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Le jour. D'après fred sabourin

Articles avec #concept tag

Chaumont-sur-Loire : le printemps de l'art contemporain

31 Mars 2017 , Rédigé par F.S Publié dans #concept, #émerveillement

Le coup d’envoi de la 9e saison d’art contemporain du Domaine de Chaumont-sur-Loire a été donné vendredi 31 mars par Chantal Colleu-Dumond, directrice du Domaine, en présence de François Bonneau président de Région et de nombreux invités. La présence des artistes maîtres d’œuvres permet aux visiteurs, ce jour-là, de goûter aux secrets des créations. À voir et déguster jusqu'au 5 novembre.

Chaumont-sur-Loire : le printemps de l'art contemporain
Stéphane Guiran "Le Nid des murmures" (5.000 fleurs de quartz)

Stéphane Guiran "Le Nid des murmures" (5.000 fleurs de quartz)

Andrea Wolfensberger (carton ondulé)

Andrea Wolfensberger (carton ondulé)

Sam Szafran

Sam Szafran

Sheila Hicks, "Glossolalia"

Sheila Hicks, "Glossolalia"

Stéphane Guiran "Le Nid des murmures"

Stéphane Guiran "Le Nid des murmures"

Marie Denis, "Herbier de curiosités"

Marie Denis, "Herbier de curiosités"

Sara Favriau "Prologue pour une chimère"

Sara Favriau "Prologue pour une chimère"

Chaumont-sur-Loire : le printemps de l'art contemporain
Stéphane Guiran "Le Nid des murmures"

Stéphane Guiran "Le Nid des murmures"

Andrea Wolfensberger

Andrea Wolfensberger

Guiseppe Penone, "Idea di Pietra"

Guiseppe Penone, "Idea di Pietra"

www.domaine-chaumont.fr

(c) F.S. 31/03/2017.

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Art contemporain à Chaumont-sur-Loire : c'est la saison

3 Avril 2016 , Rédigé par F.S Publié dans #concept

Petite déambulation au Domaine de Chaumont-sur-Loire, pour la 8e saison des expositions d'art contemporain.

Photos (c) F.S.

- "Cairn" d'Andy Goldsworthy -

- "Cairn" d'Andy Goldsworthy -

- "Chaos" de Vincent Barré -

- "Chaos" de Vincent Barré -

- El Anatsui, artiste ghanéen vivant au Nigéria. Oeuvre constituée de "matériaux de rebut" -

- El Anatsui, artiste ghanéen vivant au Nigéria. Oeuvre constituée de "matériaux de rebut" -

- El Anatsui (détail). Lion d'or à la Biénnale de Venise en 2015 -

- El Anatsui (détail). Lion d'or à la Biénnale de Venise en 2015 -

Art contemporain à Chaumont-sur-Loire : c'est la saison
- Wang Keping (sculptures sur bois noircies au feu) ; artiste chinois autodidacte -

- Wang Keping (sculptures sur bois noircies au feu) ; artiste chinois autodidacte -

- Wang Keping -

- Wang Keping -

- "Ailleurs, ici" de Sarkis. (12 de ses 72 vitraux ont été conçus spécialement pour le Domaine) -

- "Ailleurs, ici" de Sarkis. (12 de ses 72 vitraux ont été conçus spécialement pour le Domaine) -

- Cours intérieure du château de Chaumont/Loire -

- Cours intérieure du château de Chaumont/Loire -

- Par la fenêtre -

- Par la fenêtre -

- 1000 km, 1001 histoires -

- 1000 km, 1001 histoires -

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KFC : du poulet, en veux-tu ? En voilà !

12 Novembre 2015 , Rédigé par F.S Publié dans #Presse book, #concept

Le 188e KFC en France est ouvert à Blois depuis le 10 novembre. Il y avait du beau monde la veille pour se pencher sur son berceau lors de l'inauguration.  

- les fameux "buckets". Le poulet, c'est meilleur quand c'est partagé -

- les fameux "buckets". Le poulet, c'est meilleur quand c'est partagé -

KFC. Kentucky Fried Chicken. « Le spécialiste des vrais morceaux de poulets entiers cuisinés sur place », dit le slogan. Le géant américain de la restauration rapide, fondé à la fin des années 30 du siècle dernier par Harland Sanders (alias « le colonel Sanders »…), a ouvert le 188e restaurant français de la marque à Blois, boulevard de l’Industrie, le 10 novembre dernier.

