pub pour Dubonnet. Dubo, Dubon, Dubonnet ! ».
Peinture murale d’époque, pour une publicité qui ne l’est pas moins, et tellement emblématique de la France d’avant, celle qui sentait bon la lavande dans les armoires où nos grands-mères rangeaient leurs dentelles, et les pivoines de nos fêtes Dieu.
Du coup, j’ai peur « d’ouvrir la radio », comme on disait dans l’temps. Je ne voudrais pas entendre Radio Paris

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Chanson française

8 Décembre 2007 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #émerveillement

                                                Coup de cœur

Le nouvel album de Pauline Croze vient de sortir, il s’appelle « Un bruit qui Court », et on va en reparler rapidement, si vous voyez ce que je veux dire…
En attendant, une « mise en oreilles » s’impose en cliquant là
 
Æ http://www.lesinrocks.com/index.php?id=63&tx_critic[notule]=208248&tx_critic[backPid]=1&cHash=594958957b 


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chronique ardéchoise d'un journaliste localier (tome 4)

6 Décembre 2007 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #chronique cinéma

                                                            L’Auberge rouge

L'Auberge rouge - Christian Clavier, Fred Epaud et Josiane Balasko

De Gérard Krawczyk. France 2006. 1h35. Distributeur : Warner Bros France. Avec : Josiane Balasko ; Gérard Jugnot ; Christian Clavier…

         A la fin du 19è siècle, dans le beau mais rude département de l’Ardèche, une sinistre auberge dite « du Croûteux » se dresse au milieu d’une nature sauvage et hostile. Un établissement coquet tenu par des Ténardiers locaux, Martin et Rose, qui font assassiner les voyageurs isolés par leur fils adoptif sourd et muet. Un soir d’orage, le père Carnus a sous sa responsabilité un adolescent qu’il doit conduire à un monastère perdu dans la montagne. Ils croisent une diligence qui va les mener tout droit vers une épopée dont ils ne soupçonnent pas encore qu’elle mettra en péril leur existence.
En 1951, Claude Autan Lara s’était déjà emparé d’un scénario de Jean Aurenche, Ardéchois lui-même, à partir de ce fait divers nationalement connu qui s’était déroulé dans les années 1830 à l’auberge de Peyrbeille, aux confins de l’Ardèche et de la Haute-Loire. Il avait demandé à Fernandel de remplir le rôle du prêtre accompagnant le futur novice dans une abbaye perdue au milieu de nulle part.
Au milieu de nulle part, c’est aussi l’adresse de la fameuse auberge où, dit-on, le couple de taulier assassinait les voyageurs isolés.
Gérard Krawcyk, en tournage de Taxi 4, passe à la diligence avec L’Auberge Rouge, et en alignant dans le même film Gérard Jugnot, Josiane Balasko et Christian Clavier, on se doutait bien que le niveau serait à la hauteur des exigences qu’on attend d’eux. On ne pourra pas dire que c’est une adaptation fidèle des faits (sombres) de 1830, mais dans le registre comique, ça fonctionne assez bien, Christian Clavier parvenant presque à faire oublier ses choix politiques récents…
Il faut souligner la présence de seconds rôles efficaces, notamment Urbain Cancelier (qui jouait Colignon – tête à gnons dans Amélie Poulain), ou encore Sylvie Joly en Comtesse de Marcillac, méconnaissable.
Le tournage n’a hélas pas eu lieu en Ardèche, et Gérard Krawczyk avoue d’ailleurs ne pas avoir visité la vraie auberge (lieu touristique dans la région !), mais dans les Pyrénées ariégeoises, et au Pont d’Espagne, près de Cauterets. Pas mal non plus.
Cela dit, les habitants de Privas peuvent se réjouir, le nom de cette charmante bourgade est cité trois fois au cours du film.
Qui a dit qu’il ne se passait rien en Ardèche ?

L'Auberge rouge - Urbain Cancelier, Sylvie Joly, Anne Girouard et François-Xavier Demaison

L'Auberge rouge - Gérard Jugnot, Josiane Balasko, Christian Clavier et Jean-Baptiste Maunier

L'Auberge rouge

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Ardéchois, coeur fidèle : numéro trois

5 Décembre 2007 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #l'évènement

                                                                  « 07 »

