Des taches de rousseur... # 2
- Y a quoi à la télé ce soir ? -
- Râteau -
(c) Fred Sabourin. Juillet 2012, Blois, Loir-et-Cher, Franc. 47°35'35" N / 1°19'38" E.
La party, sans le garden
Pour cause de risque d’éclaircie le vendredi 13 juillet, les invités de la traditionnelle Garden party du préfet ont échangé propos de circonstance, cartes de visites et petits fours gras dans les grands salons de la préfecture. Reportage.
Il y a ceux qui en sont, et les autres. Nous en étions. Certes, ce n’était pas l’Élysée, mais quand même. Au mieux, ça ressemblait fort à la Comédie Française. Du (beau) monde. Du champagne local (Vouvray). Des petits fours gras et trop chauds. Un préfet, deux sous-préfets. Et toute une ribambelle de happy few les poches pleines de cartes de visites. « Ah, tiens, bonjour, ça va ? Bientôt les vacances ? » Mis en musique, cette petite phrase serait le tub de l’été en Loir-et-Cher. Force est de constater, quand même, que ce grand rendez-vous de l’entregent du département permet, au moins journalistiquement, de gagner du temps en prise de contacts, et prise de nouvelles, et prise de courant tout court.
Mais où sont passées les chaises de Versailles ?
Ça pour des nouvelles, on en a eu pour notre argent. Comme c’était gratuit, finalement ça ne revient pas trop cher. Plus sérieusement, s’il est permis de s’exprimer ainsi, la garden party a pris l’eau, et c’est finalement à l’intérieur du palais préfectoral qu’à eu lieu le rendez-vous annuel autour du locataire des lieux. Dès l’entrée, comme pour un mariage, Gilles Lagarde serre des mains à n’en plus finir. Tentons un inventaire à la Prévert : des élus (députés, sénateurs, maires, conseillers généraux), des officiers (de gendarmerie, des pompiers, des Armées de Terre, de l’Air), de la police. Des représentants du Rectorat, l’Inspectrice d’Académie, des fonctionnaires en tous genres (des Finances publiques, des collectivités territoriales etc.). Des présidents de Chambres consulaires (du commerce et de l’industrie, des métiers et de l’artisanat). Des directeurs comme s’il en pleuvait (et d’ailleurs il pleuvait) : de zoo, de centrale nucléaire, de domaine national de Chambord, de golf, de banques. Des journalistes à calepins. Des présidents et présidentes d’associations en veux-tu en voilà. Des secrétaires généraux du Modem (rares). Un commissaire priseur prisé avec son fils frisé.
Ce dernier cherche désespérément à montrer à son successeur de fils des chaises « qui viennent du Château de Versailles, mais je ne les vois plus ! » dit-il, inquiet. Deux hypothèses : soit l’ancien préfet a fait comme celle qui, au moment de quitter la préfecture de Lozère est parti avec des meubles. Soit les dites chaises sont en vente sur le site du bon coin pour éponger les dettes de l’État. L’enquête est ouverte.
Je suis un soir d’été
Dehors, la pluie tombe à seau. « Pour un 11 novembre, il ne fait pas trop froid, » me glisse avec malice l’hôte des lieux quand j’arrive. Un directeur de banque me dit qu’il a « l’impression d’être aux vœux de début janvier. » Tout le monde y va de son commentaire météorologique, et je me dis que Joël Collado (de Météo France) doit avoir de sérieux acouphènes à l’heure qu’il est. Dommage, la pelouse est accueillante, les buissons auraient pu éponger maintes confidences et propos off, le Vouvray aurait tiédi dans les flûtes et tout le monde aurait mis ses lunettes de soleil sur son front, ou tenu les cheveux des dames chics. Une garden party sans garden, ce n’est pas tout à fait pareil, comme une impression de devoir obligatoirement parler boulot alors que dehors, on aurait devisé vacances, destinations mer, montagne ou campagne, barbecue sous la tonnelle et vins rosés au frais. Tout le monde – même les pas beaux – auraient été avantagés par un rayon de soleil, et les petits fours n’auraient pas été gras mais délicieux, les chemises blanches immaculées, les tailleurs taillés.
