l'evenement
on a tous besoin d'un coup de pouce !
... pour faire sauter les plombs
Julien K. Trente et un ans. Profession : fusible.
Il paraît que ça bourdonne au bas de l’immeuble de la Société Générale à la Défense. Il y a fort à penser que ces bourdonnements vont se transformer en acouphènes pour son Pdg Daniel Bouton (de manchette ?) et pour celui qu’on appelle désormais « le trader fou », Julien K. Les oreilles sifflent, et la vindicte populo - dirigeante a déjà condamné l’homme qui tombe bien. Le fusible. Le pion. Mieux : le joueur. Car dans tout ce fatras spéculo – financier, le plus intéressant est sans doute ceci : le jeune trader indique qu’il s’est laissé prendre « au jeu » des spéculations imaginaires sur des projections fictives de marchés à venir.
Un jeu. Qui coûte cinq milliards d’euros. Et sans doute plus, car les soupçons sont forts sur le maquillage d’autres pertes de la Société Générale. Julien K vivait donc dans monde virtuel, spéculant sur de l’argent plus ou moins virtuel, trichant réellement pour devenir « un trader d’exception » dans la vraie vie. C’est réussi. Vendredi, sa photo était en Une de tous les journaux, comme l’ennemi public numéro un. On sait tout, on fouille dans sa vie privée. Le fusible parfait. L’écran de fumée. A son actif, des pertes et de l’abus de confiance. Aucun enrichissement personnel. Aucun profit personnel des biens de la banque. Tout juste sans doute quelques appels téléphoniques personnels, quelques photocopies à usage privé, une ou deux réservations de billets de train ou d’avion via le net professionnel. Comme tout employé de bureau modèle. Mais pas un centime.
Il y a peu, une publicité sympathique inondait nos écrans de télévision ou de cinéma : un pouce aidait des jeunes gens bien-comme-il-faut à déménager (bobo trentenaires jeunes cadres riches en devenir et corvéables à merci). « Parce qu’on a besoin d’un coup de pouce quand on est jeune, la Société Générale etc etc ».
Aujourd’hui, le système financier et surtout les hommes qui le font tourner n’ont pas besoin d’un coup de pouce. Juste un bon coup de pied au c…
boire du petit lait aux mamelles de Marianne
« On ne devient pas Français pour avoir des papiers »
Grand raout à la Préfecture de l’Ardèche aujourd’hui : on annonce une cérémonie d’accueil dans la citoyenneté française. Trente-sept nouveaux élus qui décrochent la timbale, souvent après bien des années de galère. La presse est poliment invitée, comme il se doit, à assister à cette opération de communication, histoire de racheter l’expulsion récente d’une famille de sans papiers, écornant au passage la loi puisque la dite expulsion se fit avant le rendu du tribunal administratif devant lequel un recours était déposé.
La presse, et notamment la radio, aurait eu tort de rater ce grand moment d’auto satisfaction républicaine, sous l’œil bienveillant de Nicolas S., trônant en portrait officiel, juste au dessus du sein opulent de Marianne, libre, égale, fraternelle.
Discours historico gaullien de M. le Préfet, rappelant en dix minutes chronos l’histoire de France, depuis les Gaulois fiers et hardis jusqu’à aujourd’hui, en passant par la guerre de cent ans, les Anglois perfides et la Révolution Française, modèle de fraternité.
Florilège : « vous épousez une patrie qui n’est pas ordinaire. C’est un mystère, dont le tout dépasse les parties ». Si j’écrivais pour le « Canard Enchaîné », je dirais qu’il faut en avoir pour dire une telle phrase.
« La France est un pays de juristes. Nous aimons les règles. Nous aimons les respecter ». Au regard de l’entourloupe préfectorale lors de la gestion des sans papiers, on peu difficilement trouver meilleur mensonge d’Etat.
Enfin, la meilleure pour la fin. Lapsus révélateur. Citant Du Bellay : « France, tu nous as longtemps nourris du lait de ta nourrice… euh ! pardon ! du lait de ta mamelle ».
Pourtant c’est si vrai : en remontant dans chaque arbre généalogique des « Français de souche », on peut sûrement y trouver une nourrice qui lui soit étrangère…
Envoyez la Marseillaise, et fermez le ban !
chronique ardéchoise (11è édition)
Sept lycéennes, deux portables, un paquet de clopes, un banc public : combien de possibilités ?

