concept

Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 17:58

 

 

... et droit de réponse. Voici un commentaire reçu suite à cet article : Fatigué ? Non, Épuisay

 

 

Monsieur,

Votre reportage sur Ouzouer le Doyen (les photos) sont très réussies. Par contre vos commentaires le sont moins !

Dire que le Maire est un drôle de personnage, vous ne devez pas bien le connaître...Votre commentaire sur le rapport entre la marianne à gros seins et la secrétaire de mairie est, je juge, à mon sens déplacé !

Voilà quelques commentaires qui me semblaient importants. Votre liberté d'écriture reste la votre, mais attention à la dérive.

 

Cordialement

Yannick MEYNENT

Conseiller Municipal, Ancien Adjoint

 

 

En effet, Monsieur, vous avez parfaitement raison : ma liberté d'écriture reste la mienne. Et le restera.

 

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                                                         - Au delà du fleuve et sous les arbres -

 

 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : concept
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Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 17:01

 

 

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                                                                     - Sans commentaire -

 

 

 

Parfois on me demande si le métier de localier n’est pas un peu routinier. Entre nous, nous parlons parfois de manière un peu caricaturale – mais c’est tellement bon – d’inauguration de ronds-points et de déviations, de foire aux boudins ou de coupage de ruban pour la nouvelle piste cyclable. C’est vrai qu’à bien y regarder, être grand reporter en petites choses, comme disait un ex-confrère de Saône-et-Loire, peut s’avérer étrange. On sent même parfois un certain désappointement dans le regard de celui à qui vous dites que vous œuvrez pour un hebdomadaire "départemental". Point de rubrique internationale, point d’analystes politiques ou de rubrique culturelle parisiano-centrée. Mais il n’est pas interdit de lire entre les lignes des discours trop policés et mâtinés de communicationite (maladie visant le politique avant, pendant, et après l’élection voire l’érection). Il n’est pas interdit, si on veut s’amuser un brin des situations gênantes, de regarder dans les coins et voir ce qui se passe en coulisse. Là, on n’est jamais déçu.
Lors de la conférence – débat organisée par un cabinet d’accompagnement et d’organisation (un truc qu’on pourrait résumer par l’affreux mot consulting), j’arrive très à l’heure : 17 heures, est-il écrit sur le communiqué de presse. Des participants s’installent peu à peu, arrivant par petites grappes. Le temps passe. Rien ne démarre. Voici que la responsable du cabinet – qui se révèlera ensuite une piètre oratrice – entre dans la petite salle où nous sommes déjà assis sur d’inconfortables fauteuils en plastiques des années 70 en forme de baquets, et déclare « qu’on va encore attendre 5 ou 10 minutes les retardataires. » Il est déjà 17h20. Ça ne commencera donc pas avant 17h30, me dis-je en comptant le retard que j’aurai aussi à la sortie. Finalement, à 17h25, après l’arrivée de deux ou trois retardataires qui ne s'en excusent même pas, la conférence démarre. Le thème ? Souffrance, efficacité et plaisir du travail. Le public : des managers, gestionnaires ressources humaines (qui n’ont bien souvent d’humains que le titre) et autres petits patrons(nes) de pé aime euh.
Le première phrase que je note sur mon petit cahier de notes à spirales : « La première des souffrances liée au travail n’est-elle pas le manque de respect dû aux employés, par les cadres et managers qui se doivent d’être exemplaire dans la ponctualité ? »

Une semaine avant, grosse opération de com’ de l’agglo de mon village loir-et-chérien au sujet de l’inauguration d’un tronçon de piste cyclable entre deux ponts : l’un, du XVIIIe siècle, l’autre de la fin du XXe, baptisé : François Mitterrand. Discours lénifiants et autocongratulation à grands coups de pommade dans le dos des trois élus socialistes qui n’hésitèrent pas ensuite à mouiller le maillot pour la photo en empruntant la dite piste cyclable avec des vélos électriques. Remarque d’un cyclotouriste invité pour ce grand raout : « Ils allaient plus vite que nous, mais c’est normal : ils avaient des vélos assistés. » Le vélo c'est bon pour la santé, sauf que l'assistanat est un cancer.

Quelques temps encore avant, à l’occasion du trentième anniversaire de la présidentielle d’un certain 10 mai, la pose d’une plaque commémorative avait donné lieu à une belle photo où la signalisation routière valait mieux que n’importe quelle caricature.
Et dire qu’on les paie pour faire ça…

 

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                                                              - Ils l'ont fait ! -

 

 

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                                                          - Retiens ton souffle -

 


Par Fred Sabourin - Publié dans : concept
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Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 15:42

 

 

 