Un restaurant rapide construit… rapidement, c’est le moins qu’on puisse dire : en à peine 6 mois tout était fait ! Permis de construire, construction, aménagements urbains nécessaires au futur afflux de clients, assainissement etc. On connait des projets blésois qui mettent plus de temps à sortir de terre (1). 

Mais le poulet de l’oncle Sam – pardon, Sanders – c’est du rapide. Ce natif de Louisville, Kentucky, mit au point en 1939 la cuisson du poulet sous pression. Les morceaux, découpés sur place, sont ensuite saupoudrés de farine afin d'être panés, puis après un passage au four atterrissent dans des « buckets », sorte de petits sauts en carton où les clients peuvent picorer en trempant les morceaux dans des sauces. Car chez KFC, ce qui est épatant, c’est aussi le « partage »...

10.000 emplois en France, en 10 ans

A la barre de la machinerie, un Breton. Erwan Tourtelier, physique de basketteur et mince comme s’il ne mangeait jamais de burgers, 42, marié et sept enfants, déjà partenaire-franchisé du KFC de Saran, près d’Orléans. Un self-made-man lui aussi sous pression, à l’américaine mais en France, ce qui est rare et d’autant plus impressionnant. « Je suis entré à 18 ans chez Quick, comme simple équipier. J’ai gravi tous les échelons. Ensuite – après un passage chez Castorama et Bricorama, je suis passé chez KFC, et après avoir été directeur des opérations au niveau national, j’ai ouvert ma première franchise à Saran, puis maintenant à Blois », explique le jeune homme de bonne famille avec franchise aussi. Pourquoi donc avoir quitté la maison Quick après tout ce chemin avec eux ? « Chez KFC, ce qui me plaisait, c’est qu’ils ont un savoir faire ancestrale. Aujourd’hui, je suis fier d’ouvrir ce restaurant en Loir-et-Cher, ce qui me permet de développer mon projet entrepreneurial dans la région », ajoute-t-il sans se séparer de son sourire très managérial, et de sa chemise blanche immaculée estampillée du logo de la firme. So corporate

Côté employés justement, KFC peut se targuer, en 10 ans, d’être passé de 10 restaurants sur le territoire national à… 200 en milieu d’année 2016 ! 10.000 emplois ont été créés. Entre les deux, un investissement à l’américaine : 500 millions d’euros. « Il y a plus de 20.000 restaurants KFC dans le monde » ajoute un ponte de la maison mère venu boire lui aussi le champagne de KFC lors de l’inauguration. « En semaine normale, on table sur 60.000 € de chiffre d’affaires. Les premières semaines d’ouverture, c'est environ 150.000 € de C.A ». Des chiffres qui donnent le tournis. Mais tout le monde ne rentre pas dans la salle de restauration – au nouveau décor et design créé spécialement pour Blois, et qui devrait servir ensuite à tous les KFC dans le monde. « 40 % du C.A se fait avec le drive », ajoute Erwan Tourtelier. Car si on ne peut plus téléphoner en conduisant, on peut toujours grignoter au volant, voilà pourquoi les restaurants du Kentucky poussent souvent près des grands axes routiers, très fréquentés. 

Côté emplois donc, ce sont « 55 emplois, de 18 à 53 ans » qui seront créés, mais pas tous en même temps, et pas tous à temps plein. Des contrats « 24 heures » d’intérimaires seront signés en fonction de la demande. « 25 personnes seront présentes en situation standard » dit le jeune directeur. Une réactivité très anglo-saxonne qui fait le succès - et les marges - des restaurants de poulets de M. Sanders. 

- des charlottes, des élus, et des employés KFC -

- des charlottes, des élus, et des employés KFC -

Marc Gricourt, maire de Blois et vice-président de l'agglo en charge des questions économiques, et Christophe Degruelle, président d’Agglopolys, n’ont pas raté l’inauguration et se sont vu offrir un beau tablier rouge estampillé du logo de la marque. Tous deux se réjouissent des emplois créés, en attendant ceux générés par Leroy-Merlin au printemps prochain (90 emplois pour l’hyper du bricolage qui s’installera zone d’activités de la Garbottière, Leclerc etc.). Et un grill Courtepaille été 2016. Bientôt donc, la périphérie de la cité blésoise n'aura rien à envier aux villes de même strate, et à leurs cousines du Kentucky...  