L’avantage d’habiter dans un quartier scolaire (je ne dis pas « étudiant », ici, les études se font forcément ailleurs, loin, là-bas), c’est qu’il offre la possibilité d’analyses sociologiques et comportementalistes sans trop se déplacer. Mon appartement offre deux façades : l’une au sud, avec une cour d’école maternelle ; l’autre au nord, sur une place au carrefour d’une école primaire, un collège et un lycée.
C’est ce dernier qui apporte, je crois, le meilleur de l’observation à peu de frais des comportements ados d’aujourd’hui. Ce qui pourrait apparaître comme une banalité ne l’est pas, car malgré « ce qu’on sait déjà », l’analyse sociologique amène parfois à réviser son jugement. Comme celui d’imaginer que « tout les adolescents ont des portables » (idée répandue), « tous les adolescents portent des baskets » (non, il y a aussi les ballerines), ou encore « tous les adolescents sont obèses, et les filles anorexiques ».
Les sept mercenaires, lycéennes ardéchoises, qui s’installent ce jour-là au pied de la statut « des mobiles » (in mémoriam de jeunes gens à peine plus âgés qu’elles et qui ont gâché autrefois leur belle jeunesse sur les champs de bataille, et ne portent plus de baskets car un obus leur a parfois fauché les pieds), profitent visiblement de la clémence de la météo revenue. Ca ne loupe pas : deux d’entre elles triturent nerveusement leurs portables, deux autres semblent se « faire chier grave » (métaphore adolescente passée dans le langage usuel), une troisième sort un paquet de clopes : ça devrait mettre les deux dernières d’accord. Et puisqu’on a encore le droit de s’en griller une dehors, profitons-en, mais pour combien de temps ?
Jean et basket, portables et sms, clopes et copines, persiflages et ennui, matage des garçons occupés à faire la roue tels des paons non loin de là : cette folle jeunesse passe le temps en attendant la fin des cours.
Et mes légumes vont cramer dans ma poêle si je continue à me distraire de la sorte ! 
Ardéchois, coeur fidèle : seven part
Ex pulsion…
Pour le grand retour de la chronique quasi quotidienne d’un journaliste localier, aujourd’hui c’était manif dans les rues de Privas. Entre deux bruits de tronçonneuse (les services municipaux enlèvent les sapins de Noël), ça sentait le sapin pour une famille arrivée en France depuis 2004. Mais sans papiers. D’origine algérienne, ils vont retourner en Algérie, via Lyon et son centre de détention, où cette famille (dont un enfant de 15 mois) va goûter aux délices de la garde-à-vue « à la française ».
Ce qui a donné l’occasion aux quelques soixante personnes massées devant la préfecture (d’où émane l’ordre de reconduite à la frontière) de crier leur colère au son de : «pas d’enfants en prison ». Trahison, mensonge et déception : les manifestants donnaient de la voix, mais la place de
En télé ça ne passerait pas. Mais pour la radio c’est du bon son. Pourtant, celui-là, je m’en passerais bien…
Ardéchois, coeur fidèle : number six
« quatorze juillet : rien » C’est ce qu’aurait inscrit Louis XVI sur son journal personnel le fameux jour de la prise de Heureusement, pour se consoler de tout ce barnum d’avant fêtes, avant le déferlement de cadeaux, de bouffe et l’obligation de se réjouir, heureusement il y a Le Renard et l’Enfant au cinéma. Luc Jacquet, qui nous avait enchanté avec La moral du film, a elle seule, suffit à recadrer non seulement les évènements décrits ci dessus, mais encore les propos de l’auteur de cette modeste chronique : à chaque fois que la petite fille tente de capter l’animal pour elle seule, ou le domestiquer, ou même de l’enfermer, il s’enfuit. Signe qu’il ne faut pas confondre amour et possession. Elémentaire, certes. Mais ô combien rassurant, au fond.
A
Bref, pas grand chose à se mettre sous la dent. Heureusement, l’actualité nationale vient à notre secours, et on rirait volontiers de la tartuferie si elle n’était pas pitoyable, dans deux évènements qui semblent si éloignés et pourtant très proches. La visite de Kadhafi, l’encombrant Kadhafi, dont il reste encore, à l’heure où j’écris ces lignes, 24 heures de présence en France : comment va-t-il les occuper ? Et surtout comment va-t-il faire suer les services protocolaires de l’Etat ? Va-t-on lui organiser une corrida place de
Et puis, on l’a appris ce soir, Colonna a pris perpéte. Sans preuves, ou si peu. A qui profite le crime ? Ni à
Aux innocents, les mains pleines ? Le premier serre des paluches à tour de bras, et repart avec des avions. Le second les brandit, mais menottées, criant aux siens : « ne pleurez pas ! Ne pleurez pas ! ». On ne va pas en mourir de rire non plus. 
Ah si ! J’allais oublier : le renard en question est Ardéchois ! Vous voyez bien qu’il se passe quelque chose par ici…