Qui sait, peut-être aurait-on vu l’ombre d’un vénérable cèdre du parc de cet hôtel préfectoral construit sous Napoléon III se pencher délicatement vers cette basse-cour, pour recueillir « les propos glacés des femelles maussades de fonctionnarisés. » (Jacques Brel).
A table !
Festins de la Renaissance, c'est le thème d'une exposition sise au Château royal de Blois jusqu'au 21 octobre. A déguster avec les yeux, mais aussi avec la bouche, comme en témoigne le déjeuner de presse auquel certains privilégiés ont eu droit lors d'une visite où journalistes locaux (les manants, qui peuvent néanmoins venir à volonté au Château) ont côtoyés les nationaux (les nobles, ceux qui râlent pour un rien).
Heureusement, le lieu est grand, et on pouvait choisir ses convives. Le Sieur Sausin, Maître Queux qui exerce habituellement au Clos Lucé (Amboise, demeure de Léonard de Vinci), a régalé l'assistance avec :
Prime escuelle : gastiau de melon à l'estragon lié au lait d'amandes et de chèvre frais.
Seconde escuelle : poularde confite au limon, piment doux et olives vertes d'Italie, poêlée de courges en beurre safrané.
Issue de bouche : pomme soufflée en bon vin coriande et soupe de fraises au poivre doux.
Le tout arrosé d'un vin d'hypocras ou vin de cerise à la sauge, et d'un plus classique Gamay de Touraine.
- Merci, la gueuze -
La nouvelle muséographie du Château royal de Blois met l'accent sur la vie de cour à la Renaissance, et au second étage au rôle joué par Henri III (notamment lors de l'assassinat du Duc de Guise, dit le Balafré).
Comme dirait l'autre : ça a de la gueule.
- Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ? -
- Vallée des rois -
Et, en plus, il y avait même la Reine d'Angleterre...
Mais que demande le peuple ?!
- The Queen -
- Pourvu que ça dure -
(c) Fred Sabourin. Juillet 2012. Blois, Loir-et-Cher, France.
Des taches de rousseurs... (sur son joli postérieur)
"J'aime les grands cargos arrêtés dans les rades
Qui ne se mêlent pas à la vie des villes
Et qui libèrent le soir les marins éperdus."
Louis Brauquier
(c) Fred Sabourin. 3 juillet 2012. Blois, Loir-et-Cher, France.
Jeux de main
Au détour des Promenades photographiques de Vendôme, il y a une exposition à ne pas manquer : « Détenus, des hommes » (un projet photographique et rédactionnel réalisé par les détenus eux-mêmes). C’est là que nous avions inopinément rendez-vous avec « elles. » Devant cette main, à l’alliance bien visible, devant la porte de la maison d’arrêt de Blois, l’une d’elles s’arrête, scrute la main, et interpelle ses deux copines : « Celle-là, elle ne va pas vivre longtemps, » dit-elle. Revenant sur leurs pas, elles regardent cette main et interrogent leur copine, qui semble sur d’elle : « Elle a une croix sur sa ligne de vie ! » Ce qui signifie la mort. Et les voilà parti à scruter leurs propres mains pour vérifier qu’elles n’ont pas pareil malédiction…
J’étais derrière elles, et elles ne m’ont jamais vu. L’angle était parfait, la superposition des plans aussi, je n’avais plus qu’à faire la photo.
Et c’est seulement après qu’elles se sont éloignées que j’ai enfin pu, moi aussi, regarder ma main gauche et cette fameuse « ligne de vie. » Ouf ! Pas de croix. Mais à bien y regarder, elle me paraît bien courte…
Twitte et buzz au Palais Bourbon
- À l'ombre des roses -
Le second tour des élections législatives est remporté par la gauche. Dans le Loir-et-Cher, deux sortants sur trois sont réélus. Nicolas Perruchot, sortant de la 1ère circonscription de Blois, est sorti.