          La chronique de ce jour va sûrement paraître comme anecdotique, mais l’histoire est vraie et elle me revient en mémoire avec un brin d’amusement.
En « CM2 », ce que les plus anciens appellent la « 7è », notre instituteur, tendance vieille école, nous a fait apprendre par cœur les départements français. A raison de dix par semaine, en soixante-dix jours l’affaire était entendue. Par goût pour la géographie, cet exercice me passionna, et je ne me lassais pas de voyager sur la carte de France de ces numéros, ces préfectures, ces contrées aux noms de fleuves, rivières, océan et mers, montagnes ou plaines. Je les imaginais et me nourrissais de leurs images en feuilletant un dictionnaire. Cela représentait au moins l’avantage d’occuper le temps lors de grands voyages en voiture, pour les migrations des vacances par exemple. On savait d’où venait la voiture d’à côté. Les numéros commençant par zéro retenaient mon attention. Ils semblaient si éloignés du microcosme charentais où je vivais alors. 01, l’Ain, Bourg-en-Bresse. 02, l’Aisne, Laon. 03, l’Allier, Moulin. 04, Alpes de Haute Provence, Digne. 05, Hautes-Alpes, Gap. 06, Alpes-Maritimes, Nice. 07 : l’Ardèche, Privas. En cherchant dans le dictionnaire, j’apprenais que Privas, préfecture de l’Ardèche, ne comptait « que » 10000 habitants. Cela me paraissait ridicule. Comment avait-on pu déclarer une si petite ville préfecture ? La leçon d'histoire apportait la réponse : Napoléon voulait que le point le plus éloigné des départements ne soient qu’à une journée de cheval maximum du représentant de l’Etat. Une vision qui se défend. Mais ce qui forçait mon admiration, c’était de découvrir que cette préfecture en question n’était desservie par aucune ligne de train, ni marchandises ni voyageurs. Comment pouvait-on y vivre ?  Le département de l’Ardèche était aussi celui qui voyait naître sur son sol la source de la Loire , fleuve si symbolique de l’histoire de France, en un lieu au nom magique : le Mont Gerbier de Jonc. Cette fascination enfantine excitait ma curiosité, et je me demandais quand irai-je voir cette bizarrerie. Cela semblait si loin…
Presque vingt-cinq ans me séparent de cette année où un instituteur de style troisième République nous faisait apprendre des choses qui paraissaient inutiles (Monsieur Malgogne, à l’école St Paul, pour ceux qui le reconnaîtront). Devant la carte de France des départements, mes yeux s’égarent. Perdu dans le « 07 », je contemple désormais les autres départements. Si loins, si proches…

PS : l’interface de gestion du blog, « over-blog », m’avertit depuis plusieurs jours que je vais passer en version 2 du blog. Cela facilitera la maintenance, paraît-il. Le message, inscrit en rouge, indique également qu’il pourrait y avoir quelques petits problèmes de connexion pendant la manœuvre. J’ignore quand, mais je voudrais simplement m’en excuser d’avance. Je n’y suis pour rien, car ne décide de rien non plus. La version 1 m’allait très bien. Mais le progrès fait rage, et nous vivons une époque décidément moderne. Qu’on le veuille ou non, on n’arrête pas le progrès.

 

 

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Ardéchois, coeur fidèle (chronique quotidienne d'un journaliste localier)

4 Décembre 2007 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #l'évènement

                                

                                    Monsieur le Préfet fait du vélo


       Mon intégration dans le microcosme ardéchois fut des plus efficace. Deux conférences de presse, l’une au Conseil Général sur le thème de la « coopération décentralisée » (au Sénégal), l’autre à la Préfecture, à l’occasion de la « semaine du développement durable ». Autant dire les deux tiers du pouvoir décisionnel et de l’information locale. C’était lundi. Pourvu que ça dure…
Monsieur le Préfet est un homme de goût et la préfecture va donc montrer l’exemple, en adoptant notamment un parc de vélo, et vu la topographie des lieux, il y a fort à parier que le futur vainqueur de l’étape du tour de France à l’Alpe d’Huez sera Ardéchois. Autres mesures « visibles », le plantage de plantes à faible consommation en eau dans les jardins de la préfecture, et les repas de produits entièrement régionaux à la cantine associative. Vont bouffer des marrons les élus ardéchois ! J’ai gardé le meilleur pour la fin : des poubelles pour tri sélectif du papier dans les administrations locales.
« Des mesures de saupoudrages, mais qui cachent en fait une stratégie ne vous inquiétez pas », s’empresse de préciser l’énarque représentant de l’Etat tout-puissant.
C’est bien ça le problème, au fond : le saupoudrage, comme un écran de fumée pour mieux masquer les retards pris depuis plusieurs années en France sur la question de l’écologie et du développement durable. Mieux vaut tard que jamais.
Pas de doutes : ce Préfet est bien de la majorité présidentielle… Et sans doute un proche de Christine Lagarde : il veut mettre tout le monde sur des bicyclettes. 

