concept
mais qu'est-ce donc ?
L'objet mystère... Un mikado ? une boîte d'allumettes multicolore ? un écroulement au rayon bois de chez Casto (ou le roi Merlin, ne soyons pas vache) ?
Réponse demain ! (si c'est pas du teasing ça...)
Certains l'aiment chaud

Etrange sentiment devant la couverture de l’influent hebdomadaire allemand Der Spiegel (traduction : « la glace »). Les buralistes français ne s’y sont d’ailleurs pas trompés : ordinairement planquée ou recalée dans les coins, cette presse étrangère trouve une bonne place dans les présentoirs depuis une semaine.
C’est très racoleur, je vous l’accorde. Le titre est sans équivoque : Die scheinheiligen, que l’on peut traduire par : « les hypocrites ». En sous titre : « l’Eglise catholique et le sexe ». A l’heure même où Benoît Seize reçoit les évêques irlandais au sujet des années de scandales pédophiles qui secouent la terre des O’Conneil et O’Kallaghan, cette couverture fait figure de bombe (sexuelle ?). L’Eglise allemande serait-elle demandeuse d’une opération « vérité – épuration » des brebis galleuses au sein de ses rangs ? C’est en tout cas ce que laisse entrevoir la série d’articles dans l’un des plus influent hebdomadaire d’information d’outre Rhin.
On s’interroge, de ce côté-ci de la ligne bleue des Vosges : une telle couverture ne déclenche-t-elle ni foudres ni interpellations publiques pour le moment ? On ose à peine imaginer ce qu’il en serait si, à la place de ce splendide cardinal à la main baladeuse, on y voyait d’autres prélats d’autres religions monothéistes, affublés du même titre. Une affaire d’Etat assurément ! Provocation, cris d’orfraies, condamnations unanimes, ouverture du 20h…
A moins que tout cela n’illustre la vertu évangélique de l’aumône, dont le carême approchant fera lire publiquement le récit de Matthieu ou de Luc :
« Quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite ».
Si tel était le cas, on en aurait der spiegel dans le dos !
iDTGV : comment rester "Zen" sans se faire "Zapper" ?