C’est un truc où tout le monde ne va pas. Une sorte d’invitation pour happy few locales, un entre-soi où il est de bon ton d’aller.
Le jour où le préfet invite la presse locale à déjeuner dans sa salle à manger, il vaut mieux en être, même si la chose s’annonce entendue d’avance : tout ce qui sera dit sera off, sauf ce qu’on vous précisera comme tel. Si ce n’était à la préfecture, on dirait à la bonne franquette. Faut pas imaginer non plus le préfet derrière ses fourneaux et criant depuis la cuisine : « à table ! » à la fin de l’apéro.
C’est un truc où les hobereaux du coin, je veux parler de la PQR, la Presse quotidienne régionale (en gros la Pravda locale) arrivent les derniers alors que le champagne est déjà tiède dans les flûtes. Histoire qu’on les remarque bien, et qu’on voit qu’ils arrivent en nombre, en l’occurrence trois. C’est un truc où on croise des copains et copines journalistes en qui on a toute confiance, et d’autres en qui on se méfie, craignant que la franchise ne soit pas inscrite au fronton de leur déontologie. C’est un truc où on croise aussi un sous-préfet qu’on appelle Madame, charmante jeune femme fraîchement arrivée à son poste après avoir connu les dorures d’un ministère parisien.
Je dois l’avouer : je n’y ai pas mes habitudes, mais pour rien au monde, je ne raterai ces machins-là. Je m’y amuse beaucoup, et si j’avais la verve balzacienne, d’un Chardonne ou d’un Flaubert, j’en écrirais des tonnes. Je m’y amuse beaucoup d’abord parce qu’en arrivant, après qu’on vous ait débarrassé de votre manteau au vestiaire, il y a un petit carton à prendre sur une table. Sur ce carton est figuré le dessin de la salle à manger du préfet, avec une table en son centre. Sur la table, un trait rouge : c’est là que vous allez manger.

 

préfecture

 


A la vue de ce petit bristol, j’ai tout de suite compris que je ne dirai pas un mot au préfet du déjeuner. La photo ci-jointe vous le prouvera par l’observation de l’angle dans lequel je me trouvais : impossible de participer à une conversation menée par l’invitant, sauf à ce qu'il attrape un torticoli en sauçant son assiette avec sa cravate. J’ai ensuite compris, lorsque nous sommes passés à table, quels étaient ceux qui comptent et peuvent apporter une conversation à l’hôte des lieux. La PQR, et la radio commerciale du coin. Eux étaient dans la ligne de mire. Ils ne s’en sont pas privés. Prestige du protocole !
Cela étant, le sujet qui monopolisa plus de la moitié du déjeuner fut – on ne s’en étonnera guère – les élections cantonales de mars prochain. Pas les sujets qui intéresseraient volontiers les contribuables à l’occasion électeurs, tels que les routes, transports, les collèges, le RSA, l’APA, les maisons de retraite, le financement de tout ce barnum et comment on va s’y prendre et à quoi ça sert ce machin avec des z’hommes politiques dedans. Non, ce qui a monopolisé la conversation de ceux qui font l’info et du préfet ce sont les pronostics. Qui va être réélu (ou pas) et où, et de combien ? Le mille feuilles électoral, par le petit bout de la lorgnette. Une sorte de PMU de la politique, sans l’hippodrome mais avec tribune d’honneur et les bourrins. Un des convives a cependant eu cette fulgurance : « le seul sondage qui compte c’est celui du lundi matin après comptage des urnes. » Ensuite par petits paquets de quatre ou cinq, les conversations ont dévié vers l’intercommunalité, l’autre truc à la mode cette année, qui passe au dessus de la tête des citoyens mais qui pourtant va s’abattre sur eux d’ici à la fin de l’année.
Qu’importe. Les mets étaient délicieux et les vins gouleyants. Comme l’était aussi ma voisine de droite, nouvellement arrivée, qui disait combien elle avait été bien accueillie dans sa sous-préfecture et combien il lui tardait que son jeune fils arrive près d’elle. Sur sa montre d’une grande marque de maroquinier qui doit valoir à elle seule plusieurs mois de Smic, on pouvait y lire la langueur du temps qui passe dans ces maisons d’Etat, que Brel a figé dans une célèbre chanson Je suis un soir d’été. (« Et la sous-préfecture fête la sous-préfète, sous le lustre à facettes il pleut des orangeades et des champagnes tièdes, et des propos glacés de femelles maussades de fonctionnarisés.»)

 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : concept
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Lundi 31 janvier 2011 1 31 /01 /Jan /2011 17:19

 

 

photo

 

 

 

photo2

 

 

                                             Mille sabords ! Nous voici enfin de retour à la maison...

 

 

Photos : Xav.Galt.

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : concept
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Vendredi 17 septembre 2010 5 17 /09 /Sep /2010 16:52

 

 

 

reduit SAB 0506

                                                            - garden party -

 

 

reduit SAB 0509

                                                            - après la noce -  

 

 

reduit SAB 0510

                                                                      - s'asseoir -

 

 reduit SAB 0531

                                                            - Sire -

 

 

 reduit SAB 0520

                                                        - auprès de mon arbre -

 

 

(c) F. Sabourin. Château de Villesavin, Tour en Sologne (Loir-et-Cher)  

 

 

 

Teasing de ouf : bientôt, ici, la critique de Happy Few, d'Anthony Cordier (avec Marina Foïs, Elodie Bouchez, Roschdy Zem, Nicolas Duvauchelle) 

 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : concept
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