émerveillement

Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 22:30

 

 

 

 

SAB 1218 R

 

 

 

  Ça nous changera des fachos…


En rentrant de l’escapade lyonnaise, traversant le Bourbonnais, le givre nous a saisi. Je dis nous, à savoir ma bagnole et moi en fait. D’un coup l’hiver vous tombe dessus, sans prévenir ou presque. Passé Saint-Pourçain-sur-Sioule, givrée : la forêt de Vacheresse, la bien nommée. Givrée : la traversée de la rivière Gratteloup, tout un programme. Givrée : la traversée de Saint-Marcel-en-Murat, son petit cimetière, et son église qui me saute à la gueule, tant est si bien que passé trop vite je dus faire demi tour au carrefour suivant. Givrée : la séance photo dehors, klaxonné par les autos qui fuient ce lieu sans vie apparente. Apparente seulement.
Dire que certains(nes) trouvent l’hiver fade, brumeux, épais, trop blanc délavé et usé, ou trop gris et monotone, vide et sans âme ! Les pauvres… Ils ne savent point regarder.
 

Donnons-leur une seconde chance.

 

 

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(c) Fred Sabourin. 15 janvier 2012. Saint-Marcel-en-Murat, Allier, France.

 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : émerveillement
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Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 15:04

 

 

SAB 9990 R

                                                       - J'arrive -

 


J’avoue, j’ai un faible pour le matin tôt. L’aube, l’aurore. L’instant où le jour se lève, dites-le comme vous voulez. La lumière est, selon moi, incomparable. Rien à voir avec les innombrables couchers de soleil curieusement nommés romantiques, même si certains sont en effet très beaux. Mais le matin, point de romantisme. C’est l’heure où les braves ne sont même pas encore paupières ouvertes. Il s’agit de s’arracher au confort d’un lit chaud, ce que peux de gens consentent à faire s’il n’y a pas l’obligation du boulot à rejoindre.
Pendant deux ans, j’ai contemplé ces aurores, chaque fois différentes, à Lyon et Privas, rejoignant une radio pour y tenir le micro avant que les poules n’ouvrent l’œil. Il m’en a coûté, souvent, de m’arracher aux bras de Morphée, comme on dit, pour me retrouver dans la rue froide et encore dans la nuit, vers 5 heures du matin. Mais j’ai assisté, quasiment chaque jour, à un spectacle superbe, jamais le même, y compris lorsque les brumes hivernales enveloppaient tout et cela pour la journée. J’ai vu des soleils embraser les Alpes depuis la colline de Fourvière, du Mont-Blanc jusqu’au Grand Vémont. Des montées de nuages lourds au dessus de Privas, poussés par des vents de sud remontant la vallée du Rhône, ou des matins secs frigorifiés par la bise venue du nord et qui faisait craquer de froid tout ce qu’elle rencontrait sur son passage. A Rouen, les lumières lointaines du port scintillaient dans les brouillards épais et la flèche de la cathédrale disparaissait dans son épais coton.
L’aube, l’aurore, le petit matin, dès potron-minet, tous ces mots et expressions qui ne s’offrent qu’aux vrais solitaires seuls témoins de cette magie d’un jour qui se lève, et qui sera ni jamais le même, ni aussi différend qu’on aurait aimer le croire. Il faudrait être peintre pour figer ces instants impressionnistes, impressionnés, sublimés par la lumière exceptionnelle qui monte de la nuit. Je ne suis que photographe, et tous les sens sont en éveil lorsque se lève la lueur de l’aube. Elle nous arrache à la nuit, nous projette malgré nous dans la journée – encore une ! – jusqu’à ce soir, peut-être…
Ou demain, qui sait.

 

 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : émerveillement
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Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 08:58

 

 

SAB 8353 R

                                                               - Gorge profonde -

 

 

La route départementale numéro 25 conduit la voiture et ses occupants au fond d’une vallée très encaissée et surprenante : les gorges de la Cère, du nom de cette rivière, affluent de la Dordogne, qui prend sa source près du Plomb du Cantal. Ça tourne et vire dru. Sur la carte du Bibendum, il semble y avoir une gare SNCF au fond de cette vallée, à mi chemin entre Laval-de-Cère et Laroquebrou. Lamativie, drôle d’endroit pour une rencontre. On descend, s’attendant à rencontrer au moins un village, puisqu’il y a une gare… Arrivé en bas, point de village. Une maison (qui semble habitée mais dont les volets sont clos), un barrage, une ruine et un tunnel. Des baraques style chemin de fer français dont les fenêtres sont murées, des voies, un quai central : la gare de Lamativie. Quelle surprise ! On se dit que ce n’est pas possible, pas là. Sur le quai, un panneau indiquant le nom de la gare (Lamativie, donc, pourtant éloigné de plusieurs kilomètres du village), et un autre, plus petit. Nous approchons et découvrons une fiche horaire à jour ! Un thé eu air passe par là, et mieux encore : marque un arrêt, de début juin à fin septembre. Lamativie est au beau milieu du GR 652, qui relie Laroquebrou à Bretenoux, en descendant les gorges de la Cère. Je regarde ma montre : un Brive – Aurillac va s’arrêter ici à 15h35, dans 20 mn…