« Le respect de l’horaire de départ, votre sécurité et celle des autres passagers ne sont plus assurés »
C’est cette petite phrase sibylline qui m’a mis la puce à l’oreille, le jour où j’ai failli manquer l’iDTGV alors qu’il restait 2 minutes avant le départ. Du coup, je me suis penché sur les conditions de voyage de cette « filiale SNCF » aux tarifs certes attractifs, mais aux conditions d’accès parfois douteuses.
D’abord il faut vous dire que ce fameux jour, arrivant suant et essoufflé au pied de l’iDTGV Lyon-Paris (problème de bus pour arriver à la gare Part-Dieu), je me suis fait sermonné par un agent de quai, m’indiquant « qu’il fallait arriver bien avant le départ du train ». Lui faisant aimablement, mais fermement remarquer que celui-ci partait dans deux minutes, et que j’étais donc encore « en avance », l’agent de quai a surenchéri m’indiquant que désormais, 5 minutes avant c’était l’extrême limite. C’est d’ailleurs indiqué sur le site web d’iDTGV. Dont acte, je n’avais pas vu. A la question, légitime : « mais pourquoi donc, puisque le train n’est pas encore parti ? », la réponse fut, imparable : « c’est une question de sécurité ».
Si vous choisissez un jour de voyager en iDTGV, il faut bien savoir que tout étant une « filiale » de la SNCF, ces trains dont les réservations se font uniquement via le site internet, voyagent rarement seuls. Je veux dire par là qu’ils sont quasiment toujours jumelés à un TGV « classique », qui lui accepte les voyageurs essoufflés et suant jusqu’à la dernière seconde avant fermeture des portes. Pour ces TGV-là, la question se pose dès lors du « respect de l’horaire de départ, de sécurité ou de celle des autres passagers ». Mais l’iDTGV qui part en même temps (puisqu’accroché derrière, suivez-bien), n’est visiblement pas sujet aux mêmes règles de sécurité (il s’agit juste de monter dans un train, notez bien). Le voyageur malin peut alors se dire qu’en plus d’avoir réalisé une bonne affaire - les prix sur iDTGV sont très attractifs, parfois 50% moins chers qu’un TGV classique - il est donc plus en sécurité dans l’iDTGV… qui roule en même temps. Comprenne qui pourra.
Sentiment qu’il partagera sans doute en lisant les conditions d’accès avec des bagages :
Suis-je limité en quantité de bagages ?
Vous pouvez emporter 2 bagages gratuitement (détails ci-dessous).
Si vous emportez plus de deux bagages, il vous faudra payer un supplément de 35 € par bagage (sur le site iDTGV dans "Mes options de voyage"), dans la limite de 2 bagages supplémentaires par personne.
Si vous n'avez pas payé ce supplément lors de votre réservation, la régularisation vous coûtera 45 € à bord.
Les bagages gratuits par personne ne pourront excéder :
- deux bagages à main (valises, sacs à dos, sacs de voyages) par Voyageur ; ou
- un bagage à main et un objet par Voyageur (une poussette d'enfant, un fauteuil roulant, une bicyclette dont les roues démontées sont rangées ensemble dans une housse spéciale de 1,20 x 0,90m maximum, une planche nautique rangée dans une housse de 1,20m x 0,90m au maximum, une paire de skis, un monoski ou un snowboard, un sac contenant un animal domestique « de petite taille ») ; ou
- un bagage à main par Voyageur et un bagage 50cm x 50cm x 50cm ; ou
- un bagage à main par Voyageur et un instrument de musique.
Je vous laisse calculer ce que vous devrez payer si vous possédez une flûte traversière, une valise de plus de 50cm x50cm x50cm et un sac à main si vous êtes une femme… Cette remarque ne prend pas en compte le violoncelliste cycliste avec un sac à dos de randonnée. On peut aussi remplacer le vélo par une trottinette, juste pour essayer.
Voyons donc : 35€ par bagage supplémentaire, dans la limite de deux, soit 70€ le cas échéant, ou 90€ si vous payez à bord (2x 45€). Dans certains cas (notamment le fameux Lyon – Paris à 28€ le trajet en s’y prenant bien à l’avance par exemple), cela représente quand même plus du double voire le triple du prix initial. A ce tarif-là, mieux vaut voyager léger, pratiquer le ping-pong - les raquettes prennent moins de place qu’un vélo - ou aimer la musique sur baladeur MP3.
J’ai demandé au « superviseur » (= contrôleur, en langage iDTGV) pourquoi dans un TGV classique, on pouvait pratiquement déménager toute sa garde robe sans soucis, et sans payer de supplément. Réponse : « dans les TGV classiques, c’est la même règle, sauf que personne ne contrôle ». Ce qui est vrai, j’ai un jour effectué un Lyon – Rouen avec un petit bureau d’écolier (emballé et protégé dans du papier à bulles), on ne m’a rien demandé.
Si vous êtes amoureux, mais hélas vous devez momentanément vous séparer, il vous faudra échanger vos derniers baisers avant le contrôle d’accès à bord : fini les adieux déchirants à la porte du train.
Je voyage seul mais je souhaite qu’un proche m’accompagne à ma voiture. Est-ce possible ?
Pour garantir votre tranquillité à bord, le contrôle des billets s'effectue sur le quai. La zone d'embarquement, située derrière celle de vérification des billets, n'est donc pas accessible à votre accompagnant.
Dommage, ça faisait de belles scènes qui rappellent de fameux plans de cinéma…
Il y a trois ambiances dans l’iDTGV : IDZen, IDZap et IDNight. Traduction : ambiance n°1 : silence dans les rangs ; ambiance n°2 : plan drague, jeux de société et conversations ouvertes conseillés ; ambiance n°3 : boîte de nuit dans train idoine, avec Dj et disco au bar.
Question : que fait-on des enfants ? (toujours un problème dans le train, les marmots…) :
Puis-je voyager avec mes enfants en iDzen ?
Même si les voitures iDzen leur sont tout de même ouvertes, pour préserver la tranquillité des autres passagers nous recommandons aux parents voyageant avec de jeunes enfants de réserver plutôt en iDzap.
Ainsi, vos enfants chéris seront priés d’aller faire du bruit ailleurs. Notez au passage qu’il s’agit de garantir « la tranquillité des autres passagers » et pas d’assurer leur « sécurité ». Pourtant, parfois, vu le niveau sonore des bambins, ou l’abondance de jouets transformés en projectiles, on pourrait se poser la question.
Enfin, si vous ne pouvez pas prendre ce précieux iDTGV très sécurisé, vous devrez bien entendu échanger votre billet mais 5 heures avant le départ du train. Les imprévus de dernière minute sont rarement tolérés. Dans tous les cas, vous devrez vous acquitter de 10€ de « frais » supplémentaires. Un passager a dû poser la bonne question du « pourquoi 10€ », puisque le site web d’iDTGV répond à la question :
Pourquoi doit-on payer des frais de 10€ pour échanger son billet ?
L’échange de billets est générateur de frais pour iDTGV. Qui, en effectuant ce service gratuitement, ne pourrait continuer à proposer des tarifs aussi compétitifs.
Sachant que tout se passe avec quelques clics informatiques, on reste perplexe sur les fameux « frais pour iDTGV »…
Soyons beaux joueurs : prendre un iDTGV, quand on en a la possibilité (c’est-à-dire si, pour être optimum, vous pouvez voyager plutôt en heures creuses et en milieu de semaine), reste quand même une bonne affaire.
Et en plus, iDTGV prend soin de votre « sécurité » et de celle des « autres passagers ». Mais n’oubliez pas de voyager léger (pas plus de 2 bagages), vous pourrez ainsi courir plus vite et arriver bien avant l’heure du départ. Vous devrez tout de même attendre le départ de l’autre TGV « classique » pour arriver à bon port.
(passages en italiques : www.iDTGV.com)
l'été, l'était rosé sur la plage
Rose de confusion

