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Le jour. D'après fred sabourin

chronique ardéchoise d'un journaliste localier (tome 10)

8 Janvier 2008 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #poésie

                                             Entre midi et deux : re-création

Ah celle là elle est trop belle, je vous la raconte. Ne passons pas à côté des choses simples : j’habite à côté d’une école maternelle. La cour est en contrebas de mon petit jardin qui ne sent pas le métropolitain. Entre midi et deux, comme on dit, je rentre déjeuner chez moi. Aujourd’hui, il y avait du soleil, ça faisait longtemps qu’on ne l’avait pas vu celui-là ! Le thermomètre indiquait 22° sous les rayons du beau blond. 22°… le rêve.


Au moment de repartir à la rédaction, je commence à refermer les fenêtres, puisque le côté sud offre la possibilité de le faire rentrer dans la maison. Dans la cour, la cloche sonne. Une clochette, une vraie, qui fait « dling dling », et non pas « bling bling » comme la montre du Président. Les enfants se rassemblent au pied d’un escalier. Certains se bousculent. D’autres s’étreignent dans les bras. Ils sont agités. La maîtresse a alors une idée : une partie de cache-cache. Explosion de joie chez les enfants ! Commence alors un des plus vieux jeu du monde : compter jusqu’à vingt, la tête contre un arbre. Se retourner. Chercher. Trouver. Crier. Au passage, j’apprends qu’un des garçons se nomme Enguerrand : il s’agit bien d’une école privée catholique…


Je suis resté là, derrière ma fenêtre encore ouverte, à regarder au soleil cette partie de cache-cache élémentaire. Naïve. Simplissime. Un rayon de soleil dans l’actualité de ces jours froids : quotas d’immigration, marins pêcheurs disparus en mer, inflation, accrochages entre nations, pouvoir d’achat…


Entre midi et deux, dans cette cour d’école, c’était re-création. Un des rares bien qui ne s’achète pas.



Photo David Lerouge (http://simerah.spaces.live.com/). A Trouville, un dimanche en avril, sous le soleil exactement.

 

 

 

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David 11/01/2008 09:10

cour de l'école hier soir, cinq petits jouaient à "un deux trois soleil"le nez contre le mur, l'un d'entre eux comptait, ponctuant chaque chiffre d'un coup du plat de la main sur la pierre. Et l'on courait. simplement, quand il se retournait, un effet d'inertie faisait durer la course quelques instants, mais le compteur ne relevait pas... en trois comptages tout le monde était arrivé au pied du mur. C'est vrai, ça, pourquoi s'embêter à dénoncer?

Monsieur B. 10/01/2008 13:25

cher collegue sachez que votre note " tu me brouilles l'écoutes" http://www.fredsabourin.com/article-7312239.html   a rencontré un grand sujet aupres de la rédactio de RCf Saone et Loire.
Biz
B.

David 08/01/2008 23:32

....je reste coide sourire. D