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Le jour. D'après fred sabourin

le mot de Cambronne

28 Mai 2010 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #l'évènement

 

 

C'est pas moi qui le dit...

 

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                                                           - t'es rock, coco -  

 

 

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                                                          - presque mariés -

 

 

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"les" Charente(s), ça n'existe pas !

20 Mai 2010 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #coup de gueule

 

 

01mars2010

 

Par Frédéric Sabourin, Charentais.

Caftons : c’est de la faute à la météo. Joël Collado, Jean-Michel Golinsky et Jacques Kessler sont peut-être d’excellents ingénieurs météo et bons vulgarisateurs, ils n’en demeurent pas moins inexacts en géographie de la France, véhiculant une idée fausse et une approximation qu’il convient de rétablir une fois pour toutes. « Les » Charentes, ça n’existe pas ! Pas plus que « les Indres », « les Seines », « les Loires », « les Garonnes », ou quoique ce soit d’autre. Les Charentes n’existent que dans le raccourci administratif et politique de l’entité régionale « Poitou-Charentes » (parfois nommée « Ségolie » ou « Terre Royale »). Les Charentes n’existent pas car la Charente est un fleuve, un et indivisible. Long de 360 km, il prend sa source à Chéronnac, en Haute-Vienne (tiens au passage on ne dit pas non plus « les Viennes »), puis, après quelques paresseux et heureux méandres, se jette dans l’Océan Atlantique, près de Rochefort. Entre les deux, un département, « La » Charente (le 16), et plus près de l’Océan, « La » Charente Maritime (le 17, autrefois injustement nommée « Charente Inférieure » pour signifier qu’elle était en aval de la source).
Alors pourquoi donc faire comme si nous étions (par exemple) Ardennais ? On dit effectivement « Les Ardennes », car il ne s’agit pas d’un fleuve mais d’une forêt (Arduenna silva). Mais on ne dit pas, on n'a jamais dit - et il serait bon qu’on ne dise plus, foi de Charentais – « les » Charente(s).
Ne faisons pas la liste de ceux qui tombent dans le panneau de la facilité, ils ne sont pas uniquement postés aux prévisions météo, il s’en trouve aussi – pour ne citer que ceux-là – au quotidien « Le Monde », et sur le réseau « Radio France » (et non des moindres : France Inter et France Culture). Des médias réputés irréprochables et cultivés…
Laissons à Pierre Boujut, écrivain charentais né à Jarnac, le soin de conclure cette chronique coup de sang (alors que le Charentais est d’un naturel plutôt placide, en témoigne la pantoufle qui y a vue le jour et qui porte son nom) :

« La Charente descend toujours vers le soleil. La Charente ne porte plus de canons sur son dos. La Charente lentement a trouvé sa paix. La Charente n’est pas un fleuve civilisé, ni un fleuve sauvage. La Charente est un fleuve heureux, ceux qui s’y baignent le savent bien. C’est pourquoi la Charente m’a parlé de certitude. Non pas de l’espoir qui est une ombre, mais son contraire. La certitude qui est lumière ».     (D’une révélation permanente, revue La Tour de Feu n°93)

Charentais, Charentaises de tous les continents : unissons-nous !



 

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"le" fleuve ("plus beau ruisseau du Royaume", selon François Ier, né à Cognac en 1494 et Henri IV), ici : à Coursac

 

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Mort dans l'après midi

17 Mai 2010 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #quelle époque !, #Presse book

 

 

 

