Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /2007 22:00

                                                ...jardin d’hiver


         Quelque chose d’imperceptible et pourtant si présent.
A l’œil nu, les feuilles déshabillent les arbres qui grelottent de froid le matin.
Bientôt aussi l’après-midi, et le soir.
Avant de les ramasser à la pelle, elles s’entassent, en formant un matelas où parfois les enfants aiment à se vautrer.
Ils ont délaissé les jouets de l’été. L’automne fut si court… Occupés à regarder les rugbymen échanger quelques châtaignes. Ces jouets forment un étrange cimetière, où résonne encore l’écho de leurs rires. On les entend encore par la fenêtre, où leurs mains viennent se coller au carreau.
« je voudrais du soleil vert, des dentelles et des théières, des photos de bord de mer, dans mon jardin d’hiver… ». Me reviennent ces paroles d’un vieux crooner aux costumes blancs.
Il faudra trouver d’autres jeux, en attendant la neige, qui sait ? Pour l’instant, la lumière, les feuilles, les jouets et l’odeur de branchages brûlés envahissent le fond de l’air.
Frais, naturellement.


Par Fred Sabourin - Publié dans : émerveillement
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