Si Descartes avait eu un compte Twitter, il aurait sûrement twitté « Je pense donc je suis, » et il aurait fait un tabac. Les élections législatives de juin 2012 auront au moins tenu une promesse : celle des réseaux dits sociaux. Faire un buzz (un bourdonnement d’abeille) avec un twitte (gazouillis d’oiseau), c’est donc cela, apparemment, faire de la politique. De la pétaudière du port de La Rochelle aux corons miniers d’Hénin Beaumont, en passant par le Comtat Venaissin du Sud-Est, il y aura eu surchauffe, et pour les nouveaux élus (ou réélus) le temps est venu de la réflexion et de l’action, au risque de se voir blackbouler aux prochaines échéances de façon moins bucolique. Une chose est désormais certaine, même si on s’en doutait déjà un peu : le parachutisme est affaire de professionnels.
Deux plus un égal trois
Dans le Loir-et-Cher, heureusement, on n’en était pas là. Terre de modération s’il en est, le département n’aura que peu tremblé sur ses bases centristes et droitières, sauf dans la première circonscription, où Nicolas Perruchot, jusqu’ici toujours vainqueur des scrutins d’un cheveu, a cette fois changé de coiffeur. Denys Robiliard, à peu près inconnu des électeurs de la 1ère circonscription il y a encore deux mois, entre au Palais Bourbon avec 51,90% des voix, contre 48,10 % pour le député sortant. À Blois, le sortant prend même une sacré douche rose de Loire, avec 41,75% des voix contre 58,25% pour le nouveau député PS. « Blois ville vote plus à gauche qu’ailleurs, et la circonscription a voté dans la vague de la présidentielle, » soupire Nicolas Perruchot, dans son QG de campagne en Blois-Vienne, baptisé le pressing du nom de l’ancien commerce qui y tenait boutique. On nettoie toujours des vestes, et encore plus depuis le 6 mai dernier. Sans doute se consolera-t-il avec son mandat de conseiller régional, et peut-être aussi avec le score de la droite et du centre dans le département : 53,23% (Nouveau Centre et UMP dans un même sac).
Mais les villes, elles, penchent à gauche, à l’exception notable de Vendôme (54,13% en faveur du centriste Maurice Leroy). De quoi donner quelques sueurs froides à Catherine Lockhart, maire PS de la cité de Ronsard. À Romorantin-Lanthenay Tania André (PS), sur les terres du sénateur-maire Jeanny Lorgeoux, réalise 54,21% des suffrages, alors qu’à Blois Denys Robiliard renforce la gauche déjà gagnante de l’hôtel de ville en 2008 avec 58,25% des voix contre 41,75% pour son adversaire Nicolas Perruchot, ancien maire,tombeur de Jack Lang en 2001 et donc désormais ancien député.
Dans la 2e circonscription (Romorantin-Lanthenay), Patrice Martin-Lalande gagne son cinquième mandat avec 53,16%, et dans la 3e (Vendôme), sans surprise Maurice Leroy, ancien ministre de la Ville et du Grand Paris, est réélu avec quasiment le même score qu’en 2007 : 58,05% des voix. Karine Gloannec Maurin ne rejoindra pas la majorité présidentielle cette fois-ci, pas plus que Tania André. Le PS départemental ne doit donc sa satisfaction qu’à un seul siège.
Réussir, ou mourir
« Alors maintenant, on fait quoi ? » semble dire le sage qui sommeille en chaque Loir-et-Chériens. Car si la gauche gagne en France, elle ne triomphe pas, loin s’en faut, dans le département. Les questions internationales « intéressent » le nouveau député de la 1ère circonscription. L’ancien s’intéressait à celles du financement des syndicats. Maurice Leroy, plus dans la posture que jamais, indique comme à son habitude ne pas être « Dans l’opposition systématique : si les textes sont bons je les voterais, s’ils sont néfastes, je voterais contre. » Patrice Martin-Lalande va pouvoir continuer à s’occuper des nouvelles technologies, de la désertification médicale et… des clôtures en Sologne.