Ardéchois, coeur fidèle : numéro trois
« 07 »
La chronique de ce jour va sûrement paraître comme anecdotique, mais l’histoire est vraie et elle me revient en mémoire avec un brin d’amusement.
En « CM2 », ce que les plus anciens appellent la « 7è », notre instituteur, tendance vieille école, nous a fait apprendre par cœur les départements français. A raison de dix par semaine, en soixante-dix jours l’affaire était entendue. Par goût pour la géographie, cet exercice me passionna, et je ne me lassais pas de voyager sur la carte de France de ces numéros, ces préfectures, ces contrées aux noms de fleuves, rivières, océan et mers, montagnes ou plaines. Je les imaginais et me nourrissais de leurs images en feuilletant un dictionnaire. Cela représentait au moins l’avantage d’occuper le temps lors de grands voyages en voiture, pour les migrations des vacances par exemple. On savait d’où venait la voiture d’à côté. Les numéros commençant par zéro retenaient mon attention. Ils semblaient si éloignés du microcosme charentais où je vivais alors. 01, l’Ain, Bourg-en-Bresse. 02, l’Aisne, Laon. 03, l’Allier, Moulin. 04, Alpes de Haute Provence, Digne. 05, Hautes-Alpes, Gap. 06, Alpes-Maritimes, Nice. 07 : l’Ardèche, Privas. En cherchant dans le dictionnaire, j’apprenais que Privas, préfecture de l’Ardèche, ne comptait « que » 10000 habitants. Cela me paraissait ridicule. Comment avait-on pu déclarer une si petite ville préfecture ? La leçon d'histoire apportait la réponse : Napoléon voulait que le point le plus éloigné des départements ne soient qu’à une journée de cheval maximum du représentant de l’Etat. Une vision qui se défend. Mais ce qui forçait mon admiration, c’était de découvrir que cette préfecture en question n’était desservie par aucune ligne de train, ni marchandises ni voyageurs. Comment pouvait-on y vivre ? Le département de l’Ardèche était aussi celui qui voyait naître sur son sol la source de
Presque vingt-cinq ans me séparent de cette année où un instituteur de style troisième République nous faisait apprendre des choses qui paraissaient inutiles (Monsieur Malgogne, à l’école St Paul, pour ceux qui le reconnaîtront). Devant la carte de France des départements, mes yeux s’égarent. Perdu dans le « 07 », je contemple désormais les autres départements. Si loins, si proches…
PS : l’interface de gestion du blog, « over-blog », m’avertit depuis plusieurs jours que je vais passer en version 2 du blog. Cela facilitera la maintenance, paraît-il. Le message, inscrit en rouge, indique également qu’il pourrait y avoir quelques petits problèmes de connexion pendant la manœuvre. J’ignore quand, mais je voudrais simplement m’en excuser d’avance. Je n’y suis pour rien, car ne décide de rien non plus. La version 1 m’allait très bien. Mais le progrès fait rage, et nous vivons une époque décidément moderne. Qu’on le veuille ou non, on n’arrête pas le progrès.
Ardéchois, coeur fidèle (chronique quotidienne d'un journaliste localier)
Monsieur le Préfet fait du vélo
Mon intégration dans le microcosme ardéchois fut des plus efficace. Deux conférences de presse, l’une au Conseil Général sur le thème de la « coopération décentralisée » (au Sénégal), l’autre à la Préfecture, à l’occasion de la « semaine du développement durable ». Autant dire les deux tiers du pouvoir décisionnel et de l’information locale. C’était lundi. Pourvu que ça dure…
Monsieur le Préfet est un homme de goût et la préfecture va donc montrer l’exemple, en adoptant notamment un parc de vélo, et vu la topographie des lieux, il y a fort à parier que le futur vainqueur de l’étape du tour de France à l’Alpe d’Huez sera Ardéchois. Autres mesures « visibles », le plantage de plantes à faible consommation en eau dans les jardins de la préfecture, et les repas de produits entièrement régionaux à la cantine associative. Vont bouffer des marrons les élus ardéchois ! J’ai gardé le meilleur pour la fin : des poubelles pour tri sélectif du papier dans les administrations locales.
« Des mesures de saupoudrages, mais qui cachent en fait une stratégie ne vous inquiétez pas », s’empresse de préciser l’énarque représentant de l’Etat tout-puissant.
C’est bien ça le problème, au fond : le saupoudrage, comme un écran de fumée pour mieux masquer les retards pris depuis plusieurs années en France sur la question de l’écologie et du développement durable. Mieux vaut tard que jamais.
Pas de doutes : ce Préfet est bien de la majorité présidentielle… Et sans doute un proche de Christine Lagarde : il veut mettre tout le monde sur des bicyclettes.
de pics et de pointes : que justice soit faite !

Au palais de justice de Rouen, malgré son teint refait à neuf, les grilles d'entrée annoncent la couleur. Ici, Monsieur, on a brûlé la femme qui répondait en français aux questions anglaises. On peut aussi empaler ! (Rachida ? P't'ête ben qu'oui, p't'ête ben qu'non).

Libres nous sommes, et on est allé s'encanailler au "Shari vari" de la rue St Nicolas, pour boire le monde et refaire des coups. D'ici, on en ressort : content (le patron paie parfois sa tournée de bon coeur). Assourdi par les cris de chatte étranglée d'une "chanteuse" de rock qui miaula au nom de "Christal Palace". Avec le pull, polo et caban qui sentent la clope pour le restant du ouikende...

pour aller de l'avant, il faut d'abord passer le ballon vers l'arrière
Demi d’ouverture (ou : le retour de la méthode Coué)

C’est un fait : depuis que le XV de France relève la tête, le pays du coq va mieux. On s’autorise même à penser, dans les milieux autorisés, qu’un succès de la France le vingt octobre prochain « doperait » la croissance ! Elle est déjà amorcée par la victoire sur le fil du rasoir samedi soir dernier, dans un combat acharné, héroïque, digne des grands péplum du stade ou du cirque. Les gladiateurs au secours de l’économie.
Nous n’en sommes pas si loin : l’avantage de cette coupe du monde de rugby, outre qu’elle réserve son lot de demi-surprises, c’est que les grands matchs ont lieu le week-end. Et surtout le samedi. La France s’ennuyait un peu, les samedis. Depuis la fin de l’été (pourri), septembre était déjà là, et la rentrée, la fin des barbecues, les apéros sous les parasols, la pétanque jusqu’à 21h… Malgré le beau temps revenu, le cœur n’y était plu. On allait bosser, à l’usine, jusqu’à ce que retraite s’en suive, mais pas pour tout de suite. Bref, on s’emmerdait, heureusement, les jeux du cirque sont là pour nous réveiller, dans une ferveur de feu de paille toujours sympathique à voir et à vivre, mais qui retombera bien vite, on le sait depuis un certain 12 juillet 1998… Du pain et des jeux, panem et circensens, on en est toujours là c’est vrai, les empereurs se succèdent dans les stades, flanqués de leur cour habituelle, faite de collaborateurs (et collaboratrices !) avisés, de courtisans courtisés, de comédiens liftés, de chefs d’entreprises invités. On espère seulement que les héros, pour le moment bien au chaud dans leurs vestiaires dorés de la forteresse Marcoussis, se souviendront que chaque match se joue pour lui-même, et qu’ils seraient bien inspirés de réviser leurs fondamentaux, en langue anglaise, si il ne veulent pas boire la tasse (de thé) samedi, « chez nous », à St Denis.
St Denis ! Le stade « de France », à St Denis « en France » (pour ne pas confondre avec l’île de la Réunion). Tout un symbole : le département au métissage multiple, aux sans papiers probablement nombreux, aux jeunes désœuvrés, aux collectifs de défense de ceux qui en prennent aussi plein la gueule, mais sans les acclamations du public en liesse. A ce jeu, Fadela Amara, secrétaire d’Etat dans le gouvernement du Tout-Puissant de la République, symbole de l’ouverture, pourrait bien se faire tancer – on n’ose dire plaquer - de l’avoir trop ouverte. Un ancien ministre de la gauche des meilleurs jours a même dit « qu’elle avait parlé avec ses tripes ». Des jeux du cirque à la boucherie, il n’y a qu’un pas, que nous n’oserions franchir…
