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Le jour. D'après fred sabourin
Articles récents

"Si je mourrais là-bas"

20 Août 2012 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #montagne

 

 

 

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                                                    - Aurore au Larribet (2095m) -

 

« Sur le front de l’armée, tu pleurerais un jour, ô Lou ma bien-aimée. Et puis mon souvenir s’éteindrait comme meurt un bel obus sur le front de l’armée, un bel obus semblable aux mimosas en fleur. »
Avons-nous vraiment besoin de Guillaume Apollinaire pour entamer le récit de quelques aventures estivales pyrénéennes ? Non, sans doute pas, d’autant que ces quelques jours de marche et de vie semi-spartiate ne nous pas remis en mémoire sur le coup ces vers du poème à Lou. La peur étant souvent rétrospective, c’est pourtant bien celle de mourir dont il s’agit, pour la première fois avec autant d’intensité, probablement.
 

 

Mais que diable allait-il faire dans cette galère ?
 

 

Comme les prémices à ce qui allait suivre, il y eut d’abord cette fichue crête entre le col d’Estaragne et le Pic du même nom, à quelques encablures d’une route d’altitude reliant les lacs d’Orédon à Cap de Long, dans la fameuse et très courue réserve du Néouvielle. Mais bon Dieu qu’est-ce qui nous a pris de filer vers ce col alors qu’une « cordée » virait au sud à mi-chemin du pic, signe que c’était sans doute le meilleur chemin ? Quoiqu’il en soit, après une bavante dans une moraine plus que chiante, il ne restait plus que la crête à franchir pour accéder au sommet, ou faire demi-tour. Pas le genre de la maison, donc ce fut l’aérienne crête, certes pas des plus folles (rien à voir avec celle du Palas, ciselée et qui nous avait donné du fil à retorde en août 2006), mais suffisamment pour se faire quelques frayeurs en solo dans le petit matin frais puis chaud du 10 août. Vingt minutes à jouer au funambule inutilement avant de fouler le crâne de ce pic d’une simplicité enfantine (quatre heures aller – retour du parking, 900 mètres de dénivelé).

