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Le jour. D'après fred sabourin

quelle epoque !

les jeux sont faits, rien ne va plus

17 Mars 2010 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #quelle époque !

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         D’abord il y avait la grève des bus. Nous y sommes donc allé à bicyclette, mais sans Paulette. Un forum de l’emploi, c’est souvent paumé dans une zone où est installé un « parc des expositions ». Aujourd’hui, on y expose recruteurs (200), offres d’emplois (des milliers), et des chômeurs (des millions). Ca méritait le déplacement. 

          A l’entrée, il faut donner son Cv à une hôtesse d’accueil (discrimination : où sont les « hôtes » d’accueil ?). En guise de Cv, je sors ma carte de presse, et me voilà entré dans le ventre chaud et grouillant des « emplois en Seine », car c’est par là que ça se passe. Tout ce qu’une région compte de jeunes de moins de 25 ans s’y est donné rendez-vous : ils sont des centaines, dossiers et Cv sous le bras, engoncés dans leurs costumes trop grands, ou sur des talons trop hauts, à arpenter les allées du forum, discuter avec les recruteurs  - dont certains sont sergents pour de vrai, au stand « armée » il y a du monde, même à la Légion Etrangère. Certains font la queue pour un pré-entretien qui termine le plus souvent par : « inscrivez-vous sur notre site internet et mettez votre profil en ligne ». La décortication minutieuse de cette petite phrase entendue sur place mériterait à elle seule une thèse en trois tomes. Je ne retiendrai que « mettez votre profil en ligne » imaginant ce que, physiquement, ça pourrait donner.
Au stand « parcours atypique », je fais la connaissance du créateur du site internet « parcoursatypique.com ». Le prospectus indique qu’il s’adresse à des « anciens sportifs, ceux qui ont des blancs sur leurs Cv, retour de missions humanitaires, changement de vies » etc. Des cas incasables en somme. Je risque un : « et pour les anciens taulards ? ». La réponse est mitigée. Je pousse le bouchon un peu plus loin, limite vulgarité : « et les anciens religieux, moines, clergé etc ? ». « Tous les parcours valent la peine, précise l’atypique créateur de site, du moment que les gens sont compétents et motivés ». C’est donc ça. Il y en a un plein hall de gens « compétents et motivés ». Certains sont là depuis 8h du matin, pour être sûrs d’être les premiers. Atypiques on vous dit !
Puis je m’attarde sur les slogans que seuls les agences de com’ spécialisées en « quali » savent inventer pour faire gober des couleuvres aussi grosses que des grenouilles ayant avalé un bœuf : « en magasin, en entrepôt ou dans les fonctions supports, nous partageons tous les mêmes valeurs. Esprit d’équipe, autonomie, sens des responsabilités et de l’engagement. Vous avez ces qualités ? Rejoignez-nous ! ». Essayez, ça marche avec tous les boulots. Là, c’était pour être magasinier chez… Ed (l’épicier).
Deux jeunes femmes, beurettes (discrimination ! je vais me faire choper par la Halde ou pire : par Gérard Longuet !), discutent : « la différence ? Il faut te faire licencier, pas démissionner ! Sinon, tu ne toucheras pas le chômage. Tu vois, machine, elle s’est faite licenciée. Elle n’allait plus au taf, à force son patron il l’a li-cen-ciée ».
Une autre jeune femme, près des toilettes, porte sur son visage tout le désarroi qu’une telle journée peut apporter. Peut-être venait-elle de chez Manpower ? « Vus avez le sens de l’écoute, le sens commercial, une bonne élocution, une forte disponibilité (8h – 21h) ? Contactez Manpower tertiaire ». Cette jeune femme, ni trop belle, ni trop laide (on sonne chez moi : merde c’est la Halde !) ne devait sans doute pas être tout à fait dispo de 8h à 21h…

En partant, je passe devant les métiers des casinos. Pas pour remplir les rayons d’un supermarché, non, pour être croupier ! Les casinos recrutent ! Mais là attention, plus question de rigoler – même si on y vient pour jouer. Langage châtié, bonne présentation, à l’aise en calcul mental, forte mobilité (Paris, Lyon, Bordeaux, Namur, Manchester), horaires décalés (16h – 4h du matin), et… salaire au Smic, sans compter les pourboires. Sur le stand, une table de blackjack, avec un croupier en action, et trois joueurs qui perdent, perdent, perdent.
Leur temps.



