chronique cinéma

Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /Jan /2010 15:33


                                     Gainsbourg (vie héroïque)

De Joann Sfar. France, 2009. 2h09. 500 copies. Distributeur : Universal Pictures. Avec : Eric Elmosnino (Serge Gainsbourg) ; Lucy Gordon (Jane Birkin) ; Laetitia Casta (Brigitte Bardot) ; Anna Mouglalis (Juliette Gréco)…


Gainsbourg - (vie héroïque)


Joann Sfar aime la philosophie. Avant de faire de la bédé, il étudiait sagement les auteurs nobles sur les bancs de la fac, et il en a gardé le goût de la réflexion. Aimerait-il celle-ci : peut-on passer avec le même talent du 9è au 7è art, et inversement ? Autrement dit : un auteur de bédé prolifique et talentueux peut-il, impunément, faire parler les chats à la fois sur des planches à dessins et sur la pellicule 35mm ?
C’est ce qu’il tente de faire avec Gainsbourg, une vie héroïque. Qu’on ne s’y méprenne pas : le genre biopic (« biographical picture » en argot hollywoodien) ne supporte pas la médiocrité dans le registre usurpation d’identité. Certains s’y sont récemment brûlé les ailes (Xavier Demaison dans Coluche, l’histoire d’un mec). D’autres ont désormais leur statue au panthéon du cinéma (Marion Cotillard, La Môme). Qui se souvient de Mesrine avec Vincent Cassel ?
Eric Elmosnino rejoint le registre employé par Cotillard en Piaf. Hanté par le personnage Serge Gainsbourg, il fait de ce Gainsbarre un alter ego époustouflant. Tout y est, rien ne manque : mimiques et gimmicks du visage, même façon de tenir son clope, de parler (« écoute, petite » ; « eh p’tit gars » ; « tu veux que j’t’écrive une chanson cochonne ? »), même gestuelle des mains et sourire insolent. Rien que pour lui, ça vaut le détour. Vaut le détour également la marionnette aux grandes oreilles et mains en griffes, sorte de double obligé d’un Gainsbourg barré et terrorisé par ses apparitions.
Mais faire tenir un film à propos d’un génie du XXè siècle uniquement sur un acteur et quelques décors kitchs particulièrement soignés est-il entreprise possible quand le personnage lui-même existe si peu en profondeur ? On est séduit au départ par un sentiment de déjà vu qui fait la fortune du biopic : Lucien Ginsburg enfant, déjà si insolent, « il fera quelque chose dans la vie celui-là » se dit-on. Puis vient une galerie de portrait – et d’acteurs – semblant ne faire que passer dans la vie de Serge, et donnant lieu à une série de sketches qui sont toujours meilleurs lorsqu’ils sont courts : Philippe Katerine en Boris Vian, Anna Mouglalis en Juliette Gréco (pas mal), Sara Forestier en France Gall (rigolote), Yolande Moreau en Fréhel, Lucy Gordon en Jane Birkin (bof) et Laetitia Casta en… Brigitte Bardot. C’est sans doute cette dernière qui est la plus crédible et franchement réussie, jusqu’au timbre de voix. Troublant. Sans caricature.

C’est esthétique, la photo est belle, mais en dehors de ce défilé de mode, le huis-clos filmé par Sfar peine à convaincre, ou alors l’angle de narration (un conte, insiste-t-il) n’est pas poussé jusqu’au bout pour rendre toute la complexité de Gainsbarre. On flirt avec, souvent – comme ce passage trop bref en Jamaïque où Gainsbourg s’en alla enregistrer la sulfureuse « Marseillaise » reggae – mais on entre pas vraiment dans le vif. Du coup, deux heures dix c’est long, plus long que les quarante pages d’un album de bédé, et nous sommes précipités vers la sortie à coup de Bambou. Heureusement il y a la musique de l’artiste, et les interprétations d’Elmosnino laissent rêveuses ce qui n’est pas un défaut.
Gainsbourg (vie héroïque) n’est pas à proprement parler un bon ou un mauvais film. Il se situe au-delà. Sfar, en dévoilant par moment de véritables trouvailles de cinéastes, pèche par omission : la fantaisie débridée et le romanesque de Gainsbourg – son héros absolu – lui font cruellement défaut.

Shebam, pow, blop, wiiiizzzzzz !!!!!!!!