A ceux qui pourraient penser, caustiques personnages (y en a-t-il ?) que c'est « encore un truc de malbouffe américaine qui vient nous envahir ! », KFC indique, dans son communiqué officiel d’inauguration, que si la farine utilisée dans la conception de la panure vient des Pays-Bas, deux fournisseurs de poulets sont français : « Doux » à Châteaulin (Finistère) et « Gastronome » dans la Sarthe voisine.

Après, libre aux potentiels clients blésois de « jeuner avec les aigles, ou picorer avec la volaille », selon le proverbe sud-américain (dit-on)…

F.S

(1) Certains depuis trente ans, comme le "chevet Saint-Vincent"... 

KFC Blois, 34 bd de l’Industrie. 

20.000 restaurants dans 120 pays. Appartient au groupe Yum ! Brands Inc (avec Pizza Hut et Taco Bell). Ce qui totalise 41.000 restaurants dans 125 pays. 

- C. Degruelle (à g.) et E. Tourtelier, au champagne. Avant le cola ? -

- C. Degruelle (à g.) et E. Tourtelier, au champagne. Avant le cola ? -

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Krav maga : grave défense

27 Février 2015 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #concept, #Presse book

 

  SAB 2072 R

 

 

Phénomène de société ou de mode, les cours de self défense attirent de plus en plus de monde, pour de multiples raisons. Nous avons poussé la porte d’un cours de krav maga, self défense israélien. Ça décoiffe.

 

On vous aura prévenu : avant d'importuner gravement quelqu'un (ou quelqu'une) dans la rue, demandez-lui d'abord s'il pratique le krav maga. Si c'est oui : partez en courant le plus vite possible !

Professionnels de la sécurité, citoyen lambda ayant eu des petits soucis avec une agression dans la rue, ou tout simplement personnes voulant se rassurer : vous êtes dans la ligne de mire du krav maga. Le quoi ? Le krav maga, une technique de self défense inventée par Imi Lichtenfeld dans les années 30 (lire ci-dessous). Le krav maga, littéralement en hébreu " combat rapproché ", utilise des techniques simples, rapidement assimilables par tous, et utilisant pour arme principale le corps humain.

 

Agressivité, et mental

 

Dans cette salle municipale de Blois, un mardi soir, tous les rideaux sont tirés : rien ne filtre depuis l’extérieur. Seuls des cris barbares troublent le visiteur qui s’approche de la porte. À l’intérieur, une trentaine de personnes, plutôt jeunes (moins de 40 ans), certains vêtus de tee-shirts et pantalons de jogging noirs, d’autres en " battle " (pantalons à poches) beiges et tee-shirts kaki, sur lesquels trône un signe cabalistique et des inscriptions hébraïques. Mais quelle est cette étrange secte ? Ça n’est pas une secte, mais un cours de krav maga. " On ne joue pas au héros. Si on vous demande portefeuille, clés de voiture, téléphone portable : donnez tout ! Ensuite, courrez ! " explique, sans rire, Hugo Vial, moniteur bardé de tous les diplômes nécessaires à l’enseignement de cette discipline pas comme les autres. " Le krav maga n’est pas un art martial, on est là pour développer l’agressivité et le mental. Si on possède plein de techniques et pas le mental, c’est inutile. Une agression, ça va très vite, il faut faire fonctionner sa tête autant que le reste. " L’objectif de ce combat rapproché, c’est de frapper vite et fort, pour se dégager d’une situation embarrassante. " Tout est fait pour faire mal, tout de suite, très vite ", ajoute Hugo Vial, dont on sent à la détermination vocale et au regard qu’il ne vaudrait sans doute mieux ne pas trop le titiller sur un parking le soir ou dans une rue sombre…

 

Coups de pieds dans les parties génitales, coups de coudes, coups de poings au plexus solaire, coups pieds circulaires sur le genou : ça ne rigole pas, on a l’impression d’être dans une formation pour service de protection des hautes personnalités, ou du GIGN. " L’armée, le GIGN en effet, le RAID ou le GIPN, les professionnels de la sécurité utilisent le krav maga en effet ", précise l’animateur. " Ici, on ne délivre pas de diplômes, pas de ceintures, pas de grades. La seule compétition, c’est de rester en vie lors d’une agression. " C’est la raison pour laquelle Hugo demande à ses participants d’être habillé " comme dans la vie de tous les jours. Si vous vous faites agresser, ça sera dans la rue, devant un distributeur de billets, au téléphone, en sortant de votre voiture sur un parking : vous ne serez pas pieds nus en kimono… " Certes. Mais alors tous ces coups de pieds, coups de poing à l’entrainement ça fait pas mal, docteur ? " Coquille de protection, protèges tibias, et surtout bon esprit. Ici, même si on développe l’agressivité, il ne faut pas être agressif. Je suis très regardant sur les nouveaux venus, leurs motivations, la façon dont ils se présentent etc. Si je pressens un mauvais esprit : dehors ! "