Preuve que les personnes sans domicile fixe ont du cœur : celui-ci peut s’arrêter d’un moment à l’autre, comme tout le monde. Si on ne partage pas toujours leur triste sort, nous sommes unis dans notre condition de mortels. Ici, (clique là dessus) fin janvier, nous vous parlions des légumes à volonté du Flunch que venaient manger deux d’entre eux rencontré au hasard de pérégrinations alimentaires. Jean-Louis, l’ex parachutiste qui se souvenait avoir défilé sur les Champs Elysées en 1975 avec le 3è RPIMa (une photo écornée l’attestait), est mort d’un arrêt cardiaque dans un hôpital haut-normand il y a quelques jours. Nous l’avons appris de la bouche même de son acolyte, désormais seul devant son plat du jour – carafe de rouge chez Flunch. Pas de quoi fluncher  me direz-vous. Sauf que… Il s’était passé quelque chose entre nous qui m’avait profondément touché, ce jour-là, dans cette conversation de fond de verre, en plein froid hivernal, dans cette salle à manger où se presse la fameuse « France d’en bas », ignorée d’en haut. Parce qu’il y fait chaud. Parce qu’on ne les y emmerdait pas. Parce que c’est pas cher et qu’on peut se resservir. Parce que d’autres raisons que nous n’avons pas su.
Aujourd’hui, en croisant Dominique, moustache toujours fournie et figure bonhomme, j’ai bêtement demandé des nouvelles de Jean-Louis. « Il est parti », a-t-il lâché, laconique. Comme il avait évoqué son départ de la ville pour rejoindre un vague cousin agriculteur, j’ai d’abord pensé à ça. « Non, non, il est parti. Il est mort. Arrêt cardiaque. A l’hôpital ». Je ne sais pas pourquoi, mais les jambes ont tremblées sous moi comme si c’était un vieux copain qui était parti. La rencontre avait été riche – c’est tout ce qu’ils possèdent – et je les croisais souvent près du clos St-Marc assis sur un banc, attendant que la température se réchauffe et accélérant même son retour avec un litron de rouge. Pas de quoi pavoiser, juste « deux SDF » qui attendent l’ouverture du foyer Boulingrin où ils tenteront de trouver le sommeil, entre deux cris de Roumains et ronflements d’autres errants.
Alors voilà. Pas de quoi pavoiser, ni fluncher. Juste se remémorer ses mots, son petit sac marin avec toute sa fortune, la photo des paras défilant sur les Champs devant Giscard président de l’époque. Et l’oubli. Jusqu’à la terre où il repose désormais. La seule à lui ouvrir les bras, peut-être.

 
En face de moi, un homme – car c’en est un – au visage rougeau et aux yeux humides. Et les mots qui me manquent, comment viendraient-ils ? Où iraient-ils ? Pour qui sont-ils ?
Je vois les Champs Elysées, les paras, les ors de la République, cette chienne qui oublie si vite ses féroces soldats. Et, en guise de combattant inconnu, la tombe de Jean-Louis, probablement enterré au carré des indigents. Là où ceux qui n’ont rien retournent à la terre qui les a enfanté, gratis.

 


Cette page est pour lui, pour sa maigre vie. Pour éviter l’oubli, peut-être.

 



 

 

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Apéro Facebook : à votre santé les jeunes !

16 Mai 2010 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #quelle époque !

 

chez Picard (2)

                                    apéro "vintage" d'un réseau social non virtuel

 

 