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Putain de crise !

24 Février 2010 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #quelle époque !



Les conséquences de la crise que nous vivons sont nombreuses. Mais certaines sont inattendues. Le chômage – ou la crainte d’y tomber – est tel que d’anciens ministres de la mitterrandie acceptent n’importe quel poste proposé par le Prince Tout Puissant de la République. Comme les Auvergnats : « quand il n’y en a qu’un, ça va, c’est quand il y en a plusieurs que ça pose problème ».
Il y a pire : certains anciens ministres ont du mal à savourer le quotidien de leurs mandats électifs retrouvés. On connaissait une ancienne garde des sceaux devenue avocate par « validation des acquis d’expérience » (ainsi elle sera peut-être la première victime de sa fameuse carte judiciaire). Le meilleur nous avait échappé. Que devenait Santini, après avoir brillé comme secrétaire d’Etat à la fonction publique ?
Et bien il allait voir Madame Irma, pour y lire dans sa boule de cristal et dans les astres les résultats des prochaines régionales. Avant le désastre ?



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Ail faune

15 Janvier 2010 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #quelle époque !




Le désenchantement du monde, dont on pense souvent qu’il a atteint sa limite, avance un peu plus loin à chaque coup de boutoir consumériste que la technologie moderne nous offre sans que nous en ayons à priori besoin. Le succès planétaire (nous dit-on) de l’ail faune en est une preuve flagrante. Chez l’opérateur « Orange », huit téléphones sur dix vendus au moment de noël sont un de ces nouveaux jouets dont il est difficile de ne pas céder à la tentation, ou à ses ersatz. Le blogueur s’est lui-même laissé prendre par la sirène de la facilité : au creux de la main, avec un appareil d’une marque similaire, tout internet et plus encore si on veut. Il a d’ailleurs lu cette information sur le dit smartphone en furetant sur le site ouaib du « Monde ».
L’ail faune, c’est le couteau suisse de la téléphonie actuelle. Autrefois, le chic du chic, c’était d’avoir dans la poche de quoi visser, scier, couper, gratter, limer, décapsuler, coudre même parfois, bref bricoler, démonter un pneu, allumer un feu, amputer une jambe de bois, ouvrir une porte en toute circonstance. Aujourd’hui – sans craindre d’emprunter les transports en commun de l’histoire qui se fabrique sous nos yeux – le fin du fin c’est d’être connecté en permanence. Et nous ne nous rendons pas compte à quel point ceci modifie considérablement nos modes de vie. A la mesure du vertigineux passage de la lampe à huile à l’ampoule électrique fin XIXè siècle. Comme le dit l’homme de la rue à la voix populaire : « je ne sais pas si le boum des technologies modernes de communication va de paire avec les choses intéressantes à dire ».
Heureusement, il reste les bonnes vieilles valeurs pour nous raccrocher à la terre « ferme » : les séismes de magnitude 7 (qui frappent plus souvent chez les pauvres aux régimes politiques dictatoriaux que dans les contre-allées de l’avenue Foch ou la presque-île lyonnaise), les engueulades entre politiques et dromadaires à heure de grande écoute, le principe de précaution dont on prend de plus en plus précaution, et la liste est longue. Il y a même ce retraité d’un âge respectable assénant à la (jeune) boulangère du quartier un tonitruant « j’ai bossé quarante ans de 6 heures du matin à 9 heures du soir, et je n’en suis pas mort ! ». Non, en effet, mais question progrès social, il y a encore des claques qui se perdent…



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we are the champion !

17 Novembre 2009 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #quelle époque !


C’est l’histoire d’un mec qui ne bosse pas,  en contrat à durée indéterminée. Il en profite donc pour parfaire sa forme physique, en « joggant » le matin tôt, plaisir qu’il avait perdu du fait de ses anciens horaires très matinaux sur une station de radio à l’audience faible mais proche des cieux. Courir le matin tôt, c’est la certitude de croiser ceux qui vont au boulot, sentir cette excitation frénétique du réveil qui a sonné il y a peu, des douches chaudes et cafés tièdes, les effluves de parfum offrant une traçabilité à des femmes parfaitement vêtues et des hommes clonés sur le modèle costume-cravate-serviette en cuir, des livreurs en livrée sans manche, suant déjà au cul du camion, des artisans perceuse en main, des écoliers trottinant vers l’usine. 
C’est un de ceux-là justement, qui donna à cette journée une réplique aussi anodine que touchante. Pendant que sa mère sortait des trucs et des machins de la voiture, le gosse, à peine cinq ans, un petit cartable sur le dos et emmitouflé dans une épaisse doudoune, s’exclama au passage du sportif : « oh ! regarde maman ! un coureur ! tu crois qu’il va gagner la course ? ». Lequel lui fit deux signes du « v » de la victoire avec les doigts, histoire d’ajouter le geste à la parole. 
Sacré gamin va ! Il ne le sait pas, mais cet encouragement à gagner une course que le coureur de fond est seul à engager au petit matin, est perçu comme un signe annonciateur d’une journée qui ne sera pas complètement inutile. 
 