Puis ce fut la lente et prometteuse montée vers le Balaïtous (3144m), par un itinéraire que nous n’avions que peu emprunté jusqu’ici, à savoir le « Lavedan » et son refuge du Larribet. Pas de quoi effrayer un chat ni même un porteur de béret digne de ce nom. Pourtant, il aura suffit d’une mésentente involontaire entre deux camarades pour transformer une banale étape de liaison avec le lieu de bivouac du soir en après-midi à se chercher pendant six heures et à perdre le sens du « col, » en l’occurrence ici le bien (mal) nommé Col Noir, sorte de brèche émargeant à environ 2600 mètres. Ce col est souvent blanc en réalité, enneigé tardivement, et donc plus stable, si l’on peut dire. La saison étant déjà bien avancée, les brèches sont sèches. Raison de plus pour se méfier des pavés qui dégringolent… Par le passé, dans le sens Espagne – France, j’avais déjà éprouvé des difficultés dans ce merdier, n’en gardant qu’un souvenir plus que timoré, essentiellement lié à mon inexpérience des débuts. La perte de vue de mon camarade, dans cette immensité pierreuse et silencieuse, sous le soleil brûlant de midi a fait le reste : croyant le poursuivre alors que je l’avais plus « à vue, » je m’engage dans la brèche la plus à gauche de la muraille, qui n’était pas la bonne. Un brin chargé et surtout inquiet de ne pas voir l’ami de toujours m’attendre fièrement au sommet, j’embouque le col qui rapidement s’effrite au fur et à mesure que je progresse. Arrivé péniblement dans ce que je pense être le milieu, je ne peux que constater l’irréparable : je suis trop engagé pour redescendre, et pas encore assez pour espérer en sortir « normalement. » Ce petit temps de réflexion, arc-bouté sur mes godasses suffit à faire débouler sous mes semelles une forte quantité de pavasses et cailloux poussiéreux vers le bas. J’inspecte rapidement le degré de la pente : je suis fait comme un rat, impossible de redescendre sans me casser la gueule. En un éclair je me dis que je peux peut-être le faire, mais il me faudrait abandonner le sac sur place, et cela me semble difficile pour deux raisons : le mouvement à opérer pour l’ôter risquerait de me déséquilibrer sur le faible rocher où j’ai trouvé refuge. Ensuite : où le poser ? Pas envie de le voir dégringoler et s’écraser 50 ou 100 mètres plus bas, risquant de perdre mon matériel. Je ne vois plus qu’une solution : quitter mon roc de fortune tel que je suis et finir cette brèche merdique avec les mains, pieds, genoux et dents, car de là où je suis j’aperçois l’ouverture et des rochers qui ont l’air plus solidement implantés. Reste une question : c’est comment, de l’autre côté ? Un effort de mémoire me rappelle que du côté espagnol, c’est plus stable, sorte de pentes herbeuses flanquées de petites terrasses où l’on peut poser un pied, puis l’autre, et descendre façon escalier comme les enfants qui apprennent à marcher. J’opte donc pour cette solution, en espérant parvenir à la brèche sans y rester. Je bouge d’un centimètre et ce fut trop pour le caillou où je me trouvais : il se barre vers le bas, j’ai juste le temps de choper la muraille à ma droite contre laquelle je m’étais rapproché. C’est là que la peur m’est venue, glaciale, en même temps que cette idée à la con : me casser la gueule en montagne, pourquoi pas, mais nom de Dieu pas ici, dans cette brèche merdique à cause d’une erreur de jugement. Je me mis à gueuler le nom de mon camarade, espérant qu’il serait de l’autre côté en m’entendrait. N’ayant pas de corde, je me demande bien ce qu’il aurait pu faire pour moi… Rien que l’écho de ce bon vieux Balaïtous me répondit, comme une sorte de « démerde-toi donc, maintenant que tu y es. » Et là, j’ai soudain vu comme en songe deux êtres chers, dont l’une n’a que quelques mois et l’autre, sa mère, une trentaine dynamique. Cravachant et pédalant dans le merdier sans relâche pendant cinq longues minutes, j’ai enfin vu basculer l’Espagne devant mes yeux : rudement content de la voir, celle-là ! La bouche me brûlait de soif, le souffle était court, je pris soudain de nouveau conscience du poids du sac sur mon dos, et j’embrayais sans demander mon reste la légère descente sans voir le camarade espéré, cherchant la stabilité du sentier pour me remettre en condition. Mais où diable était-il fourré ?
(à suivre…)

 

 

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                                          - Sur la ligne de crète (de l'Estaragne) -

 

 

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                                                                - Terre en vue ! -

 

 

 

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                                               - En descendant du Puerto Viejo -

 

 

(c) Fred Sabourin. Août 2012.

 

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La boucle est bouclée...

19 Août 2012 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #montagne

 

 

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Retour aux sources pour le livre "Franchir les Pyrénées sur les chemins de la liberté" (ed. Ouest-France), dans le Plat de Géla (Arragnouet, Vallée d'Aure). Si "Paris vaut bien une messe," ce bouquin vallait bien une petite promenade en altitude, non ?

Suite des aventures Pyrénéennes dans quelques heures (jours).

 

 

 

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                                                  - Port de Barroude (ou de Barrossa), 2534m -

 

 

 

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                                                  - Là-bas ! -

 

 

 

 

 

 

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Des taches de rousseur... # 2

24 Juillet 2012 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #émerveillement

 

 

 

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                                                          - Y a quoi à la télé ce soir ? -

 

 

 

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                                                           - Râteau -

 

 

 

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(c) Fred Sabourin. Juillet 2012, Blois, Loir-et-Cher, Franc. 47°35'35" N / 1°19'38" E. 

 

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La party, sans le garden

13 Juillet 2012 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #quelle époque !

 

 

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Pour cause de risque d’éclaircie le vendredi 13 juillet, les invités de la traditionnelle Garden party du préfet ont échangé propos de circonstance, cartes de visites et petits fours gras dans les grands salons de la préfecture. Reportage.

