
Au détour de la place de
la République
, j’enquille la rue de
la République
, en me demandant si, comme à Lyon ou d’autres villes célèbres de France, ont dit « rue de
la Rep
’». Voilà bien un quartier républicain me dis-je, en regardant la carte du « Petit Resto », estaminet privadois à la carte triste comme un jour de carême. Deux jeunes femmes sortent de l’auberge (dont les boiseries sont peintes en… rouge !), et l’une d’elle dit : « ah oui, tu vois, c’est une pub pour Dubonnet. Dubo, Dubon, Dubonnet ! ».
Peinture murale d’époque, pour une publicité qui ne l’est pas moins, et tellement emblématique de
la France
d’avant, celle qui sentait bon la lavande dans les armoires où nos grands-mères rangeaient leurs dentelles, et les pivoines de nos fêtes Dieu.
Du coup, j’ai peur « d’ouvrir la radio », comme on disait dans l’temps. Je ne voudrais pas entendre Radio Paris…

par Fred Sabourin
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étonnement
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tu devrais l'ouvrir la radio, tu y entendrais un ptit nouveau qui y croit, qui fait du journalisme un acte de parole, qui relit, relie, et ajoute du sens, qui rend ses lettres de noblesse à l'actualité qu'on négligeait parce que locale.
les villes où la modernité n'étouffent pas tout rappellent que l'instant n'est pas l'histoire... et ce n'est peut être pas si mal, rappellent que l'opinion qu'on défend a peut être besoin d'être remise dans une perspective qui seule peut lui rendre sa profondeur.
va bien, ami journaliste localier