Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 08:03

 

 

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Le Trophée François Ier réunit les aéronautes passionnés et néanmoins compétiteurs, au coeur de la Sologne. Villesavin, Cheverny, Chambord, Valençay : les plus beaux sites s'ouvrent aux décollages matinaux - très matinaux - des montgolfières chères aux frères du même nom, originaires d'Annonay en Ardèche.

Pour qui aime se lever avant les poules et bien avant le soleil, après quelques coups de brûleur façon barbecue sans les saucisses (dommage, à cette heure-là, cela peut être bon), le voyage est passionnant.

La chasse au "renard" est lancée. Ce dernier, en réalité cette dernière puisqu'il s'agit d'une montgolfière, est à poursuivre, puis il faut viser une grande croix posée au sol avec un petit lest entouré de ruban jaune. S'approcher le plus près possible de la cible, tel est l'objectif de mes deux pilotes, un vieux chouffe de 20 ans d'expérience et un "jeunot" en apprentissage (un pharmacien en pré-retraite, c'est un sport de riche...).

Atterrissage un brin brutal - les masses d'air sont capricieuses à cette heure-ci et surtout au raz du sol - dans un champ sablonneux solognot, mais satisfaction des pilotes qui émargent "un bon vol".

Quant à nous, même si ce fut bien court (environ une heure) c'est une expérience unique pour les yeux et les tous les sens. Une invitation au voyage. 5 semaines, pourquoi pas...

 

 

 

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(c) Fred Sabourin. 28 mai 2012. Château de Villesavin (Tour-en-Sologne) - Soings-en-Sologne.

 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : émerveillement
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 15:30

 

 

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                                                     - Artigues d'Anouilhas -

 

 

En attendant le texte, les images...

 

 

 

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                                          - Artigues de Balour -

 

 

 

 

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                                                - En personne -

 

 

 

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                                           - Gorges de Balour -

 

 

 

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                                                - Jean-Pierre depuis une variante du col de Lurdé -

 

 

 

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                                        - Près du Caillou de Soques -

 

 

 

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                                                             - Crète de Peyrelue -

 

 

 

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                                                    - Col de Peyrelue -

 

 

 

(c) Fred Sabourin. 17 - 20 mai 2012. Vallée d'Ossau, Béarn (64).

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : montagne
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Lundi 7 mai 2012 1 07 /05 /Mai /2012 11:52

 

 

 

SAB 3743 R

 

 

 

 

Le changement. Maintenant. Enfin, c’est ce qui se dit. Résonne-t-il comme un écho à la sentence immortelle de Tancredi, le neveu du Prince de Salina, dans Le Guépard de G.T. di Lampedusa, adapté au cinéma par Visconti : « Il faut que tout change, pour que rien ne change »
 

 

Toujours est-il que voilà, ça y est, on y est. Depuis le temps qu’on nous en parlait ! Quasiment cinq ans. De manière frénétique depuis un an. On a même versé dans l’hystérie depuis janvier, et depuis un mois c’est l’indigestion. Le second tour de la présidentielle 2012 est enfin passé, et nous sommes, à l’heure où nous écrivons ces lignes, à J+1. Comme avec le Beaujolais nouveau, on a même déjà un peu la gueule de bois. Pour beaucoup de Français pourtant, ce matin rien ne change. Comme tous les matins, certains d’entre nous se sont réveillés fatigués par une nuit trop courte à cause d’angoisses du lendemain. Comme une envie de ne pas se lever. D’autres sont montés dans leur bagnole, vieille et brave bagnole, et ont pensé au prix du plein d’essence qu’ils allaient avoir à mettre dans le réservoir. Des enfants et adolescents ont pris le chemin de l’école en se demandant ce qu’ils allaient y faire. Des chômeurs auront rendez-vous pour une « formation » à Pôle Emploi, comme depuis deux ou trois ans pour certains. Des chefs de petites et moyennes entreprises – déjà à l’œuvre depuis longtemps – se demanderont aujourd’hui comment faire pour boucler un carnet de commandes affichant un profil d’anorexique. Des personnes âgées auront fait le tour de leurs activités quotidiennes à 9 heures du matin, puis ne verront plus personne de la journée. Etc. etc.
 

