le Jour, d'après...
« C’est une maison bleue, accrochée à la colline, on ne frappe pas, ceux qui vivent là ont jeté la clé. (…) Peuplée de lumière et peuplée de fous, elle sera dernière à rester debout.
Où êtes-vous ? Lizard et Luc ? Psylvia… Attendez-moi » (Maxime Leforestier)
Au détour d’un chemin, il arrive parfois qu’une chanson longtemps fredonnée prenne vie. La maison bleue. Ce doit être là, je crois. Ce qu’il en reste sert d’étable aux vaches qui paisiblement passent le temps entre l’abreuvoir et la charrette à foin (en bois !). Le reste s’est évanoui dans les volutes de fumée, idéalisme rougeoyant des marxistes en herbe. Communautarisme bio avant l’heure. Sexualité et amour libre. Boire le monde et refaire des coups. Quarante ans plus tard, la ruine de cette « maison bleue » n’inspire plus que la contemplation.
C’est ce qui reste, au fond, quand les idéaux sont volatilisés. Et c'est sans doute là l'essentiel...
sans vouloir être désobligeant, on peut même dire une chanson de quinqua voire de... sextagénaire. Mai 68, c'était quand même il y a déjà... quarante ans.
Ca ne nous rajeunit pas n'est-ce pas ?
Chers Bruno & Odile je vous tape une bise, entre deux châtaignes (amicales, bien sûr).
et on construit un univers,
un foyer exposé aux quatre vents
un endroit de rencontres,
qui perdurera au delà de sa vie
et inspirera le randonneur averti.
merci
et notre variante sur la maison bleue...
"On aime bien les tordus les barjots les jobards
On aime les farfelus les fêlés les bizarres
On aime les disjonctés qu'ont perdu la raison
Les fous les enragés mais on n'aime pas les cons
Si t'es un voyou un pouilleux un poète
Si tu boîtes un peu de la tête
Un va-nu-pieds qui va nulle part
Le coeur perdu dans les ornières de sa mémoire
Un cheveu dans la soupe des puissants
Un grain de sable dans les pensées des bien pensants
Si tu t'uses à planter des clous dans les marteaux
Et à creuser ton trou avec des mots
Si t'es un cri si t'es un chant
Si tu te saoûles avec du vent
Si plutôt qu'être raisonnable
Tu préfères vendre ton âme au Diable
Si t'es toqué si t'es fada
Si t'as des pensées hors-la-loi
Si tu ne baisses pas ton froc
Si t'es toqué si t'es fada
Bienvenue dans notre bicoque
En tout cas comme d'habitude Fred , jolies photos .
merci à tous et toutes
Rendons à César, enfin vous savez quoi.
Il y a des beaux extraits des futurs albums sur davidsire.com.
A écouter comme toujours avec déléctation, il nous revient tout aussi poète...
salut Fred... ah mais tu connais des chansons de quadra !! c'est vrai qu'elle colle parfaitement à tes photos. mais il n'y a pas que les idéaux qui s'envolent... voilà ce qu'il reste quand les hommes désertent ces petits coins de paradis d'autrefois.