Deux observations peuvent se dégager du scrutin au niveau national : d’abord il est à noter – et on n’estime sans doute pas encore très bien combien l’importance de ce fait – que les trois finalistes de la présidentielle 2007 sont désormais complètement finis et en dehors de tout mandat national : Nicolas Sarkozy battu le 6 mai dernier, Ségolène Royal parachutage raté à La Rochelle et François Bayrou, plus seul que jamais, qui perd la sacro-sainte 2e circonscription du Béarn, « chez lui. » Le tout la même année, à un mois d’intervalle. On nous avait promis le changement, en effet il y a du changement.
L’autre constat, toujours le même, concerne l’abstention. Énorme abstention. Quasiment la moitié des électeurs ont boudé les urnes, une fois encore. Même si en Loir-et-Cher celle-ci est un peu moins forte qu’au niveau national (39,42% dans le département pour 44,1% au national), cela en dit long comme un jour de juin sans soleil sur le désintérêt des Français pour les élections et /ou leur fatalisme à voir des hommes politiques impuissants à résoudre leurs problèmes quotidiens. La majorité absolue des parlementaires à l’Assemblée nationale l’est donc avec un quart des électeurs convoqués aux bureaux de vote.
Pas de quoi pavoiser donc, et un très sérieux avertissement pour une gauche qui a, comme on dit, les coudées franches sur à peu près tout : condamnés à réussir, ou bien disparaître au profit de qui vous savez.
Si vous croyez encore au miracle, c'est donc le moment de planifier un petit voyage à Lourdes.
F.S
N'en déplaise à Jules Verne...
Le Trophée François Ier réunit les aéronautes passionnés et néanmoins compétiteurs, au coeur de la Sologne. Villesavin, Cheverny, Chambord, Valençay : les plus beaux sites s'ouvrent aux décollages matinaux - très matinaux - des montgolfières chères aux frères du même nom, originaires d'Annonay en Ardèche.
Pour qui aime se lever avant les poules et bien avant le soleil, après quelques coups de brûleur façon barbecue sans les saucisses (dommage, à cette heure-là, cela peut être bon), le voyage est passionnant.
La chasse au "renard" est lancée. Ce dernier, en réalité cette dernière puisqu'il s'agit d'une montgolfière, est à poursuivre, puis il faut viser une grande croix posée au sol avec un petit lest entouré de ruban jaune. S'approcher le plus près possible de la cible, tel est l'objectif de mes deux pilotes, un vieux chouffe de 20 ans d'expérience et un "jeunot" en apprentissage (un pharmacien en pré-retraite, c'est un sport de riche...).
Atterrissage un brin brutal - les masses d'air sont capricieuses à cette heure-ci et surtout au raz du sol - dans un champ sablonneux solognot, mais satisfaction des pilotes qui émargent "un bon vol".
Quant à nous, même si ce fut bien court (environ une heure) c'est une expérience unique pour les yeux et les tous les sens. Une invitation au voyage. 5 semaines, pourquoi pas...
(c) Fred Sabourin. 28 mai 2012. Château de Villesavin (Tour-en-Sologne) - Soings-en-Sologne.
Los de Béon
- Artigues d'Anouilhas -
En attendant le texte, les images...
- Artigues de Balour -
- En personne -
- Gorges de Balour -
- Jean-Pierre depuis une variante du col de Lurdé -
- Près du Caillou de Soques -
- Crète de Peyrelue -
- Col de Peyrelue -
(c) Fred Sabourin. 17 - 20 mai 2012. Vallée d'Ossau, Béarn (64).
Il faut que tout change, pour que rien ne change
Le changement. Maintenant. Enfin, c’est ce qui se dit. Résonne-t-il comme un écho à la sentence immortelle de Tancredi, le neveu du Prince de Salina, dans Le Guépard de G.T. di Lampedusa, adapté au cinéma par Visconti : « Il faut que tout change, pour que rien ne change » ?