  

 

 SAB 8358 R

                                                      - Odeurs -

 

Il flotte un air de far-west, et ce jour-là tout y est ou presque. La chaleur de midi écrase tout, façon Lecomte de Lisle (Midi, roi des étés). L’air est saturé de cette odeur caractéristique de voies ferrées, mélange de goudron chaud, de vieille urine, de rouille et de cailloux granitiques chauffés à blanc. Je tends l’oreille pour déceler le grincement possible d’une éolienne façon Il était une fois dans l’ouest. Rien. Juste le bourdonnement de mouches qui semblent chez elles, et les cigales et grillons qui scient l’atmosphère de leurs chants estivaux. « L’air flamboie et brûle sans haleine ». La sueur me coule au bas du dos et colle la chemise. On passe à l’ombre, en attendant, et la ruine offre un morceau d’histoire : ancien baraquement des ouvriers qui ont construit le barrage, au début des années 30. Plus bas le barrage, et le murmure de la Cère. Un coup d’œil à la montre : 15h30. Il est temps de se rapprocher du tunnel, pour voir ce qui pourrait en sortir dans quelques instants.

 

 

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                                                   - Le bout du tunnel -

 

 

C’est la cloche de la barrière – et non le garde barrière lui-même – qui surprend en premier. Celle-ci annonce la fermeture concomitante des garde-fous. Un bruit de ferraille ajouté au moteur diesel se fait entendre à l’autre bout du tunnel. Deux phares se distinguent et grossissent lentement. Un klaxon retentit, et le monstre d’acier jaillit de l’ombre nous soufflant un air chaud qui est sans commune mesure avec ce que crachaient autrefois les locomotives à charbon. Le thé eu air sponsorisé par la région Auvergne entre en gare de Lamativie, et marque l’arrêt. Personne n’en descend, encore moins n’y monte. Une minute après, il va son chemin et disparait entre deux roches taillées à brut. Et c’est fini. Le silence revient.
Pour un peu j’en aurai presque oublié la chaleur, les odeurs, le chant des cigales et le bitume fondant sous mes semelles. L’espace d’un moment, Lamativie était ce far-west, à mille milles de toute terre habitée. Nulle part ailleurs, assurément.

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                                               - Arrivée d'un train en gare de Lamativie -

 

 SAB 8368 R

                                                          - Sans titre -

 

 

SAB 8369 R                                                       - Sans titre -

 

 

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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 18:00

 

 

C'était un dimanche matin, le 15 mai. A l'heure du laitier, et à l'heure où des policiers niou-yorkais enfermaient un drôle de gus (c'était à la radio de la bagnole à 5h15, et je me suis dit : "oh putain, on n'a pas fini d'en entendre parler..." Parfois je suis très visionnaire).

C'était surtout à l'heure des braves. Une heure que ceux qui aiment leur lit ne peuvent pas connaître. La meilleure heure. Celle du levé de l'astre. Ma préférée.

Un tour en Loire sur une toue, avec l'association Millière Raboton (www.milliere-raboton.net), piloté par Aurélien, passioné du fleuve qu'on dit sauvage (c'est une connerie car la main de l'homme est présente partout, à commencer par les digues).  

C'était juste pour le plaisir des yeux, et des oreilles. Un peu le nez aussi. Et beaucoup l'esprit.

 

 

 

 

SAB 7701 R

                                                     - 5h50 -

                           (Port de Chaumont-sur-Loire)

 

 

 

SAB 7718 R

                                                         - 6h24 -

 

 

 

SAB 7723 R                                                             - 6h28 -

 

 

 

 SAB 7726 R

                                                            - 6h29 -

 

 

 

SAB 7728 R

                                                                 - 6h30 -

                                 (Chaumont-sur-Loire)

 

 

 

SAB 7731 R

                                                        - 6h33 -

 

 

 

 

SAB 7734 R

                                                            - 6h35 -

 

 

 

 

SAB 7747 R                                                        - 6h47 -   

                                (22mm ; F-16 ; 1/640s ; Iso 640 ; Nikon D300 ; 18-105 mm)

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 13 avril 2011 3 13 /04 /Avr /2011 11:22

 

 

 

 

 

SAB 7473 R

                                                                - Envole-moi -

 

 

 

 

 

 

SAB 7478 R

                                                              - Terre inconnue -

 

 

 

 

SAB 7484 R

                                                             - Partir -  

 

 

 

 

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                                              - Au commencement -

 

 

 

 

 

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