 
Pourtant, comme à chaque élection présidentielle dans notre bonne vieille République, il flotte dans l’air comme un parfum d’espoir. C’est vrai, 51,2 % des votants, soit 18 millions de Français sont finalement contents ce matin : leur candidat a été élu, ou bien celui qu’ils n’aimaient pas a été battu. Ça laisse quand même sur le banc de touche un sacré paquet de frustrés, mais bon, réjouissons-nous avec les ravis de la crèche, les irréductibles optimistes, les dévisseurs d’ampoules, les joyeux drilles du militantisme politique. C’est le jour où jamais, car dès demain, ce sera trop tard. L’état de grâce ne durera pas longtemps, et il n’aura d’ailleurs sûrement pas lieu. La tâche qui s’annonce est immense, et Hercule lui-même devrait rajouter un treizième travail à son agenda. Pas sûr que finalement, le vainqueur de cette élection se réjouisse de ce qui l’attend. Et puis, il y a les 2,147 millions d’électeurs qui ont choisi le vote blanc, dont il faudra un jour entendre la lancinante petite musique avant qu’ils ne versent probablement dans des choix plus… extrêmes. Rendez-vous en 2017, c’est-à-dire après-demain. 
 

 

Il y a une semaine, on s’écharpait encore au sujet de la fête du travail. Nous ne savons pas si le travail mérite une fête, et ce n’est pas le moment d’en débattre. Une chose est certaine : si un quinquagénaire a perdu le sien, un autre a un « vrai travail », en CDD certes, mais un « vrai travail ». Un jeune devrait alors sans tarder décrocher un CDI quelque part en France. Il vaudrait mieux qu’ils soient plusieurs, sans ça, et sans jouer les Cassandre, il se pourrait que ces jeunes se manifestent vite et fort. Et ils ne seront pas seuls. C’est sans doute aussi ça, la fameuse justice.


« Nous fûmes les guépards, les lions ; ceux qui nous remplaceront seront les chacals et les hyènes, et tous, guépards, chacals et moutons, nous continuerons à nous considérer comme le sel de la terre, » peut-on également lire dans l’unique roman de Lampedusa. Le quinquennat qui s’ouvre le fera mentir, ou pas.

 

 

 

(c) Frédéric Sabourin. Blois 7 mai 2012.

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : édito
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 23:42

 

 

 

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                                                       - Congé paternité -

 

 

 

 

 

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                                                       - 5, 4, 3, 2, 1... -

 

 

 

 

 

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                                         - Le temps des (noyaux) de cerises -

 

 

 

 

 (c) Fred Sabourin. Soirée électorale, 6 mai 2012. Blois, Loir-et-Cher.

 

 

 

 

 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : l'évènement
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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 18:44

 

 

SAB 3151 R

 

 


Posons les données du problème : si, comme le disait le Charles de Gaulle, « les Français sont des veaux, » il est très probable que les élites politiques du pays soient aujourd’hui des bœufs. Feindre la surprise en découvrant le score à près de 20% de Marine Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle ne revient pas à faire une faute de goût, mais d’un déni grave d’une réalité qui dérange. Encore une fois, observateurs politiques, sondeurs et élus de tous bords nous rejouent la comédie sur l’air du : « Oh ! Quelle (mauvaise) surprise ! Le Front National est plus haut que prévu ! Diantre ! »
A ce niveau-là de cécité, c’est à se demander si on ne devrait pas confier toutes les analyses pré-électorales, toutes les observations et commentaires à des enfants, qui eux sont généralement plus clairvoyants sur la présence réelle ou supposée du loup embusqué dans la forêt.