Apéro géant à Nantes : un mort. Un jeune de 21 ans s’est tué en tombant d’un pont, après une chute de cinq mètres entrainé par tout son poids, plus 2,4 grammes d’alcool dans le sang. Haro sur Facebook, organisateur masqué de ces nouvelles orgies, bacchanales, ou fêtes dionysiaques, bref : des beuveries. Cible : les 15 – 25 ans. Pour contrer le phénomène, Brice Hortefeux, à jeun dans son costume de premier flic de France, rassemble préfets et édiles municipaux pour endiguer le phénomène. La droite actuelle étant ce qu’elle est, il y a fort à parier qu’elle avance casquée et armée de boucliers. Interdisons les rassemblements, tapons sur la jeunesse, au lieu d’essayer de résoudre le problème à la racine. Si les jeunes se rassemblent de cette manière, sans autre but précis que de se « prendre une mine », c’est qu’ils trouvent, peut-être, dans ces actions de quoi se faire entendre. Le gouvernement l’entend-il, lui, le cri de cette jeunesse ? Tiens d’ailleurs, comment se nomme le ministre de cette jeunesse alcoolisée ? Tentez des réponses spontanées en commentaires de cet article…
Ces jeunes – dont on peut en voir beaucoup errer tard dans le métro de Lyon par exemple, une bouteille à la main y compris de très jeunes adolescentes – sont issus de la génération qui elle s’enivra sur le tube de Patrick Sébastien « allez, viens boire un p’tit coup à la maison, y a du blanc, y a du rouge, du saucisson, et Gilou avec son p’tit accordéon… ». Oui, nos parents buvaient aussi pour oublier le triste sort dans lequel ils étaient. Mais ils buvaient cachés, chez eux, entre deux saucisses de barbecue. Désormais, on picole dehors, vu que les bars sont devenus des lieux tristes et mornes, trop chers, où il n’est plus permis de s’en griller une, où les serveurs tirent une gueule de repris de justice et où déplacer une chaise pour s’asseoir à une autre table s’apparente aux yeux de l’aimable patron à un crime de lèse majesté. Donc cette insolente jeunesse fonce dans les superettes bon marché se fournir en bières fortes, mélanges vodka - jus douteux, whisky de base et même du pinard de pochtrons.
Faut dire qu’il y a de quoi rechercher l’ivresse, d’abord parce que le vin, c’est bien connu, c’est « chez Nicolas » qu’on va le chercher. Lequel ne fournit pour le moment que de piètres solutions pour la société et l’avenir des jeunes. Sans boulots, coincés entre leurs parents au chômage, les « vieux » de 50 ans qu’on placardise, les très vieux qui nous encombrent, ils galèrent de CDD en CDD, et « tanguysent » chez leurs parents puisqu’ils n’ont pas d’autres choix économiques. Alors boire un coup en se réappropriant la rue de laquelle on croyait les avoir chassés, c’est pour eux une solution pour se faire entendre, et passer un peu de bon temps, même si ils ne connaissent pas tous le monde. La punition et les interdictions, à grands renforts de CRS est-elle la seule solution en magasin ? Vont-ils faire preuve d’un peu plus de psychologie ? J’ai des doutes sur la réponse…

Dans Un Singe en hiver d’Antoine Blondin magnifié dans le film d’Henri Verneuil, Gabin a cette sublime saillie : « c’est pas l’alcool qui me manquait le plus ; c’était l’ivresse ».
Voilà exactement ce que recherche ces jeunes qui s’étourdissent dans des apéros Facebook (ou ailleurs). L’ivresse… De la vie, de l’espoir, des perspectives heureuses, de l’amour qui sait ? Que leur proposera-t-on ? L’ivresse des grandes profondeurs ?
Allez patron, une tournée, une !


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le bruit et l'odeur (Bosphore comme un Turc, tome 2)

12 Mai 2010 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #voyage - voyage...

 

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Il faut voir pour entendre. Ouvrir ses yeux pour sentir. Toucher et goûter. En fermant les yeux, cette cour des miracles autour de la Corne d’Or prend des allures de petit concentré de voyage. On cherche Pierre Loti du regard : passera-t-il le pont ou remontera-t-il cette petite mer qui pénètre quasi charnellement la terre ? Le bruit du vieux diesel du « vapur » qui nous vomit sur le quai d’Eminonü venant de Karakoï, en Anatolie, là bas, sur l’autre continent, le bruit de ce diesel laisse maintenant place à son odeur, mêlée à celle de poisson grillé que les mitrons enfournent dans une tranche de pain avec oignons et salade. Un filet de citron, et c’est parti. Ça ressemble à de la sardine – ils en ont l’odeur – mais ces petits poissons sortis à l’instant du Bosphore sont parfois des maquereaux, ou d’autres fritures que les pêcheurs sortent « à la mitraillette » (plusieurs hameçons sur une même ligne, pour les non initiés…).
Ca sent aussi le sésame des petits pains en forme de cercle. Si je le coupe en deux, il prend la forme d’un croissant… Si j’en mange un bout, une corne. Or plus tard, remontant les étalages du bazar égyptien, ce sont d’autres bruits et odeurs qui montent au nez. Cris et appels des marchands qui, pour attirer le chaland, rusent et vocifèrent. Odeurs de café, d’épices, de fromages de brebis, de thé, de pistaches et noix de cajou. Un enchantement des yeux, des oreilles et du nez. Parfois aussi de la bouche, lorsque l’un d’entre eux donne à goûter le fameux fromage ou une pistache.
Dimanche en fin d’après midi, les Istanbuliotes se pressent sur les marches de l’embarcadère pour « bader », comme on dirait chez nous. Attendre. Ne rien faire. Grignoter un poisson grillé. Etre ensemble, tout simplement.