 

Émilie (secrétaire de 32 ans) et Sandrine (professeur au CFA de 40 ans), tout de noir vêtues, confirment cet état d’esprit. " On vient ici pour développer des compétences, la réactivité, l’explosivité. Les coups ne sont pas complètement portés, il y a un très bon esprit. On s’amuse aussi, les gens sont sympas il n’y a pas de problème. " Quand même, comment a réagi leur entourage quand elles ont montré ce qu’elles savaient désormais faire ? " Au départ les gens trouvaient ça violent, c’était un ressenti. On a expliqué, et notre entourage a vu aussi combien on avait gagné en confiance, sans changer de comportement. Ça rassure. " Vincent, jeune chercheur adepte de football, voulait " quelque chose de différent. " Il est servi. " Franchement c’est très physique, très complet, j’aime bien. L’état d’esprit n’est pas du tout celui qu’on pourrait penser vu de l’extérieur. "

 

Couteaux, pistolets factices mais très réalistes pour certains : le cours continue pour ceux qui ont un niveau un peu plus élevé que les débutants. Hugo Vial répond à nos inquiétudes : " On s’entraîne mais de manière réaliste. Il n’y a pas vraiment de règles si on considère qu’à l’extérieur, il n’y en a plus non plus. Autrefois, c’était un contre un. Maintenant, vous avez quatre, cinq, six mecs qui vous tombent dessus et il y en a un qui filme pour diffuser ça sur Facebook ou Youtube ! Plus de valeur, plus de morale ! Être un peu vicieux à l’entraînement, ça peut servir en situation réelle à l’extérieur. " Le samedi matin, beaucoup de femmes et de jeunes viennent au cours. Pour ces derniers, c’est adapté : pas d’agressivité, juste développer des réflexes. " Les femmes prennent confiance en elles, pas besoin d’être costaud. Elles se rendent comptent qu’elles pourraient faire très mal s’il le fallait. "

 

Au krav maga, " Il n’y a que deux grades : soit tu es élève. Soit tu es instructeur. À la base c’est militaire. Mais c’est une discipline moderne. Quand tu es pris par surprise, dans des attitudes de la vie quotidienne, il faut sauver sa peau ou celle de son conjoint. "

Compris ?

 

FS

 

Tout savoir sur : Académie défense systèm’s : www.dpkmf.com . Krav maga, kick boxing, balintawak eskrima, cross training. 140 adhérents. Cours salle J. Cros, dojos Saint-Georges et Saint-Gervais-la-Forêt, gymnase Sauvageau.

 

 

SAB 2075 R

                   - Très prisés par les femmes, les cours de self défense leur donnent des arguments... imparables -

 


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C'est quoi, ça vient d'où ?

 

Né à Budapest en 1910 et élevé à Bratislava (ex-Tchécoslovaquie, aujourd’hui capitale de Slovaquie), Imi Lichtenfeld met avec des jeunes athlètes des techniques d’auto-défense dès les années 30, pendant la montée du fascisme. La Seconde Guerre Mondiale est pour lui l’occasion de les perfectionner et de les enrichir du retour de combat des soldats. À partir de 1948 il devient chef instructeur au Tsahal (l’armée israélienne), et développe des méthodes simples, efficaces, et rapidement assimilables y compris pour des soldats à la condition physique inégale. Chemin le plus court, défense et contre-attaque simultanée, etc. Pendant longtemps, ces techniques demeurent secrètes et ne sortent pas d’Israël. C’est au début des années 80 que le krav maga va s’internationaliser, aux États-Unis et en Europe. Le Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) est notamment intéressé. L’armée utilise déjà des techniques similaires, appelées " CAC " (Corps à corps) ou " Close combat ". Utilisant les réflexes naturels du corps humain, minimisant la prise de risque pour soi-même, le krav maga permet de se défendre contre les attaques surprises à l’arme blanche ou aux armes de poings. Il permet aussi de transformer les objets à portée de main en véritable armes d’auto-défense (une bouteille d’eau, un téléphone, des clés etc.).

