Dimanche 30 mars 2008
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21:37
J’ai du ciel bleu dans mon
passeport
D’abord poser la lumière. Puis peindre le ciel en bleu. Retirer du sol
millénaire les roches basaltiques, témoignage du passé volcanique.
Monter les murettes, jusqu’au sommet de la colline. Imaginer la vie de château, sur les ruines de l’Empire romain, déchu de s’être cru immortel. Péché d’orgueil auquel a cédé aussi le Moyen Age
triomphant.
Se révolter, pour déconstruire. Reconstruire, ruelles étroites, horloges, cadrans solaires, auberges, petits bistrots, galeries d'art, chapeau l'artiste, magasins bio.
Un voyage dans le temps en une seule journée : plusieurs millions d’années parcourues en soixante kilomètres. Et quelques heures. De soleil, exactement.
Alba la Romaine.
Par Fred Sabourin
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Jeudi 31 janvier 2008
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16:43
« C’est une maison bleue, accrochée à la colline, on ne frappe pas, ceux qui vivent là ont jeté la clé. (…) Peuplée de lumière et peuplée de fous, elle sera dernière à rester debout.
Où êtes-vous ? Lizard et Luc ? Psylvia… Attendez-moi » (Maxime Leforestier)
Au détour d’un chemin, il arrive parfois qu’une chanson longtemps fredonnée prenne vie. La maison bleue. Ce doit être là, je crois. Ce qu’il en reste sert d’étable aux vaches qui paisiblement passent le temps entre l’abreuvoir et la charrette à foin (en bois !). Le reste s’est évanoui dans les volutes de fumée, idéalisme rougeoyant des marxistes en herbe. Communautarisme bio avant l’heure. Sexualité et amour libre. Boire le monde et refaire des coups. Quarante ans plus tard, la ruine de cette « maison bleue » n’inspire plus que la contemplation.
C’est ce qui reste, au fond, quand les idéaux sont volatilisés. Et c'est sans doute là l'essentiel...
Par Fred Sabourin
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Lundi 21 janvier 2008
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12:12
Photos du lundi : le Mont-Blanc vu depuis le Massif du Tarnargue (au Mont Aigu très exactement). Et un peu de lande du côté de St Joseph-les-Bancs.
(photo Fred Sabourin)
(photos ci-dessus et ci-dessous Marc Lucas)
Après ça, on est mort de fatigue...
Par Fred Sabourin
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Samedi 8 décembre 2007
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/2007
12:00
Coup de cœur
Le nouvel album de Pauline Croze vient de sortir, il s’appelle « Un bruit qui Court », et on va en reparler rapidement, si vous voyez ce que je veux dire…
En attendant, une « mise en oreilles » s’impose en cliquant là
Æ http://www.lesinrocks.com/index.php?id=63&tx_critic[notule]=208248&tx_critic[backPid]=1&cHash=594958957b

Par Fred Sabourin
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Lundi 12 novembre 2007
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22:00
...jardin d’hiver
Quelque chose d’imperceptible et pourtant si présent.
A l’œil nu, les feuilles déshabillent les arbres qui grelottent de froid le matin.
Bientôt aussi l’après-midi, et le soir.
Avant de les ramasser à la pelle, elles s’entassent, en formant un matelas où parfois les enfants aiment à se vautrer.
Ils ont délaissé les jouets de l’été. L’automne fut si court… Occupés à regarder les rugbymen échanger quelques châtaignes. Ces jouets forment un étrange cimetière, où résonne encore l’écho de leurs rires. On les entend encore par la fenêtre, où leurs mains viennent se coller au carreau.
« je voudrais du soleil vert, des dentelles et des théières, des photos de bord de mer, dans mon jardin d’hiver… ». Me reviennent ces paroles d’un vieux crooner aux costumes blancs.
Il faudra trouver d’autres jeux, en attendant la neige, qui sait ? Pour l’instant, la lumière, les feuilles, les jouets et l’odeur de branchages brûlés envahissent le fond de l’air.
Frais, naturellement.
Par Fred Sabourin
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