montagne

Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /Juil /2010 00:06

 

reduit SAB 8804

 

                                            - vers la brèche de Tuquerouye -

 

 

Parfois, ça se durcit un peu ce guide des hauts lieux historiques des Pyrénées... Accrochés au piolet et campé sur les crampons, le couloir nord de Tuquerouye se transforme en voie quasi verticale. Ce qui n'est pas pour nous déplaire.

Le plus vieux refuge des Pyrénées (1890), se mérite, quoiqu'on en dise.

Puis, ensuite, vient la Cerdagne dont les chevaux placides observent sans s'en soucier les passants du chemin Eyne - Nuria sur les traces des pèlerins (sens nord-sud) et exilés espagnols de la Retirada (sud-nord).

Hasta la proxima amigos ! Le chemin continue.

 

 

reduit SAB 8796

 

                                                                        - couloir nord -

 

 

 

reduit SAB 8721

 

                                                                   - sacré Roland -

 

 

 

reduit SAB 9039

 

                                                            - vers le col de Nuria -

 

 

 

reduit SAB 9004 

                                                                           - sans chevaux -

 

 

 

reduit SAB 9043 

                                                                          - rodos l'après midi -

 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : montagne
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Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /Juin /2010 22:19

 

 

reduit SAB 8458

 

 Au sud du lac de Bious-Artigues, les estives autour du Pic du Midi d'Ossau sont investies, chaque année, fin juin - début juillet, par les troupeaux du Haut-Ossau : c'est la "sauda", l'ouverture des pâturages aux troupeaux, le passage d'une pâture basse à une pâture haute.

 

 

 

reduit SAB 8480

 

                                        - sur des prés d'herbe fraîche il me fait reposer -

 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : montagne
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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /Juin /2010 15:04

 

 

reduit SAB 8281

                                  - vers l'Espagne : la liberté ! -

 

 

En octobre, nous vous parlions d'un projet ici : Extension du domaine de la lutte .

Ce projet a trouvé, auprès des Editions Ouest-France Edilarge, un écho positif. Il a, depuis une semaine, pris une tournure très "pragmatique" : les 150 000 signes, 200 photos et 144 pages demandés au total ne vont pas se faire tout seul. Voici donc quelques images, en attendant mieux, parce que je ne peux pas être au four et au moulin, à savoir en train de marcher avec un Nikon de 2,5 kg autour du cou (et 12 kg sur le dos) et être très prolifique sur ce blog. Mais revenez-y de temps en temps quand même : parfois, les images parlent bien mieux que de longs discours...

 

Hasta la victoria siempre !

 

 

reduit SAB 8359

 

Pla du Géla (Aragnouet - Vallée d'Aure). Ici environ 6000 réfugiés républicains espagnols passèrent en avril et juin 1938, fuyant le bombardement de Bielsa.

 

 

reduit SAB 8261                                          - la grande muraille de Barroude, lac et refuge -

 

 

 

reduit SAB 8257

                  - midi, roi des étés, épandu sur la plaine -

 

 

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : montagne
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Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 10:44

 

reduit Ossau avril 2010 (31)

                                                                      - au col des Moines -  

 

 

A peine avions-nous posé le sac au col des Moines (2168m et vue imprenable sur « Jean-Pierre »), que le soleil nous écrasait dans une semi léthargie propice à la sieste ou la contemplation. A chacun de choisir. Le silence était lourd, à peine troublé par les derniers avions là haut, dans un ciel impeccablement bleu, mais qui se couvrait de cendre là bas, plus au nord… D’un coup, comme surgissant du néant, un bruit d’ailes d’oiseau, sec, rapide, furtif, comme des balles jaillissantes d’un fusil imaginaire. Des hirondelles. Elles franchissaient le col des Moines, venant d’Espagne, là, juste derrière la « frontière ». Filant à toute blinde en France, plein nord, sans papiers ni bagages. On dit qu’elles ne font pas le printemps. C’est faux : le soleil était généreux, et le ciel de gloire, sans un accroc dans sa robe azuréenne. Nous nous sentions comme des dieux en ce lieu à cheval entre deux mondes : Pyrénées, frontière infranchissable ? Pas sûr… A voir la facilité avec laquelle on peut, aujourd’hui, déjeuner en France et faire la sieste en Espagne (ou l’inverse, c’est selon), laissant filer au dessus de nos crânes les hirondelles furtives, le temps suspendait, lui, son vol. L’heure était propice à la rêverie. Ici, autrefois, des gens fuyaient la France, aidés par des « passeurs ». Les hirondelles, de leur vol saccadé et déterminé, nous montraient la route à suivre. Passeurs et passés, marcheurs, pèlerins et libres oiseaux. Un après-midi de printemps, au pied de l’Ossau.


reduit Ossau avril 2010 (38)