Il existe une fédération européenne de Krav maga (FEKM) et en France certains clubs sont affiliés à la FFKDA, Fédération française de Karaté et disciplines associées. Récemment, des clubs – dont Académie Défense Systèm’s à Blois - se rapprochent de l’OIS, Operative Israeli System, fondée par Aaron Elbaze, grand spécialiste de la discipline et formateurs des services secrets partout dans le monde, représenté à Paris par Philippe Glikman.

Environ 10.000 licenciés en France sont adeptes de cette discipline inspirées par la boxe pieds-poings, le jiu-jitsu et la lutte.

 

www.kravmaga-paris16.com/aaron-elbaze

 

 

Article paru dans la Renaissance du Loir-et-Cher du 27 février 2015.

 

 

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Un " Tumulte " qui va faire du bruit !

13 Février 2015 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #concept, #Presse book

 

Cortex-2050

                         - Photo : Aurélie Coudière -

 

 

Le " Tumulte " réunit au sein d’une innovation un écran panoramique sur lequel sont projetées des images numériques calculées en temps réel et en relief. Comment ça marche ? Suivez le ruban…

 

Connaissez-vous Le Secret du Ruban-monde ? Pas encore ? Vous devriez en entendre parler. Ce film d’animation en 3D projeté sur un écran 360° en relief a fait un tabac au 42e Festival de la Bande dessinée d’Angoulême. Et pourrait bien avoir des applications dans le domaine touristique, en Val de Loire au pays des châteaux pourquoi pas ?

Andreas Koch, 55 printemps, et gérant de Cortex productions, a imaginé la première fois ce procédé en 1999. Plus exactement, il en a rêvé. À l’époque, il travaille pour l’industrie pharmaceutique (Rhône-Poulenc), " à mi-chemin entre la communication et le marketing, en faisant des films de synthèses reconstituant les actions de la biologie sur les tissus du corps humain ", explique-t-il avec son léger accent franco-allemand à la sauce charentaise. En 2010, il lance l’aventure, en redécouvrant les panoramas, dont les Allemands sont friands. À Dresde, Berlin ou Leipzig, l'artiste Yadegar Asisi en a déjà installé. Sa dernière œuvre a pris place à  Rouen, un panorama de très grande taille (26 mètres de hauteur, 120 mètres de long et 30 mètres de diamètre), racontant l’histoire de la ville aux cent clochers à l’époque de Jeanne d’Arc. Le très pédagogue Andreas décide de se réapproprier ce style, à sa façon (1). Il a aussi remarqué que dans la projection d’un film en trois dimensions, la narration restait linéaire. À l’inverse, en " réalité virtuelle ", le spectateur peut choisir. " L’utilisateur va plus vite vers ce qui l’intéresse. Il a envie d’intervenir, de toucher, de transformer ", ajoute-t-il. Il se tourne donc vers l’image animée, mais techniquement, la 3D dans une sphère, c’est difficile. " Les studios Disney s’y sont déjà cassé les dents dessus, et disaient que c'était impossible ", dit-il malicieusement au dessus de ses petites lunettes. L’Allemand a dit : " Impossible ? Ce n’est pas Français… L’homme est un être social, habitué à vivre en groupe. On s’est dit : il faut que le public intervienne. "
 

 

Soutenu par tout le monde

 

Alors, avec l’aide de deux ingénieurs centraliens de Lyon, est né " Tumulte ", une innovation utilisant un écran panoramique sur lequel sont diffusées des images numériques calculées en temps réel et en relief. Le spectateur, en immersion, peut interagir avec les différents éléments du contenu. Équipés de lunettes 3D, le spectateur est au cœur de l’écran cylindrique de 8 mètres de diamètre sur 3,50 mètres de haut (pour l’instant !). Huit projecteurs disposés à distance égale complètent l’installation pour une projection sans rupture. Dans Le Secret du Ruban-monde (dessin Alexandre Clérisse et scénariste Thierry Smolderen, durée du film 10 mn), le public s’immerge dans une science-fiction style années 50, racontant le cycle de la vie. Tels des nouveaux pionniers, les spectateurs, en pointant du doigt ou de la main les objets qui flottent autour d'eux, apportent à ce ruban-monde l’énergie, l’eau, les bâtiments et repousse même une pluie d’astéroïdes. Le résultat est envoûtant. " La finalité c’est de projeter ça sur un écran de 35 mètres sur 25 ", annonce le boss de Cortex productions. " Tout le monde nous a soutenu : les fonds Feder de l’Union européenne, l’État par un crédit impôt-recherche (il s’est retrouvé à déjeuner avec d’autres porteurs de projets à la table de l’Élysée, NDLR…), la Région, le Conseil général de Charente, Grand Angoulême, et même le conseil municipal. Plus Dargaud, plus Lisea, la société concessionnaire de la Ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux. "
 

 

Un "Tumulte" à Chambord ?

