Mardi 25 mars 2008

                                    Il peut pleuvoir




       Dimanche dernier, c’était « les rameaux », et ce dimanche, en toute logique, c’était Pâques. Comme annoncé la semaine dernière, il faisait un temps à faire du feu dans la cheminée, en sirotant des grogs salvateurs. L’idée nous a prise d’aller au Havre : c’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme.
Bon Dieu quelles bordées de flotte ! De mémoire de Normands, c’en était une bonne !
Heureusement, derrière les carreaux du musée Malraux, il faisait chaud, de quoi sécher un peu le caban, le bonnet et la musette ruisselants. Au fond, en l’air, au sol : le gris de la mer en eaux qui nous tombaient dessus en seaux.



Et, d’un coup, qui revient d’on ne sait-où, Brel…

« Il peut pleuvoir sur les trottoirs des grands boulevards
Moi je m’en fiche j’ai ma mie auprès de moi
Il peut pleuvoir sur les trottoirs des grands boulevards
Moi je m’en fiche car ma mie c’est toi

Et au soleil là-haut
Qui nous tourne le dos dans son halo de nuages
Et au soleil là-haut qui nous tourne le dos
Moi je crie bon voyage

Il peut pleuvoir sur les trottoirs des grands boulevards
Moi je m’en fiche j’ai ma mie auprès de moi
Il peut pleuvoir sur les trottoirs des grands boulevards
Moi je m’en fiche car ma mie c’est toi

Aux flaques d’eau qui brillent
Sous les jambes des filles
Aux néons étincelants
Qui lancent dans la vie leurs postillons de pluie
Je crie en rigolant

Il peut pleuvoir sur les trottoirs des grands boulevards
Moi je m’en fiche j’ai ma mie auprès de moi
Il peut pleuvoir sur les trottoirs des grands boulevards
Moi je m’en fiche car ma mie c’est toi

Et aux gens qui s’en viennent
Et aux gens qui s’en vont
Jour et nuit tourner en rond
Et aux gens qui s’en viennent
Et aux gens qui s’en vont
Moi je crie à plein poumons

Il y a plein d’espoir sur les trottoirs des grands boulevards
Et j’en suis riche
J’ai ma mie auprès de moi
Il y a plein d’espoir sur les trottoirs des grands boulevards
Et j’en suis riche
Car ma mie c’est toi
C’est toi ».













par Fred Sabourin publié dans : voyage, voyage...
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 18 mars 2008

                                                Merci Pépy ! 

« Parce que vous comptez parmi nos meilleurs clients… nous vous avons réservé un cadeau exclusif : vos étiquettes à bagage personnalisables. Apportez une touche personnelle à vos étiquettes en choisissant une image de paysage paradisiaque parmi notre sélection ou en téléchargeant une de vos photos personnelles ! (…) Pour créer gratuitement vos étiquettes à bagages, notez votre code VIP… »
. 

Le progrès fait rage, c’est un courriel « Privilèges Voyages SNCF », pour un client  du train - VIP donc - qui engloutit des sommes conséquentes chaque mois dans la Esse ène cé Effe.
Génial ! on peut donc désormais faire péter une bombe dans le train avec un bagage abandonné, mais (et c’est là la nouveauté) étiqueté avec une image paradisiaque… Chouette alors !
On savait que la SNCF avait de grandes vertus commerciales, au point d’ailleurs de verser 100 millions d’€ à l’Etat son seul et unique actionnaire. Ceci dit, on constate – hélas -  de plus en plus un certain dilettantisme dans la communication à bord ainsi que dans le soin apporté aux voyageurs (clients). Sans entrer dans le célèbre « je paie, donc j’ai droit », il convient néanmoins de souhaiter un meilleur traitement que celui-ci, qui ressemble peu ou prou à ce qu’on nomme parfois « du foutage de gu… ». 

Songez un peu : une étiquette à son nom avec un paysage paradisiaque, quel privilège ! Je me demande si il ne va pas falloir une nouvelle nuit du 4 août pour abolir les avantages en question, tant ils semblent outrageusement énormes.

par Fred Sabourin publié dans : voyage, voyage...
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 28 janvier 2008

Aux marches de l'Ardèche et de la Haute-Loire, une ligne franchissable : celle d'un partage des mers et océans. Point de passeport nécessaire, ni de check-point, point de miradors ni de barbelés pour empêcher le voyageur de passer.

Partage des eaux, tout simplement : voilà un beau programme pour la planète bleue qui s'inquiète de l'avenir de ses liquidités...

Ces liquidités là ont le mérite de ne pas être virtuelles. Pas de spéculations pour l'instant. Pas de financiarisation. Pourvu que ça dure.