Penser à demander s'il existe
Quatre saisons, douze photos (n°7)
Plus de soixante jours sans venir à cet endroit photogénique, (février ) pour un peu on ne reconnaîtrait rien de ce qui fut cet hiver. Une explosion de soleil, de feuilles vert pomme, végétation juvénile définitivement ancrée dans le printemps. Qui a dit que cette saison ne vallait rien ? Il flotte un petit quelque chose dans l'air, comme une invitation soudaine à manger dehors, boire dehors, et puisqu'il y a visiblement affinités, plus dehors.
Il n'y aura donc pas douze photos mais un peu moins, mais qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse !
Quatre saisons, douze photos (n°6)
Voilà, nous y sommes, après le raté de janvier, février reprend la série. Sixième mois consécutif au même endroit, quasiment le même jour et à la même heure. Pour ceux qui ont raté les derniers épisodes, allez faire un tour en décembre ; novembre ; octobre ; septembre. (Il manque janvier répétons-le, nous étions loin d'ici, à savoir la coline de Fourvière à mi-pente). Il fallait s'en douter : un jour il pleuvrait sur ce lieu. Février, mois hivernal, arrosé, triste, mais court. A très bientôt donc, à quelques encâblures du printemps...


quatre saisons, douze photos (n° quatre)
Décembre. Sortir du trou, ou y rentrer pour le restant de l’hiver. A ceux qui n’aiment pas « les fêtes », passez votre chemin jusqu’au mois prochain. Les canuts et bourgeois de Lyon préparent « la fête des lumières » (merci l’Immaculée Conception), à grand renfort d’ampoules à haute consommation. Le spectacle sera beau, et les touristes au rendez-vous. C’est la raison pour laquelle cette « photo du mois » est encombrée de lourdes caisses et de colonnes qui n’ont rien de corinthiennes.
A dans un mois.
(Sept. ici ; Oct là ; Nov à cet endroit)
Quatre saisons, douze photos (numéro trois)
Novembre… Mois détesté par beaucoup. Nous ne pouvons pourtant pas le rayer du calendrier. Le jour baisse, les feuilles aussi, tant et si bien qu’elles choient sur le sol humide et détrempé du week-end. Elles meurent, en silence.
Notez bien que ces clichés ont été réalisés le 5 du mois et non le 1er (comme annoncé au début de ce projet ici et là ), et en fin d’après midi, in extremis, avant que la lumière ne soit trop insuffisante pour être exploitable.
Rendez-vous le 1er décembre, promis.

quatre saisons, douze photos (n°2)
Deuxième photo de cette série sur le déroulement du temps et des saisons sur un même lieu. Automne, suite, un mois après le commencement début septembre. (ici)
mobilis in mobilier

Unique en son genre, le « Lieu Unique » est construit à Nantes sur les ruines encore beurrées de l’usine « Lefèvre Utile », LU pour les amnésiques.
Là, dans un décor fantasque et parfois incongru, l’homme a ré-apprivoisé le lieu du labeur, lieu du beurre, lieu des miettes, bref l’usine où l’ouvrier trimait au turbin en attendant le bal du samedi soir. A cette époque – un âge d’or pour certain, dans cette « nostalgisation » de notre société regrettante et regrettée – les hommes étaient payés à la semaine, buvaient la moitié avant d’arriver chez eux, ne partaient pas ou peu en vacances.
Désormais, le « Lieu Unique » résonne d’expositions, de concerts, de conversations au bar où des jeunes branchés boivent le monde en refaisant des coups, où les plus anciens viennent s’encanailler de cette fraîcheur juvénile, où les quadras aiment y tenir leur meilleur rôle, celui de bo-bo. Les trentenaires, désabusés qu’ils sont, traquent tout ce beau monde en prenant des clichés.
Même le mobilier semble unique, et, pourtant, il a un je-ne-sais-quoi de déjà vu.
Chez soi peut-être ?
Unique, c’est sûr !
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