 

Avec de telles fées penchées au dessus du berceau de ce " Tumulte ", Andreas Koch espère commercialiser cette innovation technologique dès ce mois de février, disponible à l’achat ou à la location. " Quatre marchés sont possibles ", ajoute-t-il encore. " Les musées, les parcs à thèmes. La simulation industrielle ou militaire. Les smartschool (universités à distance) et on voit déjà comment la médecine pourrait à distance simuler des opérations. Et les arts contemporains numériques. "

Et pourquoi pas le tourisme avec par exemple les châteaux de la Loire, qui pourraient plonger le spectateur au cœur de leur construction, de leur vie de l’époque, en immersion totale ? " Léonard de Vinci, il avait une idée géniale à la minute, nous on en est très loin, mais cette application pourrait être spectaculaire ", conclut-il. Et on se prend déjà à rêver d’un " Tumulte " à Chambord, ou au Château royal de Blois…

 

Facebook : page " Tumulte ". www.cortexproductionscom.

(1) Le sujet n’est pas neuf : au fronton du théâtre du Rond-Point à Paris le mot " panorama " est gravé dans la pierre. Le lieu servait à l'origine à leur exposition. Au Futuroscope, on peut voir depuis plusieurs années des films projetés sur écran 360°.

 

 

article paru dans La Renaissance du Loir-et-Cher du 13/02/2015

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La frontière (Zone n°4)

19 Février 2012 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #concept

 

(Un projet photographique, # 4)

 

 

 

SAB 1589 R

 

 

 

 

Ça faisait un certain temps qu’en passant sous ce pont, j’avais l’impression de passer une frontière. Un trait d’union entre deux rives, une symbolique forte qui divise la France en deux : le nord et le sud de la Loire. Pourtant, dans le cas présent, on reste du même côté, en l'ocurrence le sud. Néanmoins, le sentiment est tenace d'avoir franchit quelque chose. Comme passer une porte. Aller de l’autre côté. Changer de monde, de décor, de vie, de société.
 

La route départementale 751, qui relie la Ville-aux-Dames à Tours longe Saint-Pierre-des-Corps. Pour beaucoup, Saint-Pierre-des-Corps, c’est juste une gare, à proximité de Tours, et c'est tout. Une ville (?) collée à une autre ville, ni grande, ni petite, ni métropole, ni ville moyenne : Tours, point. Saint-Pierre-des-Corps, c’est une gare de triage, un « techno-centre » de la SNCF, une banlieue rouge, communiste depuis toujours, ou presque. Un bastion. Une forteresse. Saint-Pierre-des-Corps, un lieu à part, coincé entre le rien de l’Indre-et-Loire, route venant de Montlouis-sur-Loire et Amboise, cité plaquée contre la Loire (au nord) et le Cher (au sud). A l’ouest, du nouveau, déjà ancien : l’autoroute A10. Un ruban qui coupe la ville en deux : d’un côté, Tours, la bourgeoise. De l’autre : Saint-Pierre-des-Corps, l’ouvrière, la besogneuse, la cité dortoir. Contre ses flancs coule un fleuve, cette Loire qui détonne dans le paysage, présente depuis les temps immémoriaux et comme incongrue aujourd'hui. Dans l’autre sens, filant vers le nord, une suture : l’autoroute de béton et de goudron, comme une saillie dans la chair humaine plantée-là.
 

Encore un lieu à l’apparence sans âme, comme déjà évoqué ici. Ce n'est pas le cas bien entendu. Plusieurs fois, traversant l’ancien octroi dont ne subsiste que le nom d’un bistrot, j’avais éprouvé le sentiment de ce changement de monde. Et d’une vie, présente là dans ce lieu défiant les règles de l'urbanisme, adossé à la sauvagerie du fleuve qui n'a de sauvage que le nom. Un jour, en voyant la pancarte d’entrée de ville et le jumelage étonnant avec Hébron, en Palestine, j’avais trouvé la chose singulière, et confirmant le sentiment qu’ici, on était dans un entre-deux urbain, rapidement bouffé par la ville et tout aussi absorbé par la campagne environnante, liée à la Loire que la route ne touche jamais, par l’entremise de la digue dont chacun espère, de l’autre côté, qu’elle ne cèdera jamais… Un habitat étrange se niche derrière elle, mais ce sera l’objet d’un prochain épisode.