Prendre des vessies pour des lanternes


En 2007, l’illusionniste s’appelait Nicolas Sarkozy. Aidé par une équipe de campagne renforcée sur son aile droite (Patrick Buisson, ex directeur du journal Minute), l’épouvantail s’appelait ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Et l’outil : le Kärcher. Avec ça, le candidat UMP avait siphonné une grande partie de l’électorat frontiste, qui, s’apercevant rapidement de la supercherie, a de nouveau et très vite préféré l’original à la copie. Retour au bercail. Entre temps, un borgne cédait la place à une blonde pas si blonde que ça, accompagné d’une épuration des éléments du parti les plus gênants, afin de rendre la bru présentable.
En 2012, l’épouvantail a été sorti des placards oubliés d’un PCF qu’on croyait définitivement mort et enterré. Rien de plus simple en réalité que de repeindre en rouge vif des drapeaux devenus avec le temps rouge pâle, voire rose tout court. Pour ce faire, mettre sous la lumière un orateur comme la France les affectionne : sorti quasiment de nulle part (qui se souvenait de Jean-Luc Mélanchon il y a seulement un trimestre ?), brillant et beau parleur, un peu de Jaurès, un peu de Victor Hugo, et la gouaille anti-système bien affûtée avec juste ce qu’il faut de hargne contre « les journalistes ». La botte secrète : des meetings géants à l’heure de l’apéro dans les centres-villes, rassemblant les ex bo-bo désabusés et revenus de tout, surtout de la politique. C’était nouveau, ni Sarko, ni PS, ni écolo, bref, de quoi s’encanailler un peu entre deux gorgées de Tariquet place du Capitole à Toulouse, village martyr.

 

Pendant ce temps-là, à la caserne…
 

 

Jean-Luc Mélanchon, à la campagne passait pour l’inconnu au bataillon. Nous parlons de la vraie campagne, celle des services publics rares, des Postes et des écoles fermées, des médecins à la retraite et pas remplacés, des transports en commun épisodiques, des chômeurs et des familles monoparentales repoussées là car n’ayant plus les moyens de vivre même en périphérie de villes. Dans les zones rurales, comme dans les quartiers dits sensibles et même résidentiels de nos bonnes villes moyennes, il y avait pourtant un portrait qu’on voyait collé ça et là depuis dix-huit mois : celui de « Marine », la candidate anti-système, la rénovatrice du Front. Celle qui a réussi à voir ceux que tous n’ont pas vus alors qu’ils en parlaient tout le temps : « les invisibles ». Une des seules candidates à proposer un projet. Certes un projet de retour en arrière, mais un projet audible pour des millions de personnes laissés pour compte, notamment par ceux qui originellement en faisaient le fond de commerce : le PS et la droite dite sociale. Les thématiques de Marine - retour au franc, méfiance absolue de l’Europe, préférence nationale, réintroduction des services publics dans une France rurale abandonnée - ont trouvé une oreille et un bulletin de vote chez les « invisibles ». Pire : les paysans, originellement plutôt à droite, sont devenus… d’extrême droite. Sans se douter, pour tous ces électeurs frontistes, que l’écart entre le discours dit « social » de Marine Le Pen et la réalité du programme ferait d’eux les premières victimes. C’est toute la pédagogie que les deux candidats qui vont s’affronter dans les jours qui viennent vont devoir faire entendre. Pour certains, il sera sans doute plus facile de faire passer un éléphant par le chat d’une aiguille…

 

 

Alors nous rejouer, une fois encore, le coup de la surprise Front National, non, là, vraiment, ça mérite le piquet et le bonnet d’âne pour tous les observateurs, sondeurs, élus, candidats, tout ce café du commerce qui ne perçoit toujours pas le piétinement sourd des oubliés en masse. Trop occupés qu’ils sont à ruminer en regardant passer les trains. Il se pourrait que ces bovins-là finissent, malgré eux, à l’abattoir.

 

 

 

SAB 3163 R

 

 

(c) Fred Sabourin. 22 avril 2012. Bureau de vote 302, Blois III (Ouest).

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : édito
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