voyage, voyage...

Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 12:00
                           A mille milles de toute terre habitée…





    Ca faisait longtemps que je courrais après. J’avais trouvé le fameux « kilomètre zéro » à Pondichéry. Les sources de la Loire au Gerbier de Jonc. La ligne de partage des eaux au sommet du col de la Chavade. L’Auberge rouge, tristement célèbre, quelques mètres plus loin. San Francisco, la « maison bleue » de Max Le forestier à Saint-Joseph-des-Bancs. Mais « le bout du monde », jamais. Je l’avais bien entendu dans la chanson d’Emily Loizeau. Je l’avais lu sous la plume de quelques écrivains voyageurs. J’en avais entendu parler par Tibo « Corto » Maltese.

Mais voilà. Je n’y croyais plus. Et pourtant, dans un improbable village pittoresque du sud Ardèche méridionale, à portée de canons de Montélimar, au détour d’une ruelle escarpée, avant d’enfiler les escaliers du château : il était là, attendant le voyageur égaré et assoiffé par la longue route.

Hélas, que dis-je, c’est même une infortune (de mer) ! Le petit panneau affiché sur la porte coupait court à toute pérégrination onirique, et tentative de dégustation d’un petit Chardonnay bien frais. A faire frémir un militant écologiste adepte du développement durable.
Vous pourrez bien aller au bout du monde : vous y trouverez porte close. « Fermé. Cause maladie ».

Vite, au chevet du monde malade, avant qu’il ne soit trop tard !










Par Fred Sabourin - Publié dans : voyage, voyage...
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Mardi 25 mars 2008 2 25 /03 /Mars /2008 00:00

                                    Il peut pleuvoir




       Dimanche dernier, c’était « les rameaux », et ce dimanche, en toute logique, c’était Pâques. Comme annoncé la semaine dernière, il faisait un temps à faire du feu dans la cheminée, en sirotant des grogs salvateurs. L’idée nous a prise d’aller au Havre : c’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme.
Bon Dieu quelles bordées de flotte ! De mémoire de Normands, c’en était une bonne !
Heureusement, derrière les carreaux du musée Malraux, il faisait chaud, de quoi sécher un peu le caban, le bonnet et la musette ruisselants. Au fond, en l’air, au sol : le gris de la mer en eaux qui nous tombaient dessus en seaux.



Et, d’un coup, qui revient d’on ne sait-où, Brel…

« Il peut pleuvoir sur les trottoirs des grands boulevards
Moi je m’en fiche j’ai ma mie auprès de moi
Il peut pleuvoir sur les trottoirs des grands boulevards
Moi je m’en fiche car ma mie c’est toi

Et au soleil là-haut
Qui nous tourne le dos dans son halo de nuages
Et au soleil là-haut qui nous tourne le dos
Moi je crie bon voyage

Il peut pleuvoir sur les trottoirs des grands boulevards
Moi je m’en fiche j’ai ma mie auprès de moi
Il peut pleuvoir sur les trottoirs des grands boulevards
Moi je m’en fiche car ma mie c’est toi

Aux flaques d’eau qui brillent
Sous les jambes des filles
Aux néons étincelants
Qui lancent dans la vie leurs postillons de pluie
Je crie en rigolant

Il peut pleuvoir sur les trottoirs des grands boulevards
Moi je m’en fiche j’ai ma mie auprès de moi
Il peut pleuvoir sur les trottoirs des grands boulevards
Moi je m’en fiche car ma mie c’est toi

Et aux gens qui s’en viennent
Et aux gens qui s’en vont
Jour et nuit tourner en rond
Et aux gens qui s’en viennent
Et aux gens qui s’en vont
Moi je crie à plein poumons

Il y a plein d’espoir sur les trottoirs des grands boulevards
Et j’en suis riche
J’ai ma mie auprès de moi
Il y a plein d’espoir sur les trottoirs des grands boulevards
Et j’en suis riche
Car ma mie c’est toi
C’est toi ».













Par Fred Sabourin - Publié dans : voyage, voyage...
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Mardi 18 mars 2008 2 18 /03 /Mars /2008 08:11

                                                Merci Pépy ! 

