Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /2009 21:00



Voici le mur. Le mur du son. Le mur du silence. Car le rêve ne fait pas de bruit, du moins de l’extérieur. A l’intérieur, c’est souvent autre chose. Des cris, des dialogues, des appels au secours cauchemardesques, des borborygmes, des onomatopées. Des soupirs aussi, parfois… Des hurlements animaliers. Le souffle du vent. La vie qui s’étire en lâchant les armes entre deux draps. Et au réveil, comme pour prolonger le songe, les paupières encore lourdes du sommeil agité, trouver du papier, et écrire. Oui mais voilà : le rêveur (la rêveuse ?) n’a point trouvé la moindre feuille pour coucher son rêve, lui désormais debout. Peut-être était-ce d’ailleurs un « sans papiers ». Ou « sans domicile ». Ou « sans travail ». Sans amour, peut-être ? Qui sait ? Pauvre d’écritoire, il (elle ?) ne trouva qu’un mur pour étendre le fruit de son imagination fertile. Il était riche. Riche de rêves. « I have a dream »


A peine vingt mètres plus bas, sur le même mur, le cri de l’enfant qui sort du rêve pour entrer dans la réalité…


N’y touchez pas, elle est brisée !





Par Fred Sabourin - Publié dans : regarde-la ma ville
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