Toujours est-il que voilà, ça y est, on y est. Depuis le temps qu’on nous en parlait ! Quasiment cinq ans. De manière frénétique depuis un an. On a même versé dans l’hystérie depuis janvier, et depuis un mois c’est l’indigestion. Le second tour de la présidentielle 2012 est enfin passé, et nous sommes, à l’heure où nous écrivons ces lignes, à J+1. Comme avec le Beaujolais nouveau, on a même déjà un peu la gueule de bois. Pour beaucoup de Français pourtant, ce matin rien ne change. Comme tous les matins, certains d’entre nous se sont réveillés fatigués par une nuit trop courte à cause d’angoisses du lendemain. Comme une envie de ne pas se lever. D’autres sont montés dans leur bagnole, vieille et brave bagnole, et ont pensé au prix du plein d’essence qu’ils allaient avoir à mettre dans le réservoir. Des enfants et adolescents ont pris le chemin de l’école en se demandant ce qu’ils allaient y faire. Des chômeurs auront rendez-vous pour une « formation » à Pôle Emploi, comme depuis deux ou trois ans pour certains. Des chefs de petites et moyennes entreprises – déjà à l’œuvre depuis longtemps – se demanderont aujourd’hui comment faire pour boucler un carnet de commandes affichant un profil d’anorexique. Des personnes âgées auront fait le tour de leurs activités quotidiennes à 9 heures du matin, puis ne verront plus personne de la journée. Etc. etc.
Pourtant, comme à chaque élection présidentielle dans notre bonne vieille République, il flotte dans l’air comme un parfum d’espoir. C’est vrai, 51,2 % des votants, soit 18 millions de Français sont finalement contents ce matin : leur candidat a été élu, ou bien celui qu’ils n’aimaient pas a été battu. Ça laisse quand même sur le banc de touche un sacré paquet de frustrés, mais bon, réjouissons-nous avec les ravis de la crèche, les irréductibles optimistes, les dévisseurs d’ampoules, les joyeux drilles du militantisme politique. C’est le jour où jamais, car dès demain, ce sera trop tard. L’état de grâce ne durera pas longtemps, et il n’aura d’ailleurs sûrement pas lieu. La tâche qui s’annonce est immense, et Hercule lui-même devrait rajouter un treizième travail à son agenda. Pas sûr que finalement, le vainqueur de cette élection se réjouisse de ce qui l’attend. Et puis, il y a les 2,147 millions d’électeurs qui ont choisi le vote blanc, dont il faudra un jour entendre la lancinante petite musique avant qu’ils ne versent probablement dans des choix plus… extrêmes. Rendez-vous en 2017, c’est-à-dire après-demain.
Il y a une semaine, on s’écharpait encore au sujet de la fête du travail. Nous ne savons pas si le travail mérite une fête, et ce n’est pas le moment d’en débattre. Une chose est certaine : si un quinquagénaire a perdu le sien, un autre a un « vrai travail », en CDD certes, mais un « vrai travail ». Un jeune devrait alors sans tarder décrocher un CDI quelque part en France. Il vaudrait mieux qu’ils soient plusieurs, sans ça, et sans jouer les Cassandre, il se pourrait que ces jeunes se manifestent vite et fort. Et ils ne seront pas seuls. C’est sans doute aussi ça, la fameuse justice.
« Nous fûmes les guépards, les lions ; ceux qui nous remplaceront seront les chacals et les hyènes, et tous, guépards, chacals et moutons, nous continuerons à nous considérer comme le sel de la terre, » peut-on également lire dans l’unique roman de Lampedusa. Le quinquennat qui s’ouvre le fera mentir, ou pas.
(c) Frédéric Sabourin. Blois 7 mai 2012.
Au revoir
- Congé paternité -
- 5, 4, 3, 2, 1... -
- Le temps des (noyaux) de cerises -
(c) Fred Sabourin. Soirée électorale, 6 mai 2012. Blois, Loir-et-Cher.
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