Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /Juin /2008 19:00



Bien sûr ce n’est pas la Seine
Ce n’est pas le bois de Vincennes
Mais c’est bien joli tout de même
Göttingen, Göttingen.
Pas de quais et pas de rengaine
Qui se lamentent et qui se traînent
Mais l’amour y fleurit quand même
A Göttingen, à Göttingen.
Ils savent mieux que nous je pense
L’histoire de nos rois de France
Herman, Peter, Elga et Hans
A Göttingen
Et que personne ne s’offense
Si les contes de notre enfance
« Il était une fois » commencent
A Göttingen, à Göttingen.

Bien sûr nous nous avons la Seine
Et puis notre bois de Vincennes
Mais Dieu que les roses sont belles
A Göttingen, à Göttingen
Nous, nous avons nos matins blêmes
Et l’aube grise de Verlaine
Eux, c’est la mélancolie même
A Göttingen, à Göttingen.
Quand ils ne savent rien nous dire
Ils restent là à nous sourire
Mais nous les comprenons quand même
Les enfants blonds de Göttingen
Et tant pis pour ceux qui s’étonnent
Et que les autres me pardonnent
Mais les enfants ce sont les mêmes
A Paris ou à Göttingen
Faites que jamais ne revienne
Le temps du sang et de la haine
Car il y a des gens que j’aime
A Göttingen, à Göttingen.

Et lorsque sonnerait l’alarme
S’il fallait reprendre les armes
Mon cœur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen.

Barbara


Par Fred Sabourin - Publié dans : poésie
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