Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /2008 08:00



Le plus jeune dit à son père : « achète-moi un polo rayé ». Le second, jumeau du premier, en demanda un aussi. Puis l’aîné poursuivi la mode, avec capuche (genre racaille de la banlieue ouest de Paris).
Vint le tour des frocs. L’été, il se font courts – même en Bretagne – à carreaux ou à fleurs, peu importe, il faut que la nippe plaise, et laisse apparaître le galbe du mollet, et les espadrilles portées en savates. Ce qui, chez les Basques, est une faute de goût inconcevable : l’espadrille doit être enfilée entière, sinon rien. A bien y regarder, ils ont une bonne trogne de Breton. Du coup, on pardonne l’hérésie basque…
Le père, quant à lui, trône fièrement dans son costume de plage bc-bg des vacances, mocassins souples en plus. C’est l’homme, le géniteur, le chef de famille au brushing impeccable. Dans sa poche, il fait tourner fièrement la clé du monospace.
Tout ce beau monde était tellement absorbé par un spectacle niais donné près de la terrasse  d’un embarcadère, qu’il aurait pu rater le bateau.

Une chose est certaine : le facteur n’a rien à voir là dedans.


Par Fred Sabourin - Publié dans : voyage, voyage...
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