« Parce que vous comptez parmi nos meilleurs clients… nous vous avons réservé un cadeau exclusif : vos étiquettes à bagage personnalisables. Apportez une touche personnelle à vos étiquettes en choisissant une image de paysage paradisiaque parmi notre sélection ou en téléchargeant une de vos photos personnelles ! (…) Pour créer gratuitement vos étiquettes à bagages, notez votre code VIP… »
. 

Le progrès fait rage, c’est un courriel « Privilèges Voyages SNCF », pour un client  du train - VIP donc - qui engloutit des sommes conséquentes chaque mois dans la Esse ène cé Effe.
Génial ! on peut donc désormais faire péter une bombe dans le train avec un bagage abandonné, mais (et c’est là la nouveauté) étiqueté avec une image paradisiaque… Chouette alors !
On savait que la SNCF avait de grandes vertus commerciales, au point d’ailleurs de verser 100 millions d’€ à l’Etat son seul et unique actionnaire. Ceci dit, on constate – hélas -  de plus en plus un certain dilettantisme dans la communication à bord ainsi que dans le soin apporté aux voyageurs (clients). Sans entrer dans le célèbre « je paie, donc j’ai droit », il convient néanmoins de souhaiter un meilleur traitement que celui-ci, qui ressemble peu ou prou à ce qu’on nomme parfois « du foutage de gu… ». 

Songez un peu : une étiquette à son nom avec un paysage paradisiaque, quel privilège ! Je me demande si il ne va pas falloir une nouvelle nuit du 4 août pour abolir les avantages en question, tant ils semblent outrageusement énormes.

Par Fred Sabourin - Publié dans : voyage, voyage...
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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 21:30

Aux marches de l'Ardèche et de la Haute-Loire, une ligne franchissable : celle d'un partage des mers et océans. Point de passeport nécessaire, ni de check-point, point de miradors ni de barbelés pour empêcher le voyageur de passer.

Partage des eaux, tout simplement : voilà un beau programme pour la planète bleue qui s'inquiète de l'avenir de ses liquidités...

Ces liquidités là ont le mérite de ne pas être virtuelles. Pas de spéculations pour l'instant. Pas de financiarisation. Pourvu que ça dure.

Une seule ligne. Un partage. Deux eaux. Il ne reste plus qu'à nager. Mare nostrum ou Oceano nox : ah ! combien de marins, combien de capitaines...!

 

 

quelques kilomètres plus loin, après le "col de la Chavade" (1260m), le far west. Déjà l'ouest...

Par Fred Sabourin - Publié dans : voyage, voyage...
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Samedi 24 novembre 2007 6 24 /11 /Nov /2007 15:38

Jali (http://urbaine.hautetfort.com/) a lancé l'idée, relayée par Véronique (http://voirouregarder.typepad.com/). Une très belle idée à faire partager. Les blogueurs visiteurs peuvent aussi se lancer dans l'exercice !

Bonne balade.

1 : petit déjeuner

Un classique : café, pain, beurre. Surtout du beurre...

2 : par la fenêtre

Rouen ouest. Pont Flaubert (pont levant le plus haut d'Europe : 57m s'il-vous-plaît !). Chantier. Ok vu comme ça on peut ne pas aimer. Je ne m'en lasse pas...

3 : boîte aux lettres

54 appartements : je ne suis pas seul dans la résidence "des Framboisiers"...

4 : les chaussures du moment

Chaussures "classes" pour la semaine. "Converses" à la mode pour le wouikende. Rien de très original.

5 : devant la glace

No comment...

6 : dans le portefeuille

Pourquoi "un dollar" ? Parce qu'on ne sait jamais...

7 : à environ 80 pas de ma porte

Pas moins de quatre sens interdits. Mais avec mon vélo, c'est sans interdits...

8 : de la vie chez moi

Les gardiens et gardiennes de mon sommeil... Et "l'anthologie de la poésie française" de G Pompidou, toujours.

9 : au hasard à la télé (ou sur le net)

Mon ami blogueur David L., qui "apprend à regarder". Tous les jours, ou presque (http://simerah.spaces.live.com/default.aspx?_c02_owner=1)

 

10 : dans le tiroir le plus près de mon bureau

En fait une boîte à godasses recyclée. Bien sûr il y a des trucs qui ne servent plus, mais c'est difficile de jeter. Là encore, "on ne sait jamais"...

Par Fred Sabourin - Publié dans : voyage, voyage...
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