Vendredi 8 juin 2007 5 08 /06 /Juin /2007 17:45

                                       impressions soleil couchant


      « Si j’étais peintre », dit l’enfant ce soir là, en mordant dans son jambon-beurre-salade, sur les quais de Seine… « Si j’étais peintre », je referais le coup de Monet, mais au soleil couchant. « Si j’étais peintre, je serais impressionniste ».
Il suffirait de presque rien, peut-être un peu de temps et de talent. De la peinture et de l’eau aussi. De la patience, parfois. De l’amour, tout le temps. Il suffirait de presque rien : juste être impressionné par le ciel, entre deux bouchées de melon. Contempler le ciel des yeux délavés par l’hiver. Le printemps a séché le reste.
On ne peut être peintre sans pinceaux. Avec les doigts peut-être ? Les ciels normands sont aussi beaux que les yeux qui les contemplent. L’enfant plonge les siens dans ceux de celle qui cherche la faille dans le cœur en hiver, et voit renaître la vie après la mort.
Impressions soleils couchant. Sous le pont Flaubert, coule la Seine, et les amours. En technicolor. Respirez, vous êtes vivants…



Par Fred Sabourin - Publié dans : poésie
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