Jeudi 31 janvier 2008

    « C’est une maison bleue, accrochée à la colline, on ne frappe pas, ceux qui vivent là ont jeté la clé. (…) Peuplée de lumière et peuplée de fous, elle sera dernière à rester debout.
Où êtes-vous ? Lizard et Luc ? Psylvia… Attendez-moi »
(Maxime Leforestier)


      Au détour d’un chemin, il arrive parfois qu’une chanson longtemps fredonnée prenne vie. La maison bleue. Ce doit être là, je crois. Ce qu’il en reste sert d’étable aux vaches qui paisiblement passent le temps entre l’abreuvoir et la charrette à foin (en bois !). Le reste s’est évanoui dans les volutes de fumée, idéalisme rougeoyant des marxistes en herbe. Communautarisme bio avant l’heure. Sexualité et amour libre. Boire le monde et refaire des coups. Quarante ans plus tard, la ruine de cette « maison bleue » n’inspire plus que la contemplation.
C’est ce qui reste, au fond, quand les idéaux sont volatilisés. Et c'est sans doute là l'essentiel...
 

 



par Fred Sabourin publié dans : émerveillement
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Commentaires

salut Fred... ah mais tu connais des chansons de quadra !! c'est vrai qu'elle colle parfaitement à tes photos. mais il n'y a pas que les idéaux qui s'envolent... voilà ce qu'il reste quand les hommes désertent ces petits coins de paradis d'autrefois.

Commentaire n° 1 posté par Bruno & Odile le 31/01/2008 à 17h54

sans vouloir être désobligeant, on peut même dire une chanson de quinqua voire de... sextagénaire. Mai 68, c'était quand même il y a déjà... quarante ans.


Ca ne nous rajeunit pas n'est-ce pas ?


Chers Bruno & Odile je vous tape une bise, entre deux châtaignes (amicales, bien sûr).

Commentaire n° 2 posté par fred le 31/01/2008 à 19h57
quelques pierres, même mal ajustées,
et on construit un univers,
un foyer exposé aux quatre vents
un endroit de rencontres,
qui perdurera au delà de sa vie
et inspirera le randonneur averti.
merci

et notre variante sur la maison bleue...
"On aime bien les tordus les barjots les jobards
On aime les farfelus les fêlés les bizarres
On aime les disjonctés qu'ont perdu la raison
Les fous les enragés mais on n'aime pas les cons

Si t'es un voyou un pouilleux un poète
Si tu boîtes un peu de la tête
Un va-nu-pieds qui va nulle part
Le coeur perdu dans les ornières de sa mémoire
Un cheveu dans la soupe des puissants
Un grain de sable dans les pensées des bien pensants
Si tu t'uses à planter des clous dans les marteaux
Et à creuser ton trou avec des mots

Si t'es un cri si t'es un chant
Si tu te saoûles avec du vent
Si plutôt qu'être raisonnable
Tu préfères vendre ton âme au Diable
Si t'es toqué si t'es fada
Si t'as des pensées hors-la-loi
Si tu ne baisses pas ton froc
Si t'es toqué si t'es fada
Bienvenue dans notre bicoque
Commentaire n° 3 posté par David le 31/01/2008 à 20h31
C'est pas du drôle de Sire cette chanson ?
En tout cas comme d'habitude Fred , jolies photos .
Commentaire n° 4 posté par Vio le 01/02/2008 à 17h31
si si, c'est du Drôle de Sire... qu'on a écouté souvent ensemble... d'où le "notre".
Rendons à César, enfin vous savez quoi.
Commentaire n° 5 posté par David le 02/02/2008 à 11h15
content de voir les amis s\\\'exprimer sur ce blog, et encore + de constater que le Drôle de Sire fait des émules !
merci à tous et toutes
Commentaire n° 6 posté par fred le 02/02/2008 à 12h06
Et vous avez vu que le Drole de Sire redevient David Sire et fait une tournée de concert ?
Il y a des beaux extraits des futurs albums sur davidsire.com.
A écouter comme toujours avec déléctation, il nous revient tout aussi poète...
Commentaire n° 7 posté par Vio le 02/02/2008 à 15h35
ouèille, mais il boude un peu les dates disponibles de mon agenda, ou l'ouest en général!!! allez, ce soir, je les réécoute, les cd, en attendant le livre album qui paraîtra bientôt.
Commentaire n° 8 posté par David le 03/02/2008 à 20h34

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