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Ardéchois, coeur fidèle

3 Décembre 2007 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #édito

                            chroniques quotidiennes d’un journaliste localier

      Fraîchement débarqué en Ardèche, Tintin reporter entreprend de vous faire partager le quotidien d’une grosse bourgade de 9500 âmes, et pourtant préfecture : Privas.
De ces chroniques « privadoises » (c’est ainsi qu’on nomme les habitants de Privas), je tenterai de tirer le meilleur, et le pire, quand celui-ci me viendra au nez, grâce au vent de l’information locale qui fait du journaliste une plaque tournante de l’information. Et combien plus dans les « petites villes ». Parlons-en : vu de Paris, ou de Lyon, ou de Rouen, ou même d’Angoulême, Privas fait office de trou paumé dans la pampa, dans lequel il ne se passe rien. Cette vision est certainement en partie vraie, mais néanmoins réductrice. Pour ne pas taxer les journalistes d’effectuer un travail approximatif, je tenterai de pousser l’investigation le plus profond possible.


      Je sens qu’une question brûle certains lecteurs : mais que diable allait-il faire dans cette galère ? Pourquoi avoir accepter d’être journaliste pour le compte de radio RCF Vivarais dans ce trou ? La rémunération serait-elle si attractive ? (sur ce point, je vous rassure : non !).
Esquisse de réponse : de la même manière que dans le show-business il faut parfois accepter de « coucher » pour devenir chanteur ou acteur, dans le journalisme, il faut parfois faire ses preuves en tant que « localier », lisez « journaliste – rédacteur – producteur d’information locale ». Il faut coucher avec le fait divers, et les pinces fesses de la Préfecture, de la Mairie ou du Conseil Général. Fréquemment, ce local rime avec rural, car c’est bien de cela dont il s’agit. Etre localier, comme le dirait un autre journaliste RCF, en Saône-et-Loire celui-ci, c’est être « grand reporter des petites choses ». Ce que les urbains appellent, avec une légère condescendance, « les chiens écrasés ». Et les pompiers autrement… Nous irons donc vérifier, avec tous les attributs du parfait reporter (micro en main, appareil photo en bandoulière et carnet à spirale dans la besace), si le taux de mortalité de nos amis les bêtes est plus fort ici que sur les trottoirs des arrondissements des grandes métropoles.


       Pour ceux qui s’en souviennent, le très chiraquien Denis Tillinac avait consigné soigneusement sa vie de « localier » à Tulle, dans un livre nommé Spleen en Corrèze. Il racontait, avec la truculence et le désabusement qu’on lui connaît, la vie de cette petite préfecture, agricole et néanmoins bourgeoise, délicieusement désuète et complexée par sa situation géographique et sociale, ce que les spécialiste de l’aménagement du territoire qui nous gouvernent nomment une ville « enclavée ».
Bien entendu, la comparaison s’arrête là, car je ne suis ni Tillinac, ni Corrézien, et Privas donne plutôt l’image d’une bourgade assoupie sous le poids d’une fonction publique très présente, et donc à la réputation peu dynamique. Sauf en cas de grève, où tout le monde se masse en rang serrés dans les rues pour manifester son mécontentement d’avoir d’abord voté socialiste dans les années 80 afin d’être embauché ad vitam dans le grand corpus de l’Etat providence, puis UMP en 2007 pour augmenter son pouvoir d’achat et posséder un écran plat, sésame du bonheur quotidien (dit-on).
C’est justement pour tordre le cou à ces rumeurs que j’entreprends de chroniquer (ta mère) sur le quotidien de la capitale administrative de l’Ardèche.


Un billet par jour (ou presque, je connais le truc). Des photos autant qu’il en faudra. De l’humour et du cynisme, parfois. De l’aventure : toujours.

Le très charmant centre-ville de Privas, avec, au fond, l'Hôtel de Ville. Période soviétique d'une architecture ardéchoise probablement. Promis, je ferai de plus belles photos dès que...

Vous vous demandez où ça peut bien être "Privas". C'est là :

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de pics et de pointes : que justice soit faite !

1 Décembre 2007 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #l'évènement

Au palais de justice de Rouen, malgré son teint refait à neuf, les grilles d'entrée annoncent la couleur. Ici, Monsieur, on a brûlé la femme qui répondait en français aux questions anglaises. On peut aussi empaler ! (Rachida ? P't'ête ben qu'oui, p't'ête ben qu'non).

Libres nous sommes, et on est allé s'encanailler au "Shari vari" de la rue St Nicolas, pour boire le monde et refaire des coups. D'ici, on en ressort : content (le patron paie parfois sa tournée de bon coeur). Assourdi par les cris de chatte étranglée d'une "chanteuse" de rock qui miaula au nom de "Christal Palace". Avec le pull, polo et caban qui sentent la clope pour le restant du ouikende...

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