Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /Avr /2009 20:46




A peine cinq mois séparent ces deux photos (). L’hiver en somme. Aux premiers saupoudrages de neige, cette légère couverture argentée, succède l’insolent vert des prés qui renaissent. Entre les deux, la rigueur d’une morte saison, que pourtant l’autochtone semble avoir traversé avec le même élan placide. Bien vivante finalement. La douceur de l’air est sensible, comme l’était l’humide fraîcheur annonciatrice des frimas hivernaux. Cette fois-ci, les fenêtres sont ouvertes. Le soleil, pourtant timide, rentre à plein poumons. Par delà les nuages, les cimes sont encore prises dans les glaces, mais plus pour longtemps. De loin en loin, on entend craquer les avalanches et par plaques dégringolent la moraine. Mieux vaut ne pas s’éterniser.
Par delà les nuages aussi, apparaît le village, en bas, si bas qu’il semble lové dans un mouchoir de poche. Tout semble minuscule vu d’ici, et ce n’est pas cette vache qui ne ri plus qui va nous contredire.
L’abondance du gave est toujours présente, mais il appelle désormais à y plonger, dès que sa température le permettra. Encore un peu de temps…
Nous étions parti avec le souvenir de ce sein montagnard bombé de neige et nous le retrouvons intact, frais, arrogant de verdure et de soleil tout entier. Et c’est désormais l’été qui pointe son désir vers nous, attirant irrémédiablement à lui les intrépides aux marches ardentes.












L'équarissage pour tous... (Boris Vian)
Par Fred Sabourin - Publié dans : montagne
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