Ca faisait longtemps que je courrais après. J’avais trouvé le fameux « kilomètre zéro » à Pondichéry. Les sources de la Loire au Gerbier de Jonc. La ligne de partage
des eaux au sommet du col de la Chavade. L’Auberge rouge, tristement célèbre, quelques mètres plus loin. San Francisco, la « maison bleue » de Max Le forestier à Saint-Joseph-des-Bancs.
Mais « le bout du monde », jamais. Je l’avais bien entendu dans la chanson d’Emily Loizeau. Je l’avais lu sous la plume de quelques écrivains voyageurs. J’en avais entendu parler par
Tibo « Corto » Maltese.
Mais voilà. Je n’y croyais plus. Et pourtant, dans un improbable village pittoresque du sud Ardèche méridionale, à portée de canons de Montélimar, au détour d’une ruelle escarpée, avant
d’enfiler les escaliers du château : il était là, attendant le voyageur égaré et assoiffé par la longue route.
Hélas, que dis-je, c’est même une infortune (de mer) ! Le petit panneau affiché sur la porte coupait court à toute pérégrination onirique, et tentative de dégustation d’un petit Chardonnay
bien frais. A faire frémir un militant écologiste adepte du développement durable.
Vous pourrez bien aller au bout du monde : vous y trouverez porte close. « Fermé. Cause maladie ».
Vite, au chevet du monde malade, avant qu’il ne soit trop tard !