Jeudi 31 janvier 2008 4 31 /01 /2008 16:43

    « C’est une maison bleue, accrochée à la colline, on ne frappe pas, ceux qui vivent là ont jeté la clé. (…) Peuplée de lumière et peuplée de fous, elle sera dernière à rester debout.
Où êtes-vous ? Lizard et Luc ? Psylvia… Attendez-moi »
(Maxime Leforestier)


      Au détour d’un chemin, il arrive parfois qu’une chanson longtemps fredonnée prenne vie. La maison bleue. Ce doit être là, je crois. Ce qu’il en reste sert d’étable aux vaches qui paisiblement passent le temps entre l’abreuvoir et la charrette à foin (en bois !). Le reste s’est évanoui dans les volutes de fumée, idéalisme rougeoyant des marxistes en herbe. Communautarisme bio avant l’heure. Sexualité et amour libre. Boire le monde et refaire des coups. Quarante ans plus tard, la ruine de cette « maison bleue » n’inspire plus que la contemplation.
C’est ce qui reste, au fond, quand les idéaux sont volatilisés. Et c'est sans doute là l'essentiel...
 

 



Par Fred Sabourin - Publié dans : émerveillement
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