Gainsbourg - (vie héroïque)




Gainsbourg - (vie héroïque)



Gainsbourg - (vie héroïque)


Par Fred Sabourin - Publié dans : chronique cinéma
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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /Déc /2009 19:40

                                      Tetro

De Francis Ford Coppola. Etats-Unis, Italie, Espagne, Argentine 2009. 2h07. 100 copies. Distributeur : Memento Films. Avec : Vincent Gallo ; Alden Ehrenreich ; Maribel Verdu ; Carmen Maura…

Tetro


Si par malheur Coppola mourrait maintenant, Tetro pourrait être considéré comme un œuvre testament. Pour l’instant, le monstre du cinéma est bien vivant, et il signe avec cette histoire de famille un film très personnel, dit-on, mais lequel des siens ne l’est-il pas ?
Tetro est d’abord et avant tout un très bel objet de cinéma. Le noir et blanc, lustré et brillant donne ce ton unique, un frisson qu’on avait ressenti, en son temps, avec The Barber des frères Cohen. Coppola l’a dit : « je suis derrière chaque image ». On veut bien le croire, tant l’obsession du cadrage rend encore plus fort le sentiment d’assister à un beau spectacle, et le plaisir est total puisqu’il n’oublie pas de soigner le scénario.
Un frère cherche son frère et tombe sur sa belle-sœur. Il y gagnera des pages d’écritures de son frère ex-fou passé par la case « asile », accomplira son travail textuel pas terminé, y perdra son pucellage et y gagnera un père à force de le chercher dans des figures qui ne sont pas les bonnes. C’est, en peu de mots résumés, la trame de Tetro, qui se déroule à Buenos Aires, carte postale noire et blanc de quartiers populaires. Coppola a le bon gout de ne pas nous infliger deux heures de tango pour nous faire comprendre qu’on est en Argentine. Juste un autobus et quelques bistros suffiront.
Au chapitre acteur, Vincent Gallo, qui frise en vrai la cinquantaine, est sérieusement envoûtant, tandis que la révélation vient d’une étonnante ressemblance physique avec Léonardo di Caprio, mais ça n’est pas lui je vous promets, puisqu’il s’agit du très convaincant Alden Ehrenreich.
La tension familiale fait parfois penser souvent à celle du Parrain (en moins sanglant), et la photo à Rusty James, dans ce que le noir et blanc peut avoir de plus séduisant. Le numérique lui apporte une grâce supplémentaire.
Accueilli fraîchement à Cannes (où il a quand même eu droit à la Quinzaine des réalisateurs), le nouveau film de Coppola possède la faculté de décevoir ou d’emballer le spectateur selon l’état dans lequel on ira le voir. On pourra, par exemple, se désespérer de certaines lenteurs, s’agacer des flashs back kitchs ou encore de bâiller devant ce mélo familial.
Mais si on y va dans l’espoir de voir du beau cinéma, un brin baroque et totalement maîtrisé, on aimera et les défauts cités précédemment deviendront des qualités, en particulier ces images d’archives qui semblent tout droit sortie d’une bobine super 8 des années 70, le son en plus.

Tetro, on pourrait dire (si on osait), « t’es trop fort (Ford ?) Copolla ». Mais le tutoiement n’est pas de mise pour les génies, seuls habilités à s’adresser sur ce ton aux dieux de la pellicule.
Comme disent les jeunes : trop bien.


Tetro


Tetro


Tetro

« Première Séance », une chronique cinéma à retrouver le mercredi 11h45 sur RCF Angoulême & le jeudi 11h35 et 12h55 sur RCF Haute Normandie. Fréquences au
www.rcf.fr



Tetro

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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 12:28

Le père de mes enfants

De Mia Hansen-Love. France, Italie 2009. 1h50. Distributeur : . Avec : Chiara Caselli ; Louis-Do Lencquesaing ; Eric Elmosnino…

Le Père de mes enfants


Mourir d’aimer le cinéma. Ce pourrait-être un rêve de cinéphile, ce fut le cauchemar de Humbert Balsan, homme bien né et producteur de cinéma notamment de Youssef Chahine. Il aimait le cinéma par-dessus tout, le cinéma l’a emporté. Il se suicidait à 51 ans, laissant derrière lui des dettes mais aussi – et surtout – d’heureux souvenirs.
Mia Hansen-Love, jeune cinéaste de 28 ans, inconnue jusqu’ici et qui aurait plu à ce producteur qui donnait une chance aux nouveaux venus, en tire un film qui ne ressemble pas à un tire-larmes. Son producteur à elle, Grégoire, va se noyer à force d’accumuler les difficultés, sans jamais en parler à son entourage. C’est un homme qui n’a pas l’honneur sous son mouchoir, bouffé par son téléphone portable au point d’en devenir insupportable, stressé et obsédé par la peur de l’échec. C’est aussi un père de famille féminine et heureuse (il a trois filles). Mais, dos au mur, il va commettre l’irréparable en se donnant la mort, plongeant tout le monde dans le désarroi et la stupéfaction.
Dans la deuxième partie du film, clairement identifiée, sa femme et ses proches reprennent le flambeau de son œuvre, tentant de finir ce qui était commencé, en essayant de ne pas tomber sous les dettes aussi. Ses filles continuent de vivre, bon gré mal gré, seules au monde désormais ou presque.
Mia Hansen-Love, déjà remarquée avec Tout est pardonné, signe avec Le père de mes enfants un drame à la couleur de l’espoir, ne tombant pas dans le piège du pathos exagéré, ni dans la béatitude outrancière. De la même manière qu’on aurait aimé être Grégoire Canvel du début du film, après la fissure on aimerait aussi continuer son œuvre, trouver des raisons d’espérer tout en restant un peu dans le tunnel de la douleur pour mieux sentir l’amour des proches.
Accompagné d’un casting parfait, Louis-Do Lencquesaing au charisme phénoménal, et des enfants qui jouent à ne pas jouer, Mia Hansen-Love trouve le ton juste sous la bonne lumière.
Mais Le père de mes enfants est aussi un formidable état des lieux du cinéma indépendant d’aujourd’hui. Apre et dur quant aux problèmes financiers récurrents, mais laissant passer des éclairs de génie cinématographique, comme ce très sensible portrait d’une famille heureuse brisée en plein élan, et qui cherche désormais la voie.

