l'évènement

Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /Nov /2006 00:00

         Un petit coup de pouce et de pub pour un blog sympa sur une idée originale : « Nature insolite » , le blog réalisé par Marie et Maryse, qui n’ont pas les yeux dans leurs poches et qui n’oublient pas l’appareil photos dans le coffre de la voiture… Allez-y voir, pour « voir autrement » !
http://natureinsolite.unblog.fr

… à Paris aussi, si on regarde bien, on peut voir « autrement » la ville et son contenu. D’autres l’ont fait (et des célèbres !), mais il n’est pas interdit de se mettre à leur école.
Une plaquette de chocolat à celui ou celle qui trouvera quelle est ce double clocher et surtout d’où peut-on le voir de la sorte ? !

et comme on est généreux, en voici d'autres (la plaquette de chocolat est aussi en jeu dans ce qui suit...!)

Par Fred Sabourin - Publié dans : l'évènement
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Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /Oct /2006 19:14
                           L’enfant au tambour



La scène se passe dans un foyer pour enfants des rues tenu par des Salésiens de Don Bosco, à Bangalore. Des fauves y entrent, et parfois des hommes en ressortent. Je suis assis à l’entrée du foyer depuis une bonne trentaine de minutes, griffonnant mon carnet de notes, prenant des photos les enfants friands d’images. Dans la cour, une partie de cricket croise le fer avec une partie de football. Je veux dire : sur le même terrain ! Il faut suivre la trajectoire de toutes les balles ! Les enfants, suants et haletants, sont couverts de poussière. Des petits rugbymen sans la boue. Mais c’est bientôt l’heure de l’inauguration d’un nouveau foyer, à deux pas d’ici, et tous doivent être impeccables pour s’y rendre. A l’appel de « l’uncle » (« l’oncle », c’est-à-dire leur éducateur), ils entrent dans le bâtiment principal pour prendre la douche. Puis vient la distribution des uniformes : scolaires pour les uns. Bleu, rouge et or pour les musiciens de la fanfare du foyer « Bosco » pour d’autres. Boutons dorés rutilants. Chaussures noires brillantes, comme neuves. C’est alors que je vois sortir le tambour de la troupe, qui contemplent ses galons. Il y en a trois sur sa veste, j’en conclue qu’il doit être au moins capitaine ! Je le salue en lui disant « Ô captain’ my captain’ » comme Monsieur Keating dans « Le Cercle des Poètes disparus ». Son visage s’éclaire en même temps que roulent les baguettes sur le tambour. Avec cet uniforme et cet instrument de musique, cet enfant devient un petit homme, fière et plus que tout : digne. Tout le contraire du petit fauve ramassé quelques temps plus tôt dans un caniveau de Bangalore. Ce qui le tient debout aujourd’hui, ce sont ces trois galons et les deux baguettes du tambour. J’appuie sur le déclencheur, presque sans regarder dans le viseur. L’état de grâce suffit pour y voir.
Par Fred Sabourin - Publié dans : l'évènement
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Jeudi 28 septembre 2006 4 28 /09 /Sep /2006 19:13
                              Rodolphe : l’instit’


Bombay est une ville où « everything is possible ». Même se transformer en instituteur pour enfants de 5 ans, pour 30 minutes de présentation du « brunch », spécialité plutôt anglo-saxone, et plus largement de la nourriture en France. Rodolphe Mayaud, 33 ans, négociant en vêtements pour une grande marque de supermarchés français, s’est essayé au périlleux exercice de la parole face à un très jeune public. Grâce à un ami de Bombay dont les enfants sont scolarisés dans cette école. Ca se passait mercredi 27 septembre dans la section pré-primaire de Arya Vidya Mandir School, et « Monsieur Rodolphe Mayaud » (en français sur un tableau décoré) était très attendu par des enfants avides de questions concernant ce qu’on mange dans notre bon vieux pays de France. On peut avoir des surprises… Est-ce qu’il y a des « muffins », des « pop corn » ou des grappes de raisins ? Réponse : « mais ou bien sûr, des blanches et des rouges ». Et le brunch, c’est quoi ? « C’est quand on s’est levé trop tard pour prendre le petit déjeuner, alors on mélange le sucré et le salé pour un déjeuner plus tardif ». Les enfants sont médusés : ici tout le monde se lève très tôt tous les jours, quoiqu’il arrive !