Qui a dit, déjà, il y a dix ans, « la victoire est en nous » 




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Chrysanthèmes

30 Octobre 2009 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #quelle époque !




J’aime bien la Toussaint. Ce sont les jours où les morts ont l’air vivants. On a beau parler des saints, ceux auxquels on pense sont morts depuis longtemps parfois, et il arrive qu’ils soient nombreux. Si on pense à eux, alors qu’ils sombrent dans l’oubli trois-cent soixante quatre jours durant, c’est la faute aux chrysanthèmes. Ces fleurs qu’on dit mortuaires font sortir les morts des tombeaux. Chaque année, en particulier depuis qu’ils ont vaincu les citrouilles ridicules d’halloween, les chrysanthèmes refont surface, comme les morts – nos morts – dans notre champ visuel. On en trouve partout, impossible d’y échapper.
Etonnant rituel d’ailleurs, à l’heure où la mort a quitté et notre champ de vision usuel grâce aux progrès techniques, médicaux et sociaux, et notre langage habituel (qui ose encore évoquer la mort, comme ça, au détour d’une conversation ?), le fleurissement des tombes, avec l’extraordinaire dérégulation des croyances de l’au-delà semble faire persister dans nos vies un besoin de se retrouver quelque part, avant et après la mort. On dira ce qu’on voudra, mais la pierre tombale, à un endroit donné, est le premier lieu de mémoire pré et post mortem, le point d’arrivée d’une vie et le point de départ d’une espérance.
Le chrysanthème, par ce qu’il représente, par son omniprésence dans nos villes, villages, cimetières et pensées, marque l’irréductible besoin, pour nos sociétés modernes, de se raccrocher à l’interrogation sur le sens de l’existence. Et d’entrevoir, peut-être, grâce à cette drôle de fleur, un horizon au-delà d’une triste fin.
Alors vive ces jours sombres où l’automne s’enfonce dans nos vies en réduisant la lumière, qui grâce aux chrysanthèmes gardent un peu de couleurs en nous rappelant que les morts de jadis seront des vivants jusqu’à demain.







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Aux Champs Elysées, pada dada dam

7 Avril 2009 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #quelle époque !

La phrase du jour, nous la devons à ce jeune pré adolescent entendu hier soir sur la parvis de la gare Part Dieu de Lyon, entre sa petite sœur et un homme qui pourrait être son jeune grand-père venu les chercher à la sortie du train : « alors, tu as vu les Champs Elysées ? » demande le jeune senior. « Oui ! J’y ai vu la concession Peugeot, et aussi Mercedes et Citroën ! » répond fièrement le gone. « Ah ben alors ! » ajoute, songeur, l’adulte qui peut-être bossait dans l’automobile avant de s’en faire virer.
Quelle époque épique, aurait ajoutée une journaliste de radio il y a quelques années, à moins que Jacques Martin, se tournant vers le public du théâtre de l’Empire dans « L’Ecole des Fan » entonne son « les enfants sont formidables ! ». Ceci dit, nous ne pouvons raisonnablement en vouloir à cet enfant d’être passé à côté de l’essentiel, la plus belle avenue du monde étant transformée en gigantesque foire à l’accessoire…
Il faut avoir le triomphe modeste, les Arcs ne font plus rêver, pas plus que les obélisques égyptiens. Le soldat inconnu se retourne dans sa tombe, mais ce n’est ni la première ni la dernière fois.
« N’importe qui et ce fut toi, et je t’ai dit n’importe quoi, il suffisait de te parler pour t’apprivoiser… »





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Les mots à la con (suite)

28 Mars 2009 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #quelle époque !

Le métier de journaliste radio apporte aussi son lot de mots ou expressions à la con, dont voici un petit florilège non exhaustif. J’invite d’ailleurs mes confrères (en un seul mot, c’est comme ça qu’on dit dans le jargon) à laisser leurs commentaires si d’aventure ils en avaient d’autres dans le palais.

