émerveillement

Lundi 6 décembre 2010 1 06 /12 /Déc /2010 18:49

 

 

 

reduit SAB 6170

 

                - Choisi de veau doré, pastillas de pleurotes et patates douces, quelques châtaignes et jus de tilleul -

 

 

 

reduit SAB 6165

 

                                                                     - servez chaud -

 

 

 

reduit SAB 6140

 

                                                    - touche finale -

 

 

 

reduit SAB 6144

 

                                                               - prenez et mangez -

                                 

 

 

reduit SAB 6090

 

                                                      - connivence -

 

 

 

reduit SAB 6172

 

                                                                - connivence (2) -

 

 

Les 9è Trophées Robert Saget au CFA Interprofessionnel de Blois, vendredi 3 décembre 2010. Premier Prix : Florent Serrault, en stage à La Roche Le Roy de Tours.

 

 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : émerveillement
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Jeudi 7 octobre 2010 4 07 /10 /Oct /2010 18:21

 

 

reduit SAB 5400

 

 

Qui n’a pas assisté à la levée du jour sur Chambord n’a rien vu. Dès l’aube, à l’heure hugolienne où blanchit la campagne, il faut partir. S’enfoncer dans la forêt profonde et automnale, aux senteurs de sous-bois humides et de champignons fraîchement poussés. Parvenu près d’un mirador d’observation, stopper le véhicule. Dès l’ouverture de la portière, on est saisi par un bruit sauvage et guttural à nul autre pareil. Là bas, au loin, et pourtant si près, un cerf brame. Son cri rauque surgit des profondeurs de ses entrailles et résonne dans la clairière où le jour pointe à peine. On ne voit rien, on ne devine que des formes, des silhouettes animales. Le silence est de rigueur. On hésite même à respirer. Puis, un nouveau son surgit des profondeurs. Un autre cerf donne du majestueux brame, annonciateur du mâle en rut. C’est le seigneur du lieu. A quelques kilomètres de là, on a laissé le château dans le rétroviseur. Rien ne manque, rien n’est en trop. L’harmonie est quasi parfaite. L’homme, l’animal, la nature qui déploie ses ailes brumeuses dans les premiers rayons d’un soleil pâle, s’étirant comme sortant d’un long sommeil. Puis, soudain, à la lisière du bois, il est là. Son brame se fait plus clair, distinct, plus rien ne l’arrête. Ce cri rauque et guttural parcours la clairière où l’on distingue maintenant des biches broutant l’herbe fraîche de rosée. Ce sont elles qui mènent cet opéra champêtre. Elles bougent par là, le cerf suit. Elle s’arrêtent, il ne bouge plus. Un autre cerf, plus jeune, se mêle au spectacle vivant d’un rituel immuable. Lui ne brame pas, trop jeune encore pour risquer les coups de bois de l’ancien, plus gros, plus fort. Il sait par instinct que son heure n’est pas encore venue. L’année prochaine, peut-être, si tout va bien.
Le jour se lève. Chaque forme est désormais visible dans la clairière, le chant des oiseaux se mêle à cette symphonie d’un nouveau monde qui renait sans cesse, depuis… des siècles. C’est aussi l’heure où ces rois et reines de la forêt rentrent à nouveau dans les bois. D’abord en lisière, puis ils s’enfoncent et on ne les voit plus, c’est à peine si on les entend.
Alors la place est libre pour un autre ballet, celui des sangliers, mâle, laie et marcassins dont certains ne semblent pas avoir plus de huit jours. De leurs groins ils fouillent et retournent le sol, indifférents aux spectateurs dans le mirador. Puis s’en vont, aussi. Des tourterelles viennent ramasser ce qui reste. Tout se tait.
C’était un matin, à l’aube blanche, dans la forêt de Chambord.

reduit SAB 5397

 

 


reduit SAB 5415

 

 

 

reduit SAB 5424

 

 

 

reduit SAB 5403

 

 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : émerveillement
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Samedi 19 juin 2010 6 19 /06 /Juin /2010 19:23

 

reduit Valence 2

 