Aidé par des institutrices de choc, à faire pâlir certaines écoles de la République, Rodolphe s’est prêté à ce jeu des questions réponses, devant 120 gamins qui ont quand même tenu les 30 minutes sans trop bouger. Certains diraient : c’est un succès. Ah ! le charme de la cuisine française, cette « french touch » dont les meilleurs ambassadeurs ne sont pas toujours ceux qu’on croit ! Rodolphe, le plus Indien des Français de Bombay est désormais un héros pour une centaine de gamins en culottes courtes : le meilleur des publics, de ceux qui ne trichent pas avec les sentiments. Et avec ça ? L’addition s’il vous plaît !





Par Fred Sabourin - Publié dans : l'évènement
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Mercredi 13 septembre 2006 3 13 /09 /Sep /2006 19:09

Apres avoir connu des aventures du cote de Bangalore, notamment la tres riche rencontre d'un foyer de Salesiens de Don Bosco qui s'occupe des enfants des rues (entre 7 et 18 ans : ca bouge...!), me voici parti du cote de Pondichery, ancien comptoir francais du temps "des Indes"...

Pondichery, Km "0". Ayant enfin trouve le bout de la route (la suite c'est le golfe de Bengale. 25 degres dans l'eau, au bas mot), arriverai-je a trouve le bout de moi meme ? Plus j'avance dans ce periple en Inde, plus je m'appercois qu'elle ne cesse de fasciner, d'attirer, de seduire celui qui veut bien abandonner sa souverainete europeenne (continent mourrant s'il en est), devant tant de vitalite. Pourtant, a "Pondi", les references francaises ne manquent pas : nom des rues, batiments publics (on dit ici : "l'hotel de ville"), kepis pour les policiers, restaurants aux noms evocateurs comme "chez Madame..." ou "Rendez-vous", et meme quelques autochtones parlant francais. On s'y croirait donc. Une ville a l'architecture delicieusement coloniale, version desuete, mais a la vitalite O combien 200% indienne !

Ici j'y ai retrouve un copain connu au seminaire, dans l'autre vie, missionnaire a Singapoure mais a Pondi pour deux ans afin d'apprendre le Tamoul. J'ai essaye ce matin, a la faculte de Pondichery, ma premiere et probablement unique lecon de cette langue. Ca payait, surtout parce que les eleves sont... 4 : le missionnaire Bruno donc et... 3 etudiantes americaines ici pour trois mois. Americaines pur jus... A leur accent si caracteristique, je les aurai reconnue a 5000 pieds.

Et puis ici, en 2004, on a subit le Tsunami (rappelez vous, vous avez tous donne 1 euro pour le Tsunami, ce qui represente ici environ 57 roupies, soit... une journee de salaire pour 400 millions d'Indiens...). Il reste des traces, mais surtout des maisons reconstruites, notamment avec l'aide d'un pretre indien qui trouve le pognon la ou il se trouve : dans la poche des occidentaux, pour lesquels 1 euro, c'est bien connu, n'est rien.

Et puis les gosses, toujours les gosses, photogeniques comme c'est pas permis, qu'ils soient pris sur le vif (rare) ou qu'ils prennent la pose, avant de vouloir se regarder dans le petit ecran de controle des appareils numeriques... Je ne sais pas si la misere est moins penible au soleil (en verite je ne crois pas), mais l'Inde apprivoise peu a peu le visiteur que je suis, grace notamment au sourire eclatant de ces gosses attachants au possible. Meme si ce matin, pour la premiere fois depuis 12 jours, j'ai rale contre le fucking systeme de bus et leurs indications de merde qui me font perdre 30 mn a chaque fois que je dois en prendre un... Mais c'est promis, je vais essayer de faire comme les gens d'ici : retrouver la patience, et la garder. Pour ca, rien de mieux que le Yoga, que je vais tester a Mysore (prenez un atlas) des dimanche prochain, dans un ashram chretien (si, si, ca existe !!!).

a suivre donc, now or in another day... On the road again...

Par Fred Sabourin - Publié dans : l'évènement
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Mercredi 16 août 2006 3 16 /08 /Août /2006 21:35

Après quelques marches régénératrices dans les Pyrénées, les carnets de Fred Sabourin vont être de nouveau alimentés de textes et photos, et ce dès le 17 ou 18 août… Patience donc, merci pour votre visite, amitié et… fidélité !
Fred Sabourin, « quelques jours après… »

Par Fred Sabourin - Publié dans : l'évènement
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