Je vous prend tout de suite en cabine : comprendre : « je transfert l’appel dans la cabine d’enregistrement pour l’interview ». Très sexuel pour ceux et celles qui ont l’esprit mal placé, à savoir une majorité d’entre nous. Pour les nones et les culs gelés, le sens premier est le bon. Variante (toute aussi drôle) : « je vous bascule sur la table de mixage ». Sans doute une variante sado-masochiste d’ailleurs, vu la présence – nombreuse – de boutons et d’objets piquants sur la dite table de mixage. Y en a qu’ont essayé, ils ont eu des problèmes… (enfin je pense).

Nous retrouvons… l’émission, l’invité(e), etc. Verbe à la con très utilisé en radio, et en télé. On a beau se mordre les joues pour ne pas qu’il vienne, il réapparaît toujours dès que le journaliste baisse la garde. En réalité, on ne retrouve rien en radio, pas plus qu’en télé, tout bonnement parce que l’auditeur n’a… rien perdu ! Il vaut mieux dire : « nous avons rendez-vous avec ; nous écoutons ; nous rejoint sur ce plateau ; nous nous dirigeons vers » etc.

Cap sur… Synonyme de « nous retrouvons », idée géniale au départ, mais trop utilisée depuis. La métaphore maritime peut s’employer en radio, à condition de ne pas en abuser, au risque de passer pour un boy scout avec sa boussole, ou un adepte des courses d’orientation. Vu récemment : une affiche pour un grand magasin de bricolage au nom d’enchanteur qui disait : « cap sur la salle de bain ». Sans doute pour les gens qui ont de très grandes maisons, et s’y perdent.

Vous êtes sur (RCF, par exemple…) : expression à la con qui fonctionne à tous les coups. En réalité on est « sur » son lit, « sur un coup », « sur terre », « sur son vélo », mais pas « sur la radio ». A moins d’aimer s’asseoir dans des positions inconfortables, par exemple si on est adepte de certains jeux sexuels cités plus haut.
Mieux vaut dire : « vous écoutez » (la radio) ; « vous regardez » (la télé), « vous avez choisi » (d’être avec nous).

Merci de nous rejoindre… Formule à la con d’introduction d’émission, passe partout et non réfléchie. Imaginez que les auditeurs décident de rappliquer dans le studio, on manquera rapidement de place. En réalité, c’est l’auditeur qui accueille l’émission chez lui, dans sa voiture, dans son baladeur etc. Et puis autant il y a des auditrices qu’on aimerait voir, autant d’autres…

(à suivre…)

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Les mots à la con

24 Février 2009 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #quelle époque !

Insidieusement, nous nous sommes laissés envahir par des mots étranges, expressions bizarres qui collent à notre vie et nos échanges, de sorte qu’ils font partie intégrante de la vie moderne. Petit florilège de quelques uns d’entre eux. Liste non exhaustive évidemment.

Enorme : se dit d’un événement, action, fête, plat, résultat sportif, ou toute autre élément de la vie quotidienne relevant d’un caractère exceptionnel. Sorte d’obésité de langage.

Manger la consigne : mot valise. Consiste à manger des armoires métalliques contenant les bagages de voyageurs en transit dans une grande ville, après avoir passer le plat sous un rayon X. Indigeste les jours de départs en vacances.

Faut arrêter : signifie l’agacement généralisé après constatation d’un trop grand nombre d’abus, de langage, d’action, d’idioties en tous genres. Peut s’employer dans le cas d’un trafic automobile important, ou d'une situation ubuesque et ridicule. Généralement suivi d’aucun effet sur ce qui est censé s’arrêter…

Ca tabasse sa mère : contrairement à ce que la littéralité de l’expression peut signifier, il ne s’agit en aucun cas de porter des coups à le mère du récipiendaire. S’utilise en cuisine, pour un plat délicieux dont on se ressert au moins trois fois. Variante : « à tuer sa mère ». Idem, point de parricide si ce n’est d’avoir envie de finir sa vie en prison après avoir plaidé coupable sans circonstances atténuantes, à cause d’un truc délicieux.