Un beau film, on vous dit.


Le Père de mes enfants



Le Père de mes enfants


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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /Oct /2009 14:30

                                                     Le Ruban Blanc

Das Weisse Band, de Michael Haneke. Allemagne, Autriche, France, Italie 2009. 145mn. Distributeur : Les Films du Losange. Avec : Christian Friedel ; Leonie Benesch ; Ulrich Tukur…

Le Ruban blanc


C’est un critique qui pose la question, et, en sortant de la projection du Ruban Blanc, elle devient nôtre : « peut-on ne pas aimer un grand film ? », se demande Christian Berger dans « les Fiches du Cinéma » ? A « Première Séance », nous préfèrerons être encore plus précis : peut-on ne pas aimer une palme d’or ?
Le cinéma de Michael Haneke est un cinéma inconfortable qui met le spectateur mal à l’aise. C’est une chose que nous savions. Froid et clinique, Le Ruban blanc ne procure pas pour autant un aussi grand malaise que Funny Game, La Pianiste ou encore Caché. Peut-être parce que Le Ruban blanc est d’abord un très bel objet de cinéma. La faute au noir et blanc, tout en nuances et contrastes saisissant, sans égal pour accentuer les saisons, étouffer les acteurs dans des intérieurs strictes et mornes, saisir les visages dans les cadrages serrés. On pourrait d’ailleurs remplir la chronique à elle seule avec les aspects factuels de cette palme d’or.
C’est sans doute sur le fond qu’il faut désormais chercher. Rarement l’humiliation humaine aura été traitée avec autant de précision, et sans doute Michael Haneke fait partie des rares à prétendre y parvenir. Dans ce village allemand protestant et rigoriste de l’avant première guerre mondiale, il ne fait pas très bon vivre. D’étranges évènements viennent perturber la vie tranquille et bien réglée d’une communauté renfermée sur elle-même, où les adultes – et particulièrement les hommes – cherchent à former leur progéniture à coup de trique et d’humiliation. Personne n’y échappe, pas même les épouses, seule bouffée d’oxygène dans ce film étouffant, mais qui ne parviennent jamais à donner un rayon de soleil dans la vie de ces gosses qui resteront marqués à vie. On peine à sourire. D’ailleurs Haneke cherche-t-il à la faire ?
C’est cette même source d’humiliation qui pourra faire le lit du totalitarisme vingt ans plus tard, en faisant de ces enfants, au-delà de l’humiliation, un terreau favorable aux nazis d’Hitler. C’est du moins ce que tente de nous dire Haneke dans les interviews. On voudrait le croire, tant on se demande comment évolueront les enfants et les femmes humiliés par tant de rigueur et d’anéantissement des patriarches. Mais cela n’a rien d’une évidence. On y pense, c’est tout. Voir le film avec ces lunettes-là est sans doute une manière de s’auto-manipuler, Le Ruban Blanc ne fait que poser les questions, laissant le spectateur en suspend avec les interrogations philosophiques de l’œuvre.
Michael Haneke signe un grand film, c’est vrai, on a du mal à trouver des failles, surtout pas dans l’interprétation magistrale des enfants en tout cas, ni dans la mise en scène où il ne manque rien, répétons-le à l’envie, pas même un bouton de culotte.
Le problème, à mon sens, réside plutôt dans la déshumanisation du film, déshumanisant les personnages eux-mêmes, et les paysages, jusqu’au chaos final représenté en creux, où l’on parle d’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, avec les conséquences que l’on connaît. Tout le monde est rassemblé au Temple et on chante les cantiques, comme si de rien était.
Le Ruban blanc, symbole de pureté et d’innocence dans cette société rurale ultra corsetée, étouffée et étouffante de rigueur, devient en fait le symbole d’un mécanisme implacable du mal, dont on aimerait finalement ne jamais connaître les racines. Ce sont celles d’un arbre affreux où gisent les corps sans vie de ceux qu’on y a pendu. Attention, danger : la fascination pour l’humiliation peut conduire au néant. Que choisiront ces enfants plus tard ? Nous le savons pas.