Une seule ligne. Un partage. Deux eaux. Il ne reste plus qu'à nager. Mare nostrum ou Oceano nox : ah ! combien de marins, combien de capitaines...!

 

 

quelques kilomètres plus loin, après le "col de la Chavade" (1260m), le far west. Déjà l'ouest...

par Fred Sabourin publié dans : voyage, voyage...
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 24 novembre 2007

Jali (http://urbaine.hautetfort.com/) a lancé l'idée, relayée par Véronique (http://voirouregarder.typepad.com/). Une très belle idée à faire partager. Les blogueurs visiteurs peuvent aussi se lancer dans l'exercice !

Bonne balade.

1 : petit déjeuner

Un classique : café, pain, beurre. Surtout du beurre...

2 : par la fenêtre

Rouen ouest. Pont Flaubert (pont levant le plus haut d'Europe : 57m s'il-vous-plaît !). Chantier. Ok vu comme ça on peut ne pas aimer. Je ne m'en lasse pas...

3 : boîte aux lettres

54 appartements : je ne suis pas seul dans la résidence "des Framboisiers"...

4 : les chaussures du moment

Chaussures "classes" pour la semaine. "Converses" à la mode pour le wouikende. Rien de très original.

5 : devant la glace

No comment...

6 : dans le portefeuille

Pourquoi "un dollar" ? Parce qu'on ne sait jamais...

7 : à environ 80 pas de ma porte

Pas moins de quatre sens interdits. Mais avec mon vélo, c'est sans interdits...

8 : de la vie chez moi

Les gardiens et gardiennes de mon sommeil... Et "l'anthologie de la poésie française" de G Pompidou, toujours.

9 : au hasard à la télé (ou sur le net)

Mon ami blogueur David L., qui "apprend à regarder". Tous les jours, ou presque (http://simerah.spaces.live.com/default.aspx?_c02_owner=1)

 

10 : dans le tiroir le plus près de mon bureau

En fait une boîte à godasses recyclée. Bien sûr il y a des trucs qui ne servent plus, mais c'est difficile de jeter. Là encore, "on ne sait jamais"...

par Fred Sabourin publié dans : voyage, voyage...
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Jeudi 19 juillet 2007

           (…) « Quelques nuits et jours plus tard je fais mon sac pour redescendre vers l’océan.

        Amélie, tu fus une messagère, un guide que je reconnus sans conscience. Tu m’as ouvert la porte et je suis resté sur le seuil longtemps. Je t’avais créé avec les yeux de l’enfance, les premiers désirs, la part animale. Jo disait qu’il faut apprendre à prononcer les mots que le cœur livre et que les lèvres retiennent. Ce n’est pas toi que je quitte, Amélie, c’est mon enfance, ma naïveté et ce long silence depuis que tu n’es plus. Ce n’est pas une rupture, on ne rompt pas ce qui a été aimé, je m’éloigne, puisque depuis longtemps nous nous sommes lâché la main. Je ne fais que me retourner dans notre sommeil sans le savoir pour revenir un peu chez moi, sans toi. Tu as été cet amour qui brise avec douceur les miroirs, qui dévêt d’une caresse invisible le cœur en armure, et qui me donne cette légèreté, comme une ancre hors le fond qui se dénude d’une enveloppe de silice. Je t’ai laissé dérivé mais je sais maintenant qu’il n’y a que moi pour rassembler tant d’amour.
            Attraper le bonheur, c’est vouloir retenir un papillon dans sa main ou le prendre avec un filer, disait la vieille Hélène du marais qui glissait sur les eaux noires avec le temps. Tu précipites ton filet sur lui et il s’abîme, c’est une bonheur gâché. Si c’est un bonheur agile, on ne peut le faire prisonnier et l’on court sans fin, c’est une agitation inutile, le bonheur est parti. Parfois, il se laisse prendre sans dommage, il ne s’est pas débattu et il reste bien sage, un peu frileux sous le filet. C’est un bonheur fragile, fatigué, malade peut-être. Si tu attrapes un beau bonheur, un papillon rare, sans l’abîmer, si tu le prends dans ta paume et que tu la fermes pour l’emprisonner, il ne reste que la poussière de bonheur sur tes doigts, si tu le piques sur un bois il meurt. Il faut être comme l’arbre à papillons, prêt à accueillir le bonheur, et tu verras, il viendra sur ton épaule. C’est un jour de grande fatigue, en fermant les yeux, que je l’ai vu.


      Je vais pouvoir achever l’unique vrai film de ma vie avec les images que je n’ai jamais tournées.
Maintenant je suis prêt, je peux écrire au monde et je sais quoi lui dire ».

Bernard Giraudeau, Les dames de nage.



 

 

 

par Fred Sabourin publié dans : voyage, voyage...
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander

Calendrier

Décembre 2008
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Recherche

Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus