Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 15:04

 

 

SAB 9990 R

                                                       - J'arrive -

 


J’avoue, j’ai un faible pour le matin tôt. L’aube, l’aurore. L’instant où le jour se lève, dites-le comme vous voulez. La lumière est, selon moi, incomparable. Rien à voir avec les innombrables couchers de soleil curieusement nommés romantiques, même si certains sont en effet très beaux. Mais le matin, point de romantisme. C’est l’heure où les braves ne sont même pas encore paupières ouvertes. Il s’agit de s’arracher au confort d’un lit chaud, ce que peux de gens consentent à faire s’il n’y a pas l’obligation du boulot à rejoindre.
Pendant deux ans, j’ai contemplé ces aurores, chaque fois différentes, à Lyon et Privas, rejoignant une radio pour y tenir le micro avant que les poules n’ouvrent l’œil. Il m’en a coûté, souvent, de m’arracher aux bras de Morphée, comme on dit, pour me retrouver dans la rue froide et encore dans la nuit, vers 5 heures du matin. Mais j’ai assisté, quasiment chaque jour, à un spectacle superbe, jamais le même, y compris lorsque les brumes hivernales enveloppaient tout et cela pour la journée. J’ai vu des soleils embraser les Alpes depuis la colline de Fourvière, du Mont-Blanc jusqu’au Grand Vémont. Des montées de nuages lourds au dessus de Privas, poussés par des vents de sud remontant la vallée du Rhône, ou des matins secs frigorifiés par la bise venue du nord et qui faisait craquer de froid tout ce qu’elle rencontrait sur son passage. A Rouen, les lumières lointaines du port scintillaient dans les brouillards épais et la flèche de la cathédrale disparaissait dans son épais coton.
L’aube, l’aurore, le petit matin, dès potron-minet, tous ces mots et expressions qui ne s’offrent qu’aux vrais solitaires seuls témoins de cette magie d’un jour qui se lève, et qui sera ni jamais le même, ni aussi différend qu’on aurait aimer le croire. Il faudrait être peintre pour figer ces instants impressionnistes, impressionnés, sublimés par la lumière exceptionnelle qui monte de la nuit. Je ne suis que photographe, et tous les sens sont en éveil lorsque se lève la lueur de l’aube. Elle nous arrache à la nuit, nous projette malgré nous dans la journée – encore une ! – jusqu’à ce soir, peut-être…
Ou demain, qui sait.

 

 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : émerveillement
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Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 08:58

 

 

 

Dimanche soir, j’ai préféré Camille Claudel, film de Bruno Nuytten, à la confession publique de DSK chez Claire Chazal. Aucun regret d’avoir sans doute fait partie des 2% d’audience de la chaîne franco-allemande que tout le monde déclare regarder mais dont les chiffres d’audimats avoisinent ceux d’Arlette Laguiller à une présidentielle. Dans les deux cas, c’était une soirée où on flirtait avec la folie.
Celle de DSK, le séducteur le plus rapide et le plus persuasif de la planète, qui réussit à emballer - sans forcer ni violer - une femme de chambre jamais vue auparavant, en neuf minutes chrono. Séduction à la française, en leçon (très) accélérée. Attention, ne vous y méprenez pas : ce n’était ni tarifé, ni forcé, ni agressif, jure l’intéressé. Le tout, rappelons-le à l’envie, en trois fois ce qu’il faut de temps pour faire cuire un œuf à la coque. Pas mal. Au bénéfice du doute, violé lui aussi, il avait pris sa douche avant. Il a gagné du temps sur l’après. Bref, passons la camisole et allons voir ailleurs si on y est. Il n’y a que les treize millions de gogos téléspectateurs pour s’y laisser prendre. Et Martin Bouygues, ami du puissant de la République irréprochable, pour se frotter les mains.

Justement sur Arte, on se frottait les mains aussi, sur de la glaise ou du marbre sculpté. L’histoire de Camille Claudel, élève puis maîtresse, puis muse d’Auguste Rodin, avant d’être délaissée par ce dernier et finir sa vie dans la misère, l’abandon, l’internement. D’abord ignorée, puis admirée, elle fut salement lâchée par le maître, incapable de choisir entre sa femme – d’une jalousie assez démonstratrice – et celle dont le talent surpassait le sien finalement. Ce dernier feignait de ne pas s’en apercevoir, quand tout le monde le murmurait derrière les rideaux. D’elle, on peut désormais admirer une cinquantaine de sculptures au musée Rodin.
De 1889 à 1913, elle a vécu quai de Bourbon sur l’Ile Saint-Louis, un endroit aujourd’hui inaccessible aux pauvres, ayant quitté Rodin dont elle n’en finissait pas d’être considérée comme son élève. Néanmoins, elle fit bien, ces années seront les plus prolifiques de son art, mais elle ne reçu aucune commande. Vivant misérablement, elle sera internée dix jours après la mort de son père – nouvelle qu’elle n’apprendra qu’après – à Ville-Evrard, puis à Montfavet dans le Vaucluse suite à la réquisition des hôpitaux lors du commencement de première guerre mondiale. Seul Paul, son célèbre frère touché par la grâce en se frottant lui aussi à la pierre (d’un pilier de Notre Dame de Paris), viendra lui rendre visite une douzaine de fois avant sa mort en octobre 1943.

Je sais, le parallèle entre ces deux destins est osé, pratiquement impossible. Mais la coïncidence des programmes télé – laquelle je ne regarde quasiment jamais – entre la folie furieuse et sexuelle qui tournait autour de l’épiphanie télévisuelle d’un ex-futur candidat potentiel qui a donc raté son « rendez-vous avec les Français » (mais pas tous en tout cas pas moi…), n’avait d’égal que la folie déployée par l’énorme composition d’actrice que donne Isabelle Adjani en Camille Claudel. L’avantage de ce jeu d’acteur, c’est qu’il demeure profondément vrai tout en demeurant un jeu. Adjani touche du doigt la grâce d’une actrice, et s’en empare à pleine main, comme cela arrive quelques fois dans une carrière.
Alors que le repenti de Té Effe Un, lui, joue sans jouer une comédie dramatique à laquelle il essaie, vainement, de nous faire croire en ripolinant son show de fausse sincérité et de mimiques tragi-comiques. En cela aussi, à son corps défendant, il nous viole.


 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : quelle époque !
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Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 21:53

 

 

 

SAB 9829 R

                                                       - Le père noël est une ordure -

 

 

L'hiver s'annonce long et rude...

 

 

(c) Fred Sabourin. 09/2011

 

 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : quelle époque !
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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 17:24

 

 

 

SAB 9816 Rec R

 

 

Dormez tranquilles braves gens... Dormez tranquilles...

 

 

(c) Fred Sabourin, 09/2011.

 

 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : regarde-la ma ville
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Vendredi 9 septembre 2011 5 09 /09 /Sep /2011 22:33

 

 

IMGP2948 R

 

 

 

 

IMGP2949 R

 

 

 

 

SAB 9689 R

               F 9. Iso 200. 1/400 s. 18mm (équivalent 35mm : 27) 

 

 

 

SAB 9780 R

                                             - Adieu vive clarté -                                                 

  Idem mais au 10mm (équivalent 35mm : 15). Iso 200. 1/320 s. F 9

 

 

SAB 9776 R

                                                    - Télé réalité -

 

 

 

(c) Fred Sabourin, septembre 2011.  

 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : voyage, voyage...
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