 

En attendant, voici quelques lignes de fuite de cette frontière à la fois naturelle et artificielle. Un lieu comme aucun autre (encore !). Rectitude d’un pont autoroutier et trait d’union d’un fleuve historique, royal, « sauvage », dessus, dessous, à côté : et toujours avec. Comme une croix.

 

 

 

SAB 1564 R

 

 

 

 

 SAB 1554 R

 

 

 

 

SAB 1558 R

 

 

 

 

 

SAB 1568 R

 

 

 

 

 

 SAB 1563 R

 

 

 

 

 

SAB 1576 R

 

 

 

 

 

SAB 1591 R

 

 

 

 

 

SAB 1593 R

 

 

 

 

 

SAB 1596 R

 

 

 

 

 

 SAB 1586 R

                                                                - Pauvre Victor... -

 

 

 

 SAB 1601 R

 

 

 

 

(c) Fred Sabourin. 19 février 2012. SPDC, Indre-et-Loire (37).

 

 

Les autres épisodes de cette série : Zone ; Zone (2) ; Pantin (Zone, session 3) .

 

 

 

 

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Pantin (Zone, session 3)

27 Janvier 2012 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #concept

 

 

 

 

SAB 1273 R

                                                     - Godasses -

 

 

 

 

SAB 1283 R

                                                      - Ligne de fuite -

 

 

 

 

 SAB 1282 R

                                                           - Trait d'union -

 

 

 

 

SAB 1286 R

 

 

 

 

 

SAB 1291 R

                                                     - Ici ou là -

     

 

(c) Pantin, Porte d'Aubervilliers, Canal de l'Ourcq. Janvier 2012.

 

 

 

 

 

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Zone (2)

11 Janvier 2012 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #concept

 

 

 

SAB 0920 R

 

 

(un projet photographique, suite)


 

Ici, pendant presque quarante ans, se dressait une belle base de loisirs : auberge de jeunesse, piscine en plein air de cinquante mètres, et un camping. Bourgines, à Angoulême, Charente.
Pour beaucoup d’Angoumoisins, Bourgines, c’était d’abord et avant tout une piscine, où on venait passer du temps l’été, à une époque pas si lointaine où les bassins individuels n’avaient pas encore envahit les jardins des pavillons de banlieue ou des maisons chics du centre ville. Beaucoup y apprirent à nager. Certains y ont compté fleurette, sur le béton des dalles irrégulières qui râpaient les pieds ou sur la pelouse, derrière une haie, plus discrète. On y fumait des blondes à dix balles le paquet - des Dunhill bleues, des Craven ‘A’ ou des Benson & Hedges -  en compagnie de jolies brunes dont les tétons pointaient sous le maillot mouillé, en mastiquant des gommes à mâcher à la chlorophylle, pour garder l’haleine fraîche. Les plus audacieux osaient sauter, ou plonger, du haut des cinq mètres de plongeoir qui dominait le rectangle bleu, sous les yeux des belles de jour qui attendaient l’exploit, ou le plat. D’autres enfin scrutaient le fond, cinq mètres plus bas, imitant un certain Jacques Maillol dans Le Grand bleu. Bourgines, c’était une piscine, une époque, des vies.

 

A côté de celle-ci, il y avait le camping municipal du même nom. « Cent quatre vingt emplacements de caravanes, » me dit le vieux que je croise contre toute attente dans ce lieu désormais désert et à l’abandon, en friche, en zone. Je prenais des photos dans ce qu’il reste de sanitaires, aux murs défoncés, tagués, au sol jonché d’immondices et de déjections, de briques et de tuiles, quand j’ai entendu ses pas. J’ai alors pensé à des flics en ronde, ou un squatter qui m’aurait vu rentrer. Me croyant seul, j’avoue, j’ai flippé. Non, c’était un octogénaire, « un des deux derniers propriétaires de petits jardins ouvriers d’à côté, » me dit-il. On a discuté, un peu. Il croyait que je faisais « mon inspection. » Il m’aura pris pour un flic, lui aussi, ou quelqu’un de la mairie, sans doute. Il m’annonce qu’il vient ici « faire son tour, et voir les occupants de la caravane, là bas dans l’fond. » Une caravane ? Oui, et bien planquée, entre les arbres et le reste de végétation surabondant. Des grilles ferment cette sorte d’enclos, fausse propriété privée où des chiens aboient. Il me plait qu’ils soient derrière et que le dit enclos semble hermétique. Pas âme qui vive autre que ces cabots, on sent néanmoins la présence humaine ordinaire de gens hélas ordinaires, qui, exclus de tout, vivent dans ces abris de fortunes, à l’écart, planqués, repoussés, exilés. Deux toiles de tente jouxtent la caravane, je les découvre en faisant le tour par un trou du grillage de l’ancien camping.
 

