le Jour, d'après...
Les Gitans
Il fait beau au soleil sur le pont. Je regarde les gitans de l’autre côté du port. Ils sont beaux. D’ici je ne vois pas leurs têtes, ils sont justes beaux d’être, tous ensemble devant leurs
caravanes à s’agiter autour de leur conversation. Ils doivent parler très fort, j’en entend des bribes par dessus le bruit des voitures. Leur présence rayonne sur le port, on sent qu’ils existent
très fort. C’est pas comme l’autre, qui vient avec sa Porsche surveiller son petit voilier ; ni même comme les clodos du pont qui eux rayonnent la résignation. D’ailleurs ils sont partis
c’est peut-être à cause des gitans.
Une petite boule rouge s’active autour du groupe, elle tient un balais qui fait deux fois sa taille, elle fait des pas immenses et secs, et le manche virevolte au dessus de sa tête. Elle paraît
chargée d’électricité. D’ici sa robe lui tombant jusqu’au pieds m’apparaît comme un cerf volant frétillant dans le soleil de printemps.
Je t’avais peint ce tableau avec des mots, mais j’ai gardé pour moi cette lettre, cette journée qui m’ouvrait sa fenêtre.
(Mano Solo)
(à suivre...)
2 : j'emporte tjs mon bridge kodak avec moi, même au boulot
3 : je suis un droide de protocole et ma voix est une synthèse. Je n'existe pas en fait, je suis virtuel. Comme le sucre dans le lait chaud : je suis partout et on ne me voit pas, et plus on me cherche, moins on me trouve...
4 : merci pour le compliment. Il s'agit, tu l'auras reconnu, de l'ombre de Corto, statut en bronze sur une passerelle à Angoulême, au dessus de la Charente.
Mais quand trouves tu le temps de promener ton appareil photo ?
Tu pars en vadrouille tous les w-e ?
Ou bien tu pioches dans tes archives ?
a moins que tu n'enregistres toutes tes anims de la semaine pour etre en congé des le lundi soir.
La France s'interroge