Alors je regarde à nouveau vers le ciel où pointent les minarets, comme des pinceaux prêts à calligraphier le nom de Dieu au ciel de gloire de ce jour où il faut déjà se résoudre aux adieux. Je n’ai qu’une envie : que tous ces bruits et ces odeurs entrent par les ports de ma peau pour les emporter dans mes bagages. Et revenir, un jour, entendre à nouveau la musique de l’Europe et de l’Asie enlacées.



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Bosphore, comme un Turc...

4 Mai 2010 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #voyage - voyage...

 

 

reduit Istanbul 01-05-2010 (12)                                                          - partir... -

 

 

 

A la croisée de deux continents et de deux mers, riche de plus de 2500 ans d’histoire, ce coin de terre et d’eau fascine par ses dimensions, sa richesse de patrimoine, son extraordinaire situation, sa vitalité. Un empire à elle seule, Istanbul saisit le voyageur de passage en lui offrant une promenade pour ses cinq sens. Le sixième aidant à se repérer dans son dédalle de ruelles et avenues, rives et mosquées, bazar monstre et rivages lointains.
Mais c’est sans doute le Bosphore, trait d’union entre le monde européen et asiatique, et entre le monde slave et méditerranéen, qui attire, aimante en quelque sorte. On a beau arriver par les airs, c’est très vite avec cette mer intérieure qu’il faut composer, passant d’une rive à l’autre, remontant le cours du détroit en même temps que l’histoire, allant jusqu’au bout de la Corne d’Or la bien nommée, à la recherche des traces d’un certain Pierre Loti, trop vite oublié.
La presqu’île, qu’on nommait quartier musulman jusqu’au début du XXè siècle, où Sainte-Sophie défie du regard et des minarets la grande mosquée bleue du Sultan Ahmet, partage la vue avec le palais de Topkapi, dont la visite du harem restera un moment étonnant de ce court séjour. Un harem qu’il est difficile d’imaginer vivant (plus de mille femmes y vivaient pourtant au meilleur de son histoire), mais à d’intenses moments, les céramiques et mosaïques semblent encore raisonner des bruits de cette ville dans le palais, aux accents ottomans et de musiques turques, aux senteurs de parfums et d’onguents. Il faut s’être arrêté sur les marches de l’embarcadère d’Eminonü, le soir entre cinq et six heures, pour comprendre et entendre cette musique d’une ville dont le poumon respire et le cœur bat ici. La magnificence pour Dieu, dont l’appel à la prière raisonne encore et encore, se mélangeant entre les innombrables minarets et les chants gutturaux des muezzins.

 


(à suivre…)

 

 

 


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                                                        - Inch Allah -

 

reduit Istanbul 01-05-2010 (5)                                                           - prête-moi ta plume -  

 

 

 

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PS : c'est la première fois que j'insère une vidéo sur ce blog, dites-moi si ça ne fonctionne pas !

 

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à travers le Bosphore

3 Mai 2010 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #voyage - voyage...

 

                   Bientôt, ici, le récit de ça :

 

 

reduit Istanbul 02-05-2010 (4)

 

 

 

reduit Istanbul 02-05-2010 (92)

 

 

 

reduit Istanbul 01-05-2010 (60)

 

 

 

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