En sortant, revient en mémoire l’interrogation qu’on entend le plus souvent dans le film : « und ? ». Ce qui peut se traduire par : « et alors ? »







Le Ruban blanc


Le Ruban blanc



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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /Oct /2009 15:34

                               
                                      Mademoiselle Chambon


De Stéphane Brizet. France, 2009. 1h40. Distributeur : Rezo Films. Avec : Sandrine Kiberlain ; Vincent lindon ; Aure Atika ; Jean-Marc Thibault…


Mademoiselle Chambon


Adapté d’un roman d’Eric Holder, Mademoiselle Chambon, nouveau film de Stéphane Brizet, joue sur un fil ténu mais ô combien réel de la comédie dramatique des sentiments, sans jamais verser dans le mélo. Stéphane Brizet est un cinéaste de l’intime, de l’épure pourrait-on dire, du tout petit jeu des acteurs qui donnent à l’écran des sentiments grandeur nature, et une maturité affirmée. On se souvient avec bonheur de Je ne suis pas là pour être aimé avec Patrick Chesnais et Anne Consigny. Histoire d’amour sans consommation, mais pas pour autant sans sentiments ou désordres amoureux. Dans Mademoiselle Chambon, Brizet réussit le tour de force de nous faire croire à l’incroyable : une histoire d’amour troublante entre un maçon et l’institutrice de son fils, par ailleurs violoniste et détentrice d’un secret qui lui donne la fragilité d’un archer sur les cordes d’un violon. Même si cette différence sociale n’est pas le nœud du film, on retiendra la scène d’ouverture où l’on découvre Jean et sa femme aux prises avec une définition du complément d’objet direct pour le moins ardue.
Le contraste est saisissant : Vincent Lindon (qu’on avait laissé en maître-nageur crédible dans Welcome), apparaît en maçon, un brin lourdaud, encombré par un corps fait pour construire des maisons (« un peu de la vie des gens » dira-t-il aux gosses de l’école un samedi matin où l’instit l’invite à parler de son métier), mais terriblement sous le charme de Sandrine Kiberlain, « Mademoiselle Chambon ».
Elle-même, tout en sensualité retenue et fragilité déconcertante, à la fois perdue dans un monde scolaire où elle semble néanmoins nager comme avec grâce et facilité, et à la vie terriblement solitaire sitôt la porte de chez elle refermée. Lui : tout en lourdeur mais avec une économie de mots et de gestes, lesquels sont toujours précis (voir les scènes de maçonnerie où Vincent Lindon parvient à nous faire croire qu’il a toujours fait ça). Elle : tout en résignation, comme une fleur déjà fanée avant d’avoir vécu, et à la sensualité prête à se déployer si un magicien souffle sur ses braises.
Les deux vont se croiser, se troubler, lui va changer une fenêtre chez elle, puis lui demander l’impossible : jouer du violon pour lui seul, juste une fois. Ce qu’elle accepte, gênée mais terriblement fière.
Tout repose assurément sur ce fil tendu entre deux comédiens, Vincent Lindon & Sandrine Kiberlain, sur les silences d’Aure Atika (la femme du maçon), et aussi, ne l’oublions pas, sur Jean-Marc Thibaut le père, le vieux père devrait-on dire, ce qui permet à Brizet de filmer la vieillesse comme nul autre (et on se souvient d’un coup de l’énorme Georges Wilson dans Je ne suis pas là pour être aimé, vieillard chiant et acariâtre, tranchant avec la bonté et l’abandon de JM Thibaut).
Il ne faut surtout pas raconter la fin du film, splendide, dont on ne saurait trop conseiller de rester jusqu’au bout de la chanson de Barbara clôturant ce petit bijou de cinéma qu’est Mlle Chambon. Tout en retenue, sensiblement, avec un respect immense pour les comédiens qui le lui rendent au centuple, une bien belle fenêtre ouverte sur un cinéma qui donne beaucoup de plaisir. Un certain regard sur la frugalité, à l’heure où l’omniprésence d’images et de soliloques nous rendraient presque obèses.



Mademoiselle Chambon



Mademoiselle Chambon



Mademoiselle Chambon


"Première Séance", une chronique cinéma de Fred Sabourin sur RCF à Angoulême (mercredi 12h45) et en Haute Normandie (jeudi 11h35 & 12h55). Fréquences sur www.rcf.fr

Par Fred Sabourin - Publié dans : chronique cinéma
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