Mais quand même : quelle ouverture ! Il fallait s’en douter : on ne sort pas d’un collectif Ni putes, ni soumises avec les bonnes manières des palais du huitième arrondissement de Paris ! Il faudrait lui demander ce qu’elle fait samedi soir, Fadela : parce que, pourquoi pas, elle pourrait revêtir le maillot « bleu nuit » n°10 du XV de France de rugby. C’est le poste de « demi d’ouverture ». Et c'est peu dire que pour gagner les deux oreilles en feuilles de choux de la perfide Albion, faudra jouer avec ses tripes. Pour que cette belle épopée ne finisse pas en queue de cochon, dans le maïs... 


t'as ton Tan's ?
rentrée des classes, trop la classe !

Avant que le gouvernement, loué soit-il, ne fasse une loi obligeant les chefs de rayon à pratiquer des prix bas sur les fournitures (ce qui est déjà le cas si on fait attention à ne pas céder à la fièvre marketing…), une maman a eu la semaine dernière la réflexion d’actualité la plus pertinente : « on ne va quand même pas traverser tout Lyon pour trouver une trousse ! ». Alors que je m’employais à chercher des stylos feutres « Tempo » de chez « Paper Mate » (chacun ses manies), un jeune garçon était perplexe devant la montagne de trousses scolaires installée devant son nez. Il tournait et retournait l’objet sensible qui va accompagner son année d’écolier. Objet qu’il faut bien choisir on comprendra pourquoi, car, avec l’agenda, il dit « tout » d’une personnalité. Il s’agirait donc de ne pas commettre d’impair, au risque de passer pour le ringard de l’année dès les premiers jours… Rédhibitoire. Bien choisir, jusqu’au mois de janvier seulement, date où les stratèges marketing de tout poil inventeront une nouvelle marque « indispensable ». Entre deux zip de fermeture éclaire, sa mère dont on aurait juré sa grande sœur tant le jeunisme et le bronzage ont fait des ravages (malgré l’été pourri), a eu cette réflexion donc, que je ne résiste pas à vous partager une seconde fois : « on ne va quand même pas traverser tout Lyon pour trouver une trousse ! ». Et comment !
Elle a bien traversé la France et sans doute les frontières pour trouver du soleil et un carré de quatre mètres carrés sur une plage. Alors Lyon pour une trousse, ça n’est tout de même pas le raid Gauloise… Si c’est pour améliorer les performances de son fiston en 6è, tout sera bon. Je regarde dans mes mains les deux feutres « Paper Mate » et le cahier Clairefontaine (petit format, spirales, grands carreaux marge à gauche, cent pages et papier velouté). Je me dis que pour trouver mon matériel favori, je suis prêt à faire quelques kilomètres de plus en vélo. Chacun sa rentrée. 

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