 

Valence, lundi 20 avril 1931

 

Mon trésor bien-aimé,

 

Je suis ravie de ma promenade d'hier à Tournon, d'abord et comme toujours parce que j'étais avec vous, ensuite parce que j'avais envie depuis longtemps de revoir les lieux de notre connaissance, de faire en quelque sorte un pèlerinage de reconnaissance dans la ville où est né notre amour. Ce qui a dépassé mon attente, c'est la visite de votre bureau. Les quelques moments que j'y ai passés ont suffi pour qu'il reste gravé dans ma mémoire et dans mon coeur et je n'ai aucune peine pour vous évoquer à votre place, au téléphone ou dans n'importe quel coin. Mon travail le plus pressé ce matin a été d'en faire le plan sur papier, comme je vous l'ai dit, sans plaisanter, je vous assure. Je vous...

 

(et là, la carte s'arrête brusquement, par manque de place. Continue-t-elle ailleurs ? Sans aucun doute. Mais que dit-elle ?)

 

 

 

reduit Valence

 

 

PS : fautes de conjugaison et d'accords conservées dans l'état.

 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : émerveillement
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Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /Juin /2010 14:33

 

 

reduit Soldat (2)

 

 

 

"Le 14 mai 1949

 

A toi seule ma petite femme

Avec tous mon amour

En souvenir de notre séparation.

Et avec l'espoir que bientôt nous serons réunis pour toujours

Ton petit mari,

Moïse

 

SP 54.290

BPM 515

Allemangne-Nord"

 

 

 

reduit Soldat

 

 

ps : la faute d'orthographe "avec tous mon amour" est d'origine.

Par Fred Sabourin - Publié dans : émerveillement
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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 10:50


reduit La Rochelle mars 10 (42)


C’est comme des mâts de misaine, des pavés dans la mer, des forteresse autour du cœur.
Les vieux copains, ça ramène des copines, qui deviennent des femmes sans jamais être les nôtres, mais qui demeurent belles filles.
Ils vous tiennent par le bras, tout en guidant vos pas, quand le ciel ce fait lourd.
Ça guette une éclaircie, qu’on arrose au bistrot, à grands coups de demis.
Les vieux copains, ça se donne rendez-vous dans un port comme si ils voulaient partir pour ne plus revenir du tout. Ou peut-être parce qu’il y a un bout de quai, et qu’au-delà on ne sait pas.
Mais les vieux copains, ça discute le bout de gras, en contemplant celui qu’ils ont autour de la ceinture, et les rides sur la figure.
Les vieux copains, ça évoque toujours le passé, quelques fois le présent, et peu souvent l’avenir. Sauf quand ils parlent d’une maison, bleue ou d’une autre couleur, où on a envie d’être ensemble, quand la vie nous étrangle.
Les vieux copains, ça bâfre en s’engueulant, pour parler politique, rarement à cause du fric.
Ils refont le match, en tous temps en tous lieux, parce qu’ils sont heureux, au fond.
Au fond d’eux il pousse de la lumière, et des jardins savoureux, ils parlent des jours heureux. Aujourd'hui, peut-être ? 
Les vieux copains font toujours un bout de chemin, et ça fait longtemps qu’ils le font, sans chercher à savoir qui invente l’autre.
Les vieux copains, ont des bosses et des bleus, et ils sont amoureux ou bien ils ne le sont pas.
Mais les vieux copains, ils sont toujours là.




reduit La Rochelle mars 10 (11)
                                                    (sans titre) 


reduit La Rochelle mars 10 (49)
                                            "so far away, from LR... "


reduit La Rochelle mars 10 (45)
                                          "bordez, nom de Dieu !"


reduit La Rochelle mars 10 (2)
                                            "par delà les nuages"


reduit La Rochelle mars 10 (34)
                                        "grattez le fond de la quille"


reduit La Rochelle mars 10 (20)
                                      (sans titre)


reduit La Rochelle mars 10 (50)

                                      "embarquement immédiat"





Par Fred Sabourin - Publié dans : émerveillement
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