                                                          - lac Gentau avec vue sur "Jean-Pierre" -  

 

reduit Ossau avril 2010 (55)

                                                                  - Col de Lurdé -

 

reduit Ossau avril 2010 (34)                                                             - un croc vers le ciel -

 

reduit Ossau avril 2010 (11)                                                               - mort dans l'après midi -

 

 reduit Ossau avril 2010 (17)

                                                               - sans titre -

 

reduit Ossau avril 2010 (5)

                                                                    - à croc -

 

Par Fred Sabourin - Publié dans : montagne
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 10:45
Port de Barrosa (ou de Barroude) 2534m


Lorsqu’en mars et avril 1938, les troupes nationalistes, prenant Barbastro, investissent par le sud la partie est de l’Aragon et le nord-ouest de la Catalogne, l’armée républicaine espagnole se replie vers le nord. Adossée à la frontière, elle va, dans la « bolsa » de Bielsa (« la poche de Bielsa ») opposer une résistance héroïque, acharnée, ingénieuse pendant près de trois mois, jusqu’en juin. Dès le mois d’avril est organisé l’exode des civils : en une petite dizaine de jours, plus de 4000 républicains, habitants des vallées proches laissant tout derrière eux, vont former une colonne ininterrompue à travers « la frontera », la frontière franco-espagnole, matérialisée par l’imposante et apparemment infranchissable muraille des Pyrénées. Ils vont pourtant escalader ce mur par plusieurs cols devenus célèbres pour les randonnées pyrénéennes transfrontalières : Port d’Ourdissetou, Port de Bielsa, Port Vieux et Port de Barroude (ou de Barrosa). 8000 combattants militaires et miliciens, vont résister à une armée franquiste de 15000 hommes, appuyés par l’aviation allemande et italienne. Il semblerait, selon une source de la Vallée d’Aure, que ces derniers aient, dans un geste offert aux civils, attendus le dernier passage de la frontière d’un soldat républicain, dans la nuit du 15 au 16 juin 1938 vers 4h du matin, pour bombarder davantage la « bolsa de Bielsa ».

Port de Bielsa (2425m)

en descendant sur le Port Vieux (2300m)


C’est sur ces chemins qu’est née l’idée d’un guide de randonnées thématiques, alliant le plaisir de la marche, l’admiration des grands et beaux espaces pyrénéens et l’histoire. Car si le promeneur, marcheur, randonneur emprunte aujourd’hui ces chemins bien balisés, cairnés, où il est finalement difficile de se perdre et où la sécurité est assez simple à assurer, il n’en a pas toujours été de même. Aujourd’hui, dans les Pyrénées, lors d’une randonnée, il est extrêmement facile de franchir la frontière, voire de la suivre une journée entière par la ligne des crêtes, tantôt en France, tantôt en Espagne.
En 1938, puis ensuite pendant la seconde guerre mondiale, beaucoup de réfugiés espagnols d’une part, et d’évadés de France d’autre part, y ont parfois laissé la vie, en voulant gagner la liberté.
C’est tout l’objet de ce projet dont voici aujourd’hui, bien modestement, le premier épisode. Peut-être un jour prochain, si le bébé grandit et trouve un œil et une oreille intéressée auprès d’un éditeur, pourrons-nous randonner « utile », ou du moins en gardant à l’esprit ces témoignages d’histoire et de vie (rassemblés dans de nombreux livres, dont celui d’Emilienne Eychenne : « Les Pyrénées de la Liberté ; les évasions par l’Espagne, 1939-1945 », Privat 1998), et la beauté des paysages face auxquels l’homme se sent petit et qu’il doit approcher avec tout le respect et l’humilité due aux espaces de montagne, qui ne lui sont que rarement favorables.
En cheminant sur ces sentiers, au départ de l’Hospital de Parzan, et par la suite sur les chemins frontaliers empruntés pendant une semaine, je pensais à tous ceux-là : hommes, femmes, vieillards, enfants, malades, blessés, soldats réguliers, miliciens, réfractaires au STO, Juifs, pilotes tombés en zone occupée, futur résistant... Avec des moyens rudimentaires, et sans avoir le nez en l’air comme le fait le randonneur d’aujourd’hui équipé en quechua, ils ont franchis la frontière, attendue depuis longtemps, espérée autant que crainte. Certains y sont parvenus, d’autres non. J’ai la chance d’y être arrivé à chaque fois. Et si nous pouvons le faire aujourd’hui librement, c’est grâce à eux.
Hasta la victoria siempre !
(A suivre… )



Hourquette de Cap de Long (2900m)



Port de Campbieil (2596m)


du Port de Bielsa au Port Vieux (crête frontalière ; au fond : la crête du Cirque de Troumouse)


Lacs de Barroude, 2355m


Lacs de Barroude, 2355m


Port d'Urdiceto, 2403m

Par Fred Sabourin - Publié dans : montagne
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