 

 

Il y a ceux qui en sont, et les autres. Nous en étions. Certes, ce n’était pas l’Élysée, mais quand même. Au mieux, ça ressemblait fort à la Comédie Française. Du (beau) monde. Du champagne local (Vouvray). Des petits fours gras et trop chauds. Un préfet, deux sous-préfets. Et toute une ribambelle de happy few les poches pleines de cartes de visites. « Ah, tiens, bonjour, ça va ? Bientôt les vacances ? » Mis en musique, cette petite phrase serait le tub de l’été en Loir-et-Cher. Force est de constater, quand même, que ce grand rendez-vous de l’entregent du département permet, au moins journalistiquement, de gagner du temps en prise de contacts, et prise de nouvelles, et prise de courant tout court.


Mais où sont passées les chaises de Versailles ?


Ça pour des nouvelles, on en a eu pour notre argent. Comme c’était gratuit, finalement ça ne revient pas trop cher. Plus sérieusement, s’il est permis de s’exprimer ainsi, la garden party a pris l’eau, et c’est finalement à l’intérieur du palais préfectoral qu’à eu lieu le rendez-vous annuel autour du locataire des lieux. Dès l’entrée, comme pour un mariage, Gilles Lagarde serre des mains à n’en plus finir. Tentons un inventaire à la Prévert : des élus (députés, sénateurs, maires, conseillers généraux), des officiers (de gendarmerie, des pompiers, des Armées de Terre, de l’Air), de la police. Des représentants du Rectorat, l’Inspectrice d’Académie, des fonctionnaires en tous genres (des Finances publiques, des collectivités territoriales etc.). Des présidents de Chambres consulaires (du commerce et de l’industrie, des métiers et de l’artisanat). Des directeurs comme s’il en pleuvait (et d’ailleurs il pleuvait) : de zoo, de centrale nucléaire, de domaine national de Chambord, de golf, de banques. Des journalistes à calepins. Des présidents et présidentes d’associations en veux-tu en voilà. Des secrétaires généraux du Modem (rares). Un commissaire priseur prisé avec son fils frisé.
Ce dernier cherche désespérément à montrer à son successeur de fils des chaises « qui viennent du Château de Versailles, mais je ne les vois plus ! » dit-il, inquiet. Deux hypothèses : soit l’ancien préfet a fait comme celle qui, au moment de quitter la préfecture de Lozère est parti avec des meubles. Soit les dites chaises sont en vente sur le site du bon coin pour éponger les dettes de l’État. L’enquête est ouverte.


Je suis un soir d’été


Dehors, la pluie tombe à seau. « Pour un 11 novembre, il ne fait pas trop froid, » me glisse avec malice l’hôte des lieux quand j’arrive. Un directeur de banque me dit qu’il a « l’impression d’être aux vœux de début janvier. » Tout le monde y va de son commentaire météorologique, et je me dis que Joël Collado (de Météo France) doit avoir de sérieux acouphènes à l’heure qu’il est. Dommage, la pelouse est accueillante, les buissons auraient pu éponger maintes confidences et propos off, le Vouvray aurait tiédi dans les flûtes et tout le monde aurait mis ses lunettes de soleil sur son front, ou tenu les cheveux des dames chics. Une garden party sans garden, ce n’est pas tout à fait pareil, comme une impression de devoir obligatoirement parler boulot alors que dehors, on aurait devisé vacances, destinations mer, montagne ou campagne, barbecue sous la tonnelle et vins rosés au frais. Tout le monde – même les pas beaux – auraient été avantagés par un rayon de soleil, et les petits fours n’auraient pas été gras mais délicieux, les chemises blanches immaculées, les tailleurs taillés.
Qui sait, peut-être aurait-on vu l’ombre d’un vénérable cèdre du parc de cet hôtel préfectoral construit sous Napoléon III se pencher délicatement vers cette basse-cour, pour recueillir « les propos glacés des femelles maussades de fonctionnarisés. » (Jacques Brel).

 

 

 

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A table !

6 Juillet 2012 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #l'évènement

 

 

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Festins de la Renaissance, c'est le thème d'une exposition sise au Château royal de Blois jusqu'au 21 octobre. A déguster avec les yeux, mais aussi avec la bouche, comme en témoigne le déjeuner de presse auquel certains privilégiés ont eu droit lors d'une visite où journalistes locaux (les manants, qui peuvent néanmoins venir à volonté au Château) ont côtoyés les nationaux (les nobles, ceux qui râlent pour un rien).

Heureusement, le lieu est grand, et on pouvait choisir ses convives. Le Sieur Sausin, Maître Queux qui exerce habituellement au Clos Lucé (Amboise, demeure de Léonard de Vinci), a régalé l'assistance avec :

Prime escuelle : gastiau de melon à l'estragon lié au lait d'amandes et de chèvre frais.

Seconde escuelle : poularde confite au limon, piment doux et olives vertes d'Italie, poêlée de courges en beurre safrané.

Issue de bouche : pomme soufflée en bon vin coriande et soupe de fraises au poivre doux.

Le tout arrosé d'un vin d'hypocras ou vin de cerise à la sauge, et d'un plus classique Gamay de Touraine.

 

 

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                                                              - Merci, la gueuze -

 

 

 

 

La nouvelle muséographie du Château royal de Blois met l'accent sur la vie de cour à la Renaissance, et au second étage au rôle joué par Henri III (notamment lors de l'assassinat du Duc de Guise, dit le Balafré).

Comme dirait l'autre : ça a de la gueule.

 

 

 

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                                               - Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ? -

 

 

 

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                                               - Vallée des rois -

 

 

 

Et, en plus, il y avait même la Reine d'Angleterre...

Mais que demande le peuple ?!

 

 

 

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                                                                - The Queen -

 

 

 

 

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                                                     - Pourvu que ça dure -

 

 

(c) Fred Sabourin. Juillet 2012. Blois, Loir-et-Cher, France.

 

 


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Des taches de rousseurs... (sur son joli postérieur)

3 Juillet 2012 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #émerveillement

 

 

 

"J'aime les grands cargos arrêtés dans les rades

Qui ne se mêlent pas à la vie des villes

Et qui libèrent le soir les marins éperdus."

                                                                     Louis Brauquier

 

 

 

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(c) Fred Sabourin. 3 juillet 2012. Blois, Loir-et-Cher, France.  

 

 

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Jeux de main

23 Juin 2012 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #étonnement

 

 

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Au détour des Promenades photographiques de Vendôme, il y a une exposition à ne pas manquer : « Détenus, des hommes » (un projet photographique et rédactionnel réalisé par les détenus eux-mêmes). C’est là que nous avions inopinément rendez-vous avec « elles. » Devant cette main, à l’alliance bien visible, devant la porte de la maison d’arrêt de Blois, l’une d’elles s’arrête, scrute la main, et interpelle ses deux copines : « Celle-là, elle ne va pas vivre longtemps, » dit-elle. Revenant sur leurs pas, elles regardent cette main et interrogent leur copine, qui semble sur d’elle : « Elle a une croix sur sa ligne de vie ! » Ce qui signifie la mort. Et les voilà parti à scruter leurs propres mains pour vérifier qu’elles n’ont pas pareil malédiction…
J’étais derrière elles, et elles ne m’ont jamais vu. L’angle était parfait, la superposition des plans aussi, je n’avais plus qu’à faire la photo.

Et c’est seulement après qu’elles se sont éloignées que j’ai enfin pu, moi aussi, regarder ma main gauche et cette fameuse « ligne de vie. » Ouf ! Pas de croix. Mais à bien y regarder, elle me paraît bien courte…

 

 

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Twitte et buzz au Palais Bourbon

18 Juin 2012 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #l'évènement

 

 

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                                                           - À l'ombre des roses -

 

 

Le second tour des élections législatives est remporté par la gauche. Dans le Loir-et-Cher, deux sortants sur trois sont réélus. Nicolas Perruchot, sortant de la 1ère circonscription de Blois, est sorti.

 

 

Si Descartes avait eu un compte Twitter, il aurait sûrement twitté « Je pense donc je suis, » et il aurait fait un tabac. Les élections législatives de juin 2012 auront au moins tenu une promesse : celle des réseaux dits sociaux. Faire un buzz (un bourdonnement d’abeille) avec un twitte (gazouillis d’oiseau), c’est donc cela, apparemment, faire de la politique. De la pétaudière du port de La Rochelle aux corons miniers d’Hénin Beaumont, en passant par le Comtat Venaissin du Sud-Est, il y aura eu surchauffe, et pour les nouveaux élus (ou réélus) le temps est venu de la réflexion et de l’action, au risque de se voir blackbouler aux prochaines échéances de façon moins bucolique. Une chose est désormais certaine, même si on s’en doutait déjà un peu : le parachutisme est affaire de professionnels. 


Deux plus un égal trois


Dans le Loir-et-Cher, heureusement, on n’en était pas là. Terre de modération s’il en est, le département n’aura que peu tremblé sur ses bases centristes et droitières, sauf dans la première circonscription, où Nicolas Perruchot, jusqu’ici toujours vainqueur des scrutins d’un cheveu, a cette fois changé de coiffeur. Denys Robiliard, à peu près inconnu des électeurs de la 1ère circonscription il y a encore deux mois, entre au Palais Bourbon avec 51,90% des voix, contre 48,10 % pour le député sortant. À Blois, le sortant prend même une sacré douche rose de Loire, avec 41,75% des voix contre 58,25% pour le nouveau député PS. « Blois ville vote plus à gauche qu’ailleurs, et la circonscription a voté dans la vague de la présidentielle, » soupire Nicolas Perruchot, dans son QG de campagne en Blois-Vienne, baptisé le pressing du nom de l’ancien commerce qui y tenait boutique. On nettoie toujours des vestes, et encore plus depuis le 6 mai dernier. Sans doute se consolera-t-il avec son mandat de conseiller régional, et peut-être aussi avec le score de la droite et du centre dans le département : 53,23% (Nouveau Centre et UMP dans un même sac).


Mais les villes, elles, penchent à gauche, à l’exception notable de Vendôme (54,13% en faveur du centriste Maurice Leroy). De quoi donner quelques sueurs froides à Catherine Lockhart, maire PS de la cité de Ronsard. À Romorantin-Lanthenay Tania André (PS), sur les terres du sénateur-maire Jeanny Lorgeoux, réalise 54,21% des suffrages, alors qu’à Blois Denys Robiliard renforce la gauche déjà gagnante de l’hôtel de ville en 2008 avec 58,25% des voix contre 41,75% pour son adversaire Nicolas Perruchot, ancien maire,tombeur de Jack Lang en 2001 et donc désormais ancien député. 

 

Dans la 2e circonscription (Romorantin-Lanthenay), Patrice Martin-Lalande gagne son cinquième mandat avec 53,16%, et dans la 3e (Vendôme), sans surprise Maurice Leroy, ancien ministre de la Ville et du Grand Paris, est réélu avec quasiment le même score qu’en 2007 : 58,05% des voix. Karine Gloannec Maurin ne rejoindra pas la majorité présidentielle cette fois-ci, pas plus que Tania André. Le PS départemental ne doit donc sa satisfaction qu’à un seul siège.
 

 

Réussir, ou mourir


« Alors maintenant, on fait quoi ? » semble dire le sage qui sommeille en chaque Loir-et-Chériens. Car si la gauche gagne en France, elle ne triomphe pas, loin s’en faut, dans le département. Les questions internationales « intéressent » le nouveau député de la 1ère circonscription. L’ancien s’intéressait à celles du financement des syndicats. Maurice Leroy, plus dans la posture que jamais, indique comme à son habitude ne pas être « Dans l’opposition systématique : si les textes sont bons je les voterais, s’ils sont néfastes, je voterais contre. » Patrice Martin-Lalande va pouvoir continuer à s’occuper des nouvelles technologies, de la désertification médicale et… des clôtures en Sologne.