Ca envoie du bois : ne consiste pas à envoyer par la poste des stères de bois de chauffage à un vieil oncle dans le Cantal pour se chauffer l’hiver, comme le sens premier le laisserait entendre. Se dit d’un morceau de musique qui déménage, à savoir qui donne envie de bouger ses fesses, à défauts des pieds. En radio peut signifier un instrumental qui déchire.

Un truc de malade : là encore, expression à la con qui pourrait signifier pansement, microbe, perfusion, ou toute autre chose émanent d’une chambre d’hôpital. Non, cette expression à la con pourrait se rapprocher du énorme énoncé précédemment, mais nous sommes là en présence de quelque chose d’immatériel, même si l’expression peut s’utiliser pour des objets. Définition à la con pour un mot à la con : vous voyez, ça fonctionne !

Un truc de ouf : variante juvénile de la précédente. Attention cependant dans le maniement du verlan au delà de trente ans : le mot à la con se transforme en vieux con qui veut faire jeune (d’ailleurs il dit d’jeun’s). Et devient ridicule.

à suivre…


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Dernier jour

31 Décembre 2008 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #quelle époque !

photo de l'année 2008, catégorie maritime. Port du Havre à travers les carreaux du musée Malraux (à suivre)

Hommage soit rendu en ce dernier jour de l’année aux navigateurs du Vendée Globe, actuellement pour la plupart dans le Pacifique sud. Oui, la plupart, car si l’on parle beaucoup de Desjoyaux, Jourdain, Le Cam ou Le Cléac’h, il en existe pas mal sacrément derrière, qui, à cette allure, arriveraient un mois et demi après le premier. Ces « solitaires » sont beaucoup plus prolixes qu’à terre, où ils ne parlent qu’à l’économie, et souvent pas réponses courtes : « oui, non, hum ». Aujourd’hui, il est plus facile de les joindre par téléphone satellite (comme ce matin pendant le 6-9 de RCF pour Desjoyaux et Jourdain), en plein milieu du Pacifique, que d’avoir Mme Boutin, plusieurs fois cette année, depuis son ministère de la rue de Varenne. Une fois, son directeur de cabinet a même prétexté que « pour cause de départ en vacances et de monde sur les routes, Mme Christine B ne pouvait répondre à l’interview, devant partir très vite ». Un collégien hésiterait à sortir un truc aussi nul à son prof de sport…
Alors en ce dernier jour 2008, en bas du baromètre, il y a Mme Christine B. Nous tenions à lui rendre ce vibrant hommage. Elle peut brandir une bible dans l’hémicycle, elle ne vaut pas la corde d’une cloche de bateau.

Et en haut, tout en haut, les navigateurs du Vendée Globe qui ouvriront ce soir leurs menus réveillon surprises. Ils n’ont pas le même pouvoir (en ont-ils et en veulent-ils ?) mais ils sont là pour faire partager leur amour de la mer, et de la solitude.
Qui va souvent de paire.









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le Père Noël est une ordure

22 Décembre 2008 , Rédigé par Fred Sabourin Publié dans #quelle époque !



La crise n’en finit pas d’égrener ses conséquences, qui, dit-on, seront encore plus dures l’année prochaine. En attendant, délectons-nous des restes de 2008.
Cette manie a déjà plusieurs années, mais elle prend une tournure encore plus coquasse en ces temps de vaches maigres. Comme toutes les modes, c’est une mode à la con. Comme les nains de jardins ont eu besoin de prendre l’air (libérez nos camarades !), le Père Noël s’introduit chez le vulgum pecus, peut-être moins pour apporter des cadeaux que pour faire main basse sur la dinde aux marrons (achetée chez Lidl), et laisser les  propriétaires dindons d’une bien mauvaise farce. Peut-être d’ailleurs ce Père Noël-là, fils naturel des amours contrariés de Roméo et Spiderman, est également un simple utilisateur de « facebook ». Il lui suffit de lire les profils de ceux qui indiquent, chaque week-end, s’ils sont absents, en vacances, sortis acheter du lait etc. Il ne reste plus alors à cette ordure qu'à escalader les façades pour y accomplir ses méfaits. Sans gilet jaune, par dessus le marché ! Si ils tombe il ne sera pas couvert…
Heureusement, Edwige veille. Ou sa sœur jumelle, ce qui revient presque au même.
Allez, joyeux Noël Félix !


 

 



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