Des gens vivent là, comme près du parking où j’ai laissé ma bagnole tout à l’heure. Sur une autre caravane, plus visible, dont l’auvent est fait de bric et de broc, de toiles et de palettes, il est écrit le modèle : évasion 400 luxe. D’autres avaient aussi posé leur caravane près du stade, entre noël et nouvel an, mais celle-ci vient de disparaître, seules restent les traces d’une courte organisation de vie dans ce coin en friche, vestiges d’anciens jardins ouvriers. Quand je reviens vers ce parking, un homme et une femme, d’un âge certain, coupent du bois mort humide tombé là. Ils ramassent le tout et le rangent dans un petit chariot à course, modèle pour bourgeoises du plateau de la ville haute, ou de la mémé qui ne peut plus porter de sacs.

 

J’ai décidé de publier ces photos. Ces lieux ont l’air sans vie, sans âme, sans rien. C’est un leurre. Personne ne regarde ces lieux, ou si peu, et c’est bien dommage. Ils rebutent et sont repoussés peu à peu du centre clinquant de nos villes, quelle que soit leur taille. Mais ils existent, ces lieux de rien, ces lieux de friches, ces lieux de zones. Ils se rappellent à nous quand on veut bien les regarder vraiment, en prenant le temps, en ouvrant les yeux, tout simplement.
Et, contre toute attente sans doute, ils témoignent d’une vie qui est encore là, tristement là même parfois. Ils ont une âme, et celle-ci mérite qu’on la mette en pleine lumière.

 

 

 SAB 0930 R

                                                   - Vague terrain -

 

 

 SAB 0941 R

                                                 

 

 

 

SAB 1016 R

                                                       - 50 mètres olympiques -

 

 

 

SAB 1023 R

 

 

 

 

 SAB 0948 R

 

 

 

 

 SAB 0954 R

 

 

 

 

 

SAB 0955 R

                                                               - Réception ? -

 

 

 

 SAB 0957 R

 

 

 

 

 

 SAB 0959 R

 

 

 

 

 SAB 0964 R

                                                  - Douche froide -

 

 

 SAB 0971 R

 

 

 

 

 SAB 0974 R

                                                      - Jeux interdits -

 

 

 

 SAB 0976 R

                                                  - Homo sapiens -

 

 

 

 SAB 0982 R

                                               - Vivre ? -

 

 

 

 

 SAB 0987 R

                                                     - Camouflage -

 

 

 

 SAB 0992 R

 

 

 

 

 

SAB 1001 R

                                                          - Jeux interdits (2) -

 

 

 

 SAB 1004 R

                                                        - Ligne de fuite -

 

 

 

 SAB 1032 R

 

 

 

 

 (c) Fred Sabourin. Janvier 2012, Angoulême.

 

Nikon d300, objectif Tamron 10-24 mm. Focale moyenne : 5 et 9-11.

 

 

 

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Mon beau sapin

8 Janvier 2012 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #concept

 

 

 SAB 1033 R

                                                       - Présumé coupable -

 

 

 

Ça sent le sapin pour le roi des forêts...

 

 

 

SAB 1042 R

                                                       - Sans titre -

 

 

 

SAB 1045 R

                                                - Abonné absent -

 

 

 

 

SAB 1038 R

                                                      - Diabolo-menthe -  

 

 

 

 

SAB 1036 R

                                                    - Mi-temps -

 

 

 

SAB 0937 R

                                                    - Evasion -

 

 

 

(c) Fred Sabourin. Janvier 2012. Angoulême

 

 

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No comment

3 Novembre 2011 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #concept

 

SAB 0436 R

                                               - Nature (morte) -

 

 

En attendant le retour des écritures...

 

Tiens au fait Charlie a brûlé.

Et personne pour soupçonner Siné ?

Si c'est pas une erreur judiciaire ça !

 

Bourlingue & vagabondage jusqu'au 13 novembre environ.

 

 

 

SAB 0375 R

                                             - Mangez-en tous -

 

 

SAB 0366 R

 

 

 

 

SAB 0371 R

 

 

 

 

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