Deux observations peuvent se dégager du scrutin au niveau national : d’abord il est à noter – et on n’estime sans doute pas encore très bien combien l’importance de ce fait – que les trois finalistes de la présidentielle 2007 sont désormais complètement finis et en dehors de tout mandat national : Nicolas Sarkozy battu le 6 mai dernier, Ségolène Royal parachutage raté à La Rochelle et François Bayrou, plus seul que jamais, qui perd la sacro-sainte 2e circonscription du Béarn, « chez lui. » Le tout la même année, à un mois d’intervalle. On nous avait promis le changement, en effet il y a du changement.


L’autre constat, toujours le même, concerne l’abstention. Énorme abstention. Quasiment la moitié des électeurs ont boudé les urnes, une fois encore. Même si en Loir-et-Cher celle-ci est un peu moins forte qu’au niveau national (39,42% dans le département pour 44,1% au national), cela en dit long comme un jour de juin sans soleil sur le désintérêt des Français pour les élections et /ou leur fatalisme à voir des hommes politiques impuissants à résoudre leurs problèmes quotidiens. La majorité absolue des parlementaires à l’Assemblée nationale l’est donc avec un quart des électeurs convoqués aux bureaux de vote.

Pas de quoi pavoiser donc, et un très sérieux avertissement pour une gauche qui a, comme on dit, les coudées franches sur à peu près tout : condamnés à réussir, ou bien disparaître au profit de qui vous savez.

Si vous croyez encore au miracle, c'est donc le moment de planifier un petit voyage à Lourdes.

 

F.S

 



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N'en déplaise à Jules Verne...

29 Mai 2012 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #émerveillement

 

 

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Le Trophée François Ier réunit les aéronautes passionnés et néanmoins compétiteurs, au coeur de la Sologne. Villesavin, Cheverny, Chambord, Valençay : les plus beaux sites s'ouvrent aux décollages matinaux - très matinaux - des montgolfières chères aux frères du même nom, originaires d'Annonay en Ardèche.

Pour qui aime se lever avant les poules et bien avant le soleil, après quelques coups de brûleur façon barbecue sans les saucisses (dommage, à cette heure-là, cela peut être bon), le voyage est passionnant.

La chasse au "renard" est lancée. Ce dernier, en réalité cette dernière puisqu'il s'agit d'une montgolfière, est à poursuivre, puis il faut viser une grande croix posée au sol avec un petit lest entouré de ruban jaune. S'approcher le plus près possible de la cible, tel est l'objectif de mes deux pilotes, un vieux chouffe de 20 ans d'expérience et un "jeunot" en apprentissage (un pharmacien en pré-retraite, c'est un sport de riche...).

Atterrissage un brin brutal - les masses d'air sont capricieuses à cette heure-ci et surtout au raz du sol - dans un champ sablonneux solognot, mais satisfaction des pilotes qui émargent "un bon vol".

Quant à nous, même si ce fut bien court (environ une heure) c'est une expérience unique pour les yeux et les tous les sens. Une invitation au voyage. 5 semaines, pourquoi pas...

 

 

 

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(c) Fred Sabourin. 28 mai 2012. Château de Villesavin (Tour-en-Sologne) - Soings-en-Sologne.

 

 

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Los de Béon

21 Mai 2012 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #montagne

 

 

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                                                     - Artigues d'Anouilhas -

 

 

En attendant le texte, les images...

 

 

 

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                                          - Artigues de Balour -

 

 

 

 

SAB 3891 R

                                                - En personne -

 

 

 

SAB 3902 R

                                           - Gorges de Balour -

 

 

 

SAB 3894 R

                                                - Jean-Pierre depuis une variante du col de Lurdé -

 

 

 

SAB 3908 R

                                        - Près du Caillou de Soques -

 

 

 

SAB 3911 R

                                                             - Crète de Peyrelue -

 

 

 

SAB 3918 R

                                                    - Col de Peyrelue -

 

 

 

(c) Fred Sabourin. 17 - 20 mai 2012. Vallée